II. TRAITEMENT DES TUBERCULES ATHEROMATEUX
olluscum contagiosum des auteurs.)
47. Avant tout il faut chercher à prévenir sa communication d'individu à individu, ce qui est d'autant plus facile, que le mal ne semble se communiquer que par un contact immédiat. On fera laver les parties affectées avec l'eau acidulé indiquée plus haut; seulement comme les tubercules athéromateux sont insensibles et couverts de l'épidémie normal , on pourra augmenter la close des acides.
Comme il résulte d'une observation de Bateman que le mal peut non seulement envahir une partie considérable de la peau, mais avoir encore un retentissement funeste sur l'économie , il importe de combattre de bonne heure cette affection, et, s'il est possible, de l'éteindre dans son foyer.
Si le malade ne porte qu'un petit nombre de tubercules isolés , les mains couvertes de gants on exprimera la matière athéromateuse de chacun d'eux, en ayant soin qu'elle ne se mette pas en contact avec des parties saines; après quoi on lavera l'endroit affecté avec de l'eau acidulé un peu concentrée, et on couvrira les tubercules et leurs alentours avec un em-
plâtre adhésif, pour empêcher le contact des matières qu'ils pourraient sécréter, avec les parties saines. Quant aux tubercules qui siègent sur les mains, on pourra y appliquer un vésicatoire.
Si le mal dure déjà depuis quelque temps, on a raison de craindre que l'économie entière soit plus ou moins affectée. Comme le mal procède de la peau, il est convenable de l'y ramener, de même que toutes les affections vénéneuses contagieuses qui se sont introduites par la périphérie , doivent être éliminées par la même voie , et sont avantageusement traitées par les sudorifiques ; de même aussi conviendra-t-il de diriger un traitement diaphorétique contre les tubercules athéromateux.
Le malade restera plus longtemps au lit le matin; on lui donnera quelques tasses d'une infusion chaude de fleurs de sureau, et on lui administrera toutes les demi-heures une petite cuillerée de la potion suivante :
% Carbonatis ammoniae gr.xxx=quindec.decigr.
Aquae destillatœ 5v=centum quinquag. gram.
Sirupi flor. aurant. §& =sedecim gram.
On aidera encore la transpiration par des couvertures en nombre suffisant.
Le régime sera doux; peu de viandes; nourrir légèrement le malade. On continuera ce traitement
pendant huit ou dix jours, et alors d'après ces effets on verra s'il y a lieu de le continuel' ou non.
Si l'affection dure depuis plusieurs mois, un traitement plus énergique est alors indiqué, et celui que nous avons décrit plus haut (§ 42) convenablement modifié sera employé avec avantage.
Bateman chez une malade a fait usage pendant un mois d'une solution arsénicale; les tubercules diminuèrent de nombre et de volume; mais il est à regretter qu'il n'ait pas consigné les résultats définitifs du traitement et la terminaison de la maladie.
Quoi qu'il en soit, les remèdes que nous avons proposés plus haut sont plus rationnels que ce dernier, et dans le cas seul où ils échoueraient on pourrait avoir recours à une médication plus empyrique.