‹ Du modérantisme ou De la fausse modération [microforme]Chapitre 14 sur 20 · FN · texte numérisé non relu

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tions nombreuses qui s'élèvent de toutes parts, Apids avoir lancé ces accusations générales dans le public, on se renferme dans un profond et prudent murisme, puis on abrite cette ‘nsione malhonnêteté derrière le grand mot de dignité.

Puisque, à propos d'écrits, on parle tant dl'exagérations, d'in-

jures, de violences et de scandales, et que l'on désigne par ces

noms des choses qui er portent un tout autre, lorsqu'un s'exprime dans un style franc et honnête, il importe d'entrer dans quelques détails à ce sujet. D'abord, qu'est-ce que l’exagération ?

Le P. Montrouzier répond : « Donner le douteux jour le eer tain ; géneraliser ec qui n’est vrai que dans des cas particuliers avancer gratui ment des assertions que rien n'appuie ; déarire d’un principe des sonséquences qu'il ne renferme point ; prendre le relatif pour l'absolu ; voilà ce que nous appelons ervgérer..…... Exagérer, c'est de n° pas & borner à dire ce qui est, mais afir mer en outre ce qui n'est pas ; c’est ailer au-delà de la vérité ; c'est par conséquent se mettre en opposition avec elle.

« Par contre, il n’est point coupable d'exagveration, celui qui afürme la vérité purement, entièrement, fortement. Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, n'est-ce pas le devoir des témoins que ie magistras cite chaque jour à son tribunal ? »

Qu'on se prononce d’après cela et qu'on dise si ce sont les écrivains -itholiques ou leurs accusateurs #1 se rendent coupables d’exagération.

On parle encore d'injrres ; mais qu'est-ce qu’une injure ? Une ‘jure, c'est toute violation du droit strict qu'a chaque particulier à n'être pas injustement maltraité, soit en actes, soit en paroles, De 1à il arrive qu'il y a beaucoup de relatif en pareille matière et peu d’absolu, car ce quiserait injurieux dans certains cas, dans certaines circonstances, eu égard à certaines personnes, ne l’est pas du tout dans d’autres cas, dans d'autres circonstances, visà-vis d’autres personnes, Ainsi, par exemple, si je dis à Pierre, sans fondement aucun, qu'il a sciemment manqué à la vérité, je l'injurie ; mais si Pierre s'est publi;uement donné le tort de mentir et que je le lui reproche, je ne l'injurie pas le moins du monde ; je ne fais que lui remettre devant les jeux une des poses

qu'il a prises pour être photographié.

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