‹ Du molluscumChapitre 18 sur 22 · RÉGIME · texte numérisé non relu

RÉGIME

Le 1er jour.

Trois bouillons, peu de pain, deux œufs.

Du 2e au 5e. |

Tisane, un paquet des pou-

1/12 degr.

' Deux bouillons , quatre onces de pain et autant de viande ,

Du Ce au 0e.

Tisane , deux paquels, id .

l/6de grain (

chaque jour, du 2e au 9* inclusivement.

Le 10e jour.

Trois bouillons , peu de pain, trois œufs.

Deux bouillons , quatre

Du 11e au 14e.

Tisane , un paquet, id . .

1/6 de grain'

onces de viande et autant

fin nain v UL [JdlH ,

Du 15° au 18e.

Tisane, deux paquets , id .

1/3 de grain

chaque jour, du 11e au 18e.

Le 19e jour.

Trois bouillons, peu de pain , trois œufs.

Du 20e au 23e.

Tisane, un paquet, id . .

1/4 de grain

Trois bouillons, hull on s

PP

de viande et autant de pain,

Du24cau27°.

Le 28e jour.

Tisane, deux paquets, id .

1/2 grain.

Du 20' au 32e.

Tisane , deux paquets, id .

1/3 de grain

chaque jour, du 20e au 36e.

iDuSS'auSG11-

Tisane, un paquet, id . .

1/6 de grain

Le 37e jour.

Trois bouillons , peu de

pain et de viande.

Du38eau41r.

Tisane, deux paquets, id .

1/G de grain

• Trois bouillons , huit onces de viande et autant de pain,

Du42'au<f5«.

Tisane, un paquet, id. . .

1/12 de gr.

chaque jour du 38e au 45e.

Ainsi le traitement entier durera quarante-cinq jours, mais on n1aura qui' dix-huit jours d'un régime un peu sévère. A partir de cette époque on doit nourrir le malade pour qu'il puisse mieux supporter les dérivations que nous avons indiquées sur la peau et le canal intestinal.

43. Comme accidents, on peut voir survenir de la diarrhée, pendant les jours, bien entendu, où le malade n'est pas soumis à l'administration des purgatifs, Mais si les selles quoique fréquentes sont peu abondantes , s'il n'y a pas de coliques , on ne doit pas s'en effrayer; l'irritation alors est bornée au rectum, quelques lavements émollients, des fomentations de la même nature sur l'anus, suffiront pour calmer cette excitation. Si les selles outre leur fréquence se font encore remarquer par la grande abondance des évacuations, si elles sont accompagnées de coliques, il faut alors , sans interrompre le traitement général, administrer simultanément l'opium associé à l'ipéV cacuanha,

% Opii pu ri

Rad. ipecacuanb;e

Pulver. gumiui ârâb.

Sacchari albi M. exact, f. pulv. dividend. in sex p. aequales.

ana gr.ij=unum decig.

ana 5&=duo gram.

Sign . : A prendre toutes les heures un paquet. Et dans l'après-midi on fera boire au malade de Feau de riz.

Mais il est bien plus fréquent de voir la constipation succéder au purgatif; dans ce cas on ajoutera deux ou trois gros (huit à douze grammes) de feuilles de séné à chaque livre de tisane.

Les praticiens qui ont employé Foxyde rouge de mercure à l'intérieur, ne Font pas encore vu produire la salivation.

44. Cette manière de traiter les affections chroniques constitutionelles est ancienne; ainsi on en trouve des traces au dix-septième siècle, dans les ouvrages de Bontius. — Ce traitement peut être employé dans tous les pays , dans toutes les saisons , et dans la grande majorité des cas, on en obtiendra d'heureux résultats.

Un nouveau mode de traitement des maladies liées à un état anormal des humeurs règne depuis plusieurs années en Allemagne , traitement dont la simplicité et les grands avantages seront bientôt sans doute généralement connus et appréciés. Cette méthode a le grand avantage de rendre le malade fort et vigoureux, de lui faire aimer la vie simple et frugale , et de prévenir ainsi les maladies futures. Je veux parler, de Fhydro-iatrie ou méthode de, guérir avec de Feau fraîche. L'eau fraîche, bue en quantité suffisante, passe dans la circulation et délaye le sang, elle augmente la sécrétion gastro-intestinale, et pro-

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voque ainsi des selles plus fréquentes ; les sueurs abondantes que Ton excite journellement enlèvent à l'économie les éléments hétérogènes qui dépravent les humeurs ; les bains froids , d'un autre côté, rendent à la peau son ton et sa contraclilité. Je ne puis ici que faire mention de cette méthode dont on trouvera les détails dans les ouvrages qui viennent de paraître , et qui traitent ce sujet ex professo.

45. Si Ton a affaire à des malades dont la constitution débile ou délicate ne permet pas de recourir à des traitements aussi énergiques, il faudra choisir des médications accommodées à l'état du malade , mais qui toujours exigeront un temps bien plus long. — Dans ces cas, on pourra recourir à l'anthrakokah" , médicament au sujet duquel on consultera avec fruit l'ouvrage du docteur Polya (1).

46. Traitement palliatif. — Si le malade est très avancé en âge , si le mal arrivé à ses dernières périodes a considérablement détérioré l'économie entière , les soins du médecin doivent se borner tout d'abord à calmer les symptômes alarmants , et c'est là souvent tout ce qu'il peut espérer en pareil cas ; en même temps il faut chercher à diminuer l'intensité de la sécrétion morbide, et a neutraliser l'odeur

(!) Obscrvalioncs île herpetc, ejus complicalionibus, cl remcdio ejus novo anthrakokali; scripsit Josephus Polya, med. doct. , lib. reg. civilalis Pest. physicus.nosocomii civilismedicus ordinarius, socielalis eriiditoru m Hunjj, Kiembrum correspondons. Pcstini 1837.

repolissante qu'elle répand; à cet effet, on fera des lotions avec un acide étendu d'eau, comme nous Pavons indiqué plus haut (§. 38). Le même moyen servira à déterger les ulcères qui devront être pan ses deux fois par jour, sans trop les exposer a Mr.

On ne peut supprimer directement les accès de fièvre hectique , mais toujours faudra-t-il chercher à amoindrir leur force et atténuer leurs effets à l'aide du quinquina , et Ton ordonnera :

% Gorticis Chinae flavœ s fi (sedecim gram. ). Digère cum.

Aqu. font. sxij. (trecenta sexaginta gr.). Acidi hydrochlorici 3 ij (octo gr.).

per octo horas ; dein coque ad remanentiam une. sex (centuni octoginta gr.). Col. adde.

Tinct. cinnamomi 3Îj (quatuor gr.).

Sirupi cinnam 5ft(sedecim gr.).

Sign : A prendre toutes les deux heures deux cuillerées à houche.

On aidera puissamment celte médication par une bonne nourriture , et par tous les soins hygiéniques possibles tendant à conserver les forces du malade.

Contre la diarrhée colliquative on dirigera l'opium, la ratanhia et la cannelle.

Chez les femmes on aura souvent à combattre des tttieurs blanches (au moins les deux femmes Agées affectées de cette maladie que j'ai vues à l'hôpital Saint-

Louis en étaient tourmentées), on se borne alors à des soins de propreté à l'aide de lotions simples, ou avec une eau astringente.

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