CAS FES
de sécrétion un mode chimique de relation entre les
organes, mécanisme doublant le mécanisme nerveux.
D’autre part, la pharmacologie, née vers le milieu du XIX° siècle, faisait de grands progrès depuis qu’on l'avait placée sur le terrain physiologique et c’est là encore l'œuvre de Claude Bernard. Pelletier et Caventou, par la découverte de nombreux alcaloïdes, élargirent considérablement le champ des recherches.
Ces trois séries de découvertes, sympathiques, endorciniennes, pharmacologiques, vont permettre à l’école physiologique anglaise de bâtir un très vaste système pour expliquer la régulation de la vie orga-
no-végétative.
C’est Langley et Gaskell (1847-1914) qui vont élargir le domaine du système qu'ils appellent autonome, c’est-à-dire, pour eux, soustrait à l’influence de la volonté et non indépendant du système cérébro-spinal, en lui adjoignant des fibres placés dans les nerfs cràniens. Ils affirmeront l’antagonisme physiologique et pharmacologique entre sympathique et parasympathique. Ils réuniront glandes endocrines et système nerveux organo-végétatif pour en faire un vaste système unique, le système neuro-glandulaire de la vie organo-végétative.
Enfin, au début du XX° siècle les deux grands moyens d'exploration du sympathique en clinique sont mis au point. Ce sont en 1908 la découverte du
réflexe oculo-cardiaque simultanément par Daguini
FR Pen
et Aschner et en 1909 les épreuves pharmacodynamiques proposés par Hess et Eppinger.
Dans les toutes dernières années c’est surtout la pathologie organo-végétative qui tend à enrichir son
domaine.