‹ Du modérantisme ou De la fausse modération [microforme]Chapitre 6 sur 20 · PS ER · texte numérisé non relu

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que j'établis ici, on m'appuyant sur de si nombreuses, si respectables et si hautes autorités ? Les lâcher et surtout ces lâches au superlatif qu'on nomme catholiques libéraux, et qui sont la plaie de notre siècle. Ils aiment mieux la conciliation que la lutte, sous prétexte de sauvegarder la charité ; ils prétendent qu'eux seuls savent véritablement pratiquer la charité, parce qu'ils sont conciliants, et cependant ce sont eux qui la détruisent, parce qu'ils brisent l'unité qui est le caructère essentiel de la charité. Je ne leur adresse pas ce reproche de mon autorité propre ; c'est Pie IX qui le leur adresse, Qu'ils écoutent attentivement les plaintes que ce saint Pontife laisse échapper dans le bref qu’il a adressé, le 6 mars de cette année, au cérele St. Ambroise, à Milan, et ils verront que rien n'est plus rigoureusemeny vrai.

« Oui, hélas ! s’écrie Pie IX, ils ne manquent pas ceux qui, comme pour marcher d'accord avec nos ennemis, s'efforcent d’établir une alliance entre la lumière et les ténèbres, un accord entre la justice et l’iniquité, au moyen de ces doctrines qu’on appelle

cathotiques-lilérales......…..

‘ Or, ceux-ci sont plus dangereux et plus funestes que les ennemis déclarés, et parce qu’ils secondent leurs efforts saus être remarqués où même sans donner leur avis, et parce que, se tenant pour ainsi dire sur la limite des opinions condamnées, ils se donnent l'apparence d’une véritable probité et d'une doctrine sans tache, qui allèche les imprudents amateurs de conciliation et qui trompe les gens honnêtes, lesquêls sauraient sans cela s'opposer fermement à une erreur déclarée. De la sorte, ils divisent les esprits, déchirent l'unité. et affaiblissent les forces qu'il faudrait réunir pour les tourner toutes ensemble contre l’ennemi.»

Ainsi done, de par l’autorite de la parole infaillible de Pie IX, ceux qui sèment la division dans le camp catholique, qui troublent la paix, qui anéantissent la charité, ne sont pas les soldats armés pour la défense de la vérité, mais les prédicants de la conciliation. En vérité, on ne conçoit pas comment des paroles aussi claires peuvent rester incomprises. Ce mystère de résistance à la grâce cesse cependant d’étonner, quand on se rappelle que le

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