‹ Du molluscumChapitre 8 sur 22 · I. OBSERVATIONS DE BATEMAN · texte numérisé non relu

I. OBSERVATIONS DE BATEMAN

20. La description que donne Bateman du molluscum prouve jusqu'à l'évidence qu'il n'a observé que les tubercules athéromateux ; car il indique positivement la matière athéromateuse comme un de leur principaux caractères. Il range ensuite dans la même catégorie les faits publiés par Tilésius, quoique dans le cas de cet auteur les tubercules primitivement durs et squirrheux, n'aient passé qu'à la longue à l'état fongueux et suppurant. Bateman rapporte ensuite les observations suivantes :

« Un médecin distingué confia à mes soins une malade affectée d'un molluscum extraordinaire qui paraît pouvoir se communiquer par le contact. {PL LXI.)

» La face, le cou de cette jeune femme, étaient re-

couverts de tubercules arrondis , proéminents , de différente grosseur depuis la tête d'une grosse épingle jusqu'à celle d'une petite fève. Ces tubercules étaient durs, lisses, luisants, légèrement transparents , et presque de la couleur de la peau. Ils étaient tous sessiles , reposant sur une base rétrécie , et non sur un pédoncule. L'on faisait sortir des plus larges, par une légère pression , un liquide semblable à du lait. Ce liquide s'écoulait par une ouverture très petite , semblable à celle que l'on aurait pu faire par une piqûre d'aiguille , et qui ne devînt visible qu'à l'issue du liquide. Les tubercules s'accroissaient lentement. En effet, le premier s'était montré sur le menton il y avait douze mois , et très peu avaient acquis de larges dimensions. Quelques uns des derniers s'enflammèrent, et une suppuration lente et fondante s'y établit; les glandes cervicales s'enflèrent; la peau qui les recouvre changea de couleur, comme si elles eussent dû aussi suppurer. L'éruption augmenta encore beaucoup, produisit une grande irritation, et non seulement altéra les traits de la malade , mais affaiblit encore ses forces, et donna lieu à un amaigrissement considérable.

» Elle attribuait l'origine de cette maladie au contact avec un enfant qu'elle allaitait , et qui portait à la figure un large tubercule de la même nature; plus tard elle m'apprit que deux autres enfants de la même famille étaient défigurés par des tubercules

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