‹ Du modérantisme ou De la fausse modération [microforme]Chapitre 7 sur 20 · RE QUE · texte numérisé non relu

RE QUE

miracle de la résurrection de Lazare ne convertit pas tous les Juifs qui en furent témoins, Dilexerunt homines mants tenebras quam lucem. Il Y a des hommes qui aiment mieux | 3 ténèbres que la lumière, car leurs œuvres craignent le grand jour ! Ærant enim eorum mala opera.

Le lendemain, le Saint Père disait dans sa réponse à la députation des catholiques de tous les pays du monde : « Les tirans ont attaqué l'Eglise avec la hache et la roue ; les hérétiques avec le mensonge et les fausses doctrines ; les incrédules avec l'impiété ; les sectes avec tous les moyens à la fois, Quelquefoie, hélas ! l'Eglise est aussi attaquée par certains catholiques qui croient tout arranger des deux côtés, qui croient qu’en cédant quelque droit, les égarés viendraient à nous, et ainsi ils oublient la sentence de Jésus-Christ : « Memo potest duobus dominis servire, »

Ces jours ‘ont terribles : elles mettent les lâches, les catholi. ques libéraux en particuliers, sur la même ligne que les ennemis les plus acharnés de l'Eglise > ce sont même, d’après ve que disait Pie IX la veille, les ennemis de l'Eglise les plus à craindre au temps où nous vivons. :

Puisqu'il en est ain.!, ayons donc une sainte horreur de Ja lâcheté ; transformons-nous et montrons nous tous tant que nous sommes, des chrétiens vraiment militants et prêts À tout affronter quand il s’agit de défendre les intérêts de Dieu. C’est là surtout ce que nous reaarque Pie IX, après avoir si sévèrement blâmé la lâcheté d’un grand nombre de catholiques de nos jours,

« Partont, dit-il, partout où il s’agit des intérêts de notre Père éternel ; partout où il s’agit des intérêts.de Dieu violés par les hommes, c'est 1à, là que nous devons nous trouver comme des athlètes, comme des soldats qui combattent sur les champs de bataille, pour soutenir sa gloire, pour ramener les âmes à lui, en un mot pour sauver le plus possible de ces égarés qui courent après les clameurs et les séductions du monde..…....Notre devoir est de nous opposer de toutes nos forces contre le débordement d'iniquité.»

PR Un de

Plus que jamais tenons-nous-en aux ren-eianements de Pierre ; ses paroles, comme celles du Sauveur, dont il tient ici-bas la place, sont esprit et vie, Nous sommes en ces temps divinement prédit: où l'erreur est si subtile qu’elle peut même ébranler la foi des élus. Veillons et prions, car autre ment l'ange des t£nèbres qui sait se transformer #n ange de lumière, nous enlacera dans ses filets, puis, nous donnera à croire que noue pratiquons excelleriment certaines vertus. il se servira de nous pour accowuplir les plus noirs de ses desseins.

Quant aux lâches qui le sont par indifférence, je n’en dirai que peu de mots. Ils provoquent le dégoût et ils sont tout particuiièrement de ceux que Dieu commence à vomir de sa bouche ; qua tepidus es, et nec frigidus, nec calidus, incipium te evomer'e ex ore me0.

Ces lâches ne comprennent pas pou:quoi tant dc bruit à pro. pos de vérités qu'ils jugent n'être pas si importantes après tout. Pour eux, les vérités de l'ordre le plus élevé ne sont que bagatelles : M, Cauchon et les rédacteurs de la Minerve, de même que le Cunacdien et l'Evènement, se dressent ici devant moi, quoique je fasse pour chasser leur inportun souvenir, « Il y a, disent-ils, beaucoup d'erreurs qui circulent librement et dont il .e faut pas cependant s'inquiéter, Ce qui le prouve, c’est que, maluré ces erreurs, le monde n'en va pas plus mal. »

Lis ont raison à leur point de vue, car ces erreurs n'empêchent que l’on ne digère bien, que l'on ne prenne ses aises, que le commerce ne soit prospère, même florissant, Anémalis homo non péreipit ea quæ sunt Spiritus Dei ; l'homme auimal, homme qui juge de tout, d'uprès les idées de la terre, ne comprend pas les choses de Dieu. Seultitiu entm est ii et non potest intelligere : elles sont folie pour lui et ii ne saurait les comprendre, Voilà pourquoi il blîme énergiquement toute discussion, toute lutte dont le résultat ne permet point d'espérer quelque chose à traire ou à brouter. [l se croit sage en agissant de la sorte, mais qu'il se rappelle que sa sagesse est réprouvée de Dieu : supientiam sapientium reprobabo, est-il écrit : je réprouverai la sagesse

des sages,

Pierre ; la planement r la foi nèbres.

ra dans uxcelplir les

rai que articuuche ; Tome -

à pro s tout.

watelle que Loique nt-ila, it pas

Page 1