CHLOROSE OU PALES COULEURS
depuis trois mois ; mais la chlorose n'en persistait pas moins, et elle allait môme plutôt en s'aggravant qu'en s'améliorant. Sa pâleur était portée au dernier degré, et elle ne pouvait faire quelques pas un peu rapidement sans éprouver des palpitations et une très grande gêne dans la respiration. Son appétit était extrêmement capricieux, inégal et en général très peu prononcé. Le 28, elle éprouva un petit mouvement fébrile qui nous obligea à suspendre le traitement pendant quelques jours. Elle le reprit ensuite, et il fut continué jusqu'au 3 août. A cette époque, on remarquait déjà une amélioration très sensible dans tous les symptômes; elle digérait surtout beaucoup mieux, et elle avait repris une partie de ses forces. Cette demoiselle revint à Vichy, le 7 juillet 1835, et j'appris alors que sa santé avait continué à s'améliorer après la cure de l'année précédente, et que, deux mois après sa rentrée chez elle, elle était à peu près complètement rétablie ; mais que depuis la im du mois de mars elle ressentait de nouveau quelques symptômes de son ancienne affection, notamment un peu de faiblesse dans les jambes, quelques douleurs de tête et quelques palpitations, lorsqu'elle montait un escalier. Néanmoins elle avait de la fraîcheur, incomparablement plus de forces que l'été précédent, dansait presque tous les soirs avec grand plaisir et sans trop de fatigue ; enfin tous les symptômes qu'elle ressentait encore étaient vraiment si peu caractérisés, qu'on pouvait la considérer comme étant à peu près rétablie. Elle prit encore les eaux jusqu'au 15 août, et elle partit dans l'état le plus satisfaisant. Depuis, cette demoi selle s'est mariée, et j'ai su qu'elle n'avait plus éprouvé aucun symptôme de chlorose.
GHAVELLE ET CALCULS UUmAlRES. 153