RME
ue
Relativement :au scandale, ce ne Sont pas les écrivains catholiquas qui le donnent, quoiqu'ils puissent en être l'occasion, Etre une occasion de scandale et donner du scandale sont deux choses absolument différentes. Jésus-Christ a été une occasion de scanda-
le, même pour ses disciples ; mais iln'a Jamais donné de scandales. Les seuls scandaleux. c'est-à-dire, les seuls dont la conduite porte efficacement au mal, sont Ceux qui s'acharnent contre les écrivains catholiques, et qui, pour satisfaire une passion où une autre, travaillent à rendre méprisable Ja sainte
défendent.
Mon dernier mot. en terminant ce
vérité qu'ils
qui a trait à cette question, sera à l'adresse de cette race d'imbéciles, malheureus ment trop nombreuse, qui, après avoir extrait de certains écrits une demi. douzaines de phrases ou d'expressions très-accentuées, très-fortes. il est vrai, mais qui étaient celles qu'il fallait employer s’en est servi, se promènent par les rues ce butin. Quelle était la natui
débattue quand tels mots ou
lorsqu'on en faisant tapage avec e et l'importance de la question telles phrases ont été lancés
quelles étaient les circon tances ; à quelle Espèce ‘d'adversaires avait-on affaire, c'est ce qu'ils ne Songent pas à se demander et ils n’y songeront jamais, Tout le petit peu d'int ont, ils l’'appliquent à considérer
poche pour en maudire
ligence qu'ils ces bribes d'é:rits qu'ils ont en ce qu'ils v trouvent d'excessif. d'affreux et de révoltant, ct pour exciter les autres à faire de même, Ils
n'ont vu que cela, à l'exclusion de tout Ie reste, dans des écrits
de cent pages au moins ; IS ne veulent voir que cela et ils veu-
lent que les autres ne voient que cela, Quand ils parlent de ces prétendus excès, ils paraissent tout aussi niaisement stupéfaits que le premier jour, Estil imbécillité pareille ? rencontrer, mais pas fréquemment, Et tholiques doivent compter avec de
liation, grand Dieu !
Il peut s'en dire que les écrivains eatelles misères ! Quelle humi-
Il ne me reste plus, pour compléter ma thèse sur le modérantisme, que de citer les principaux passages d'un excellent travail que le P. Montrouzier a publié dans les Ætudes religieuses sur les lois de la polémique. On verra par ces citations que ‘le savant jésuite enseigne une doctrine parfaitement identique à celle que j'ai développée, dans l'espoir qu'elle prévaudra sur tant de fausses idées qui ont cours touchant cette question. Ayant tous deux puisé à la même source, la théologie catholique, il n’est pas surprenant que nous nous trouvions d'accord. Cette espèce de répétition sommaire ne sera pas sans utilité. Comme le P. Montrouzier a beaucoup plus d'autorité que je n’en ai, sa voix ne manquera pas de porter la conviction dans les esprits que ma faible voix voute seule n'a pu convaincre.
Voici done ce qu'il dit relativement à l'obligation, qu'ont ceux qui sont en possession de la vérité, de la proclamer hautement et
de la faire connaître telle qu'elle est :
«Sila vérité existe, pourquoi la condamner au silence et ne pas la manifester ? Le flambeau est-il donc fait pour être caché
sous le bcisseau ?
«Et si la vérité veut être connue, pourquoi ne pas la montrer toute entière ? Certes, le divin Maître, qui est venu sur la terre pour nous enseigner toute vérité, omnem veritatem, n'est point d'avis que ses apôtres la communiquent avec des réserves et en la mutilant. [Il nous a donné à ce sujet un précepte formel : Quiconque parle et enseigne, doit procéder par des affirmations nettes et précises, Æst, est ; non, non.» Il n'aime ni termes moyens, ni dissimulations, Il veut qu’on crie sur les toits ce qu'il a