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même aspect, il.se rapporte aux deux types (forme arrondie el forme aplatie), il peut être lisse ou lobulé dans chacun de ces types, prenant alors un aspect feuillu, ou en grappes de raisin, Entre ces saillies, au fond des plicatures qui les séparent on voit souvent des érosions, des ulcérations mêmes qui laissent écouler un liquide séreux dont la fétidité peut être insupportable. ME
L'évolution est. généralement on le molluscum échappe souvent par son petit volume à l'attention des malades, il peut rester très longtemps stationnaire puis sous ‘une influence congestive doubler de volume. On n’a jamais observé de travail régressif sur ces Aiteurs.
Par, suite du tiraillement dépendant du poids de la tuméur, la circulation peut être interrompue dans le pédicule, il se gangrénise alors. Hardy a vu quelques exemples de cet accident.entraînant la chute du molluscum.
Le Diagnostic est facile. — Nous allons cependant énumérer les différentes tumeurs qui pourraient être confondues avec le molluscum simplex de la grande lévre.°
19 Eléphantiasis: — Affection plus raré'chez la femme que <hez l’homme, se voit surtout dans! les! :pays: chauds, coexiste le plus souvent avec des lésions analogues du membre inférieur, envahit toute la grande lèvre, n’est pas jus culée, manque de limites précises.
20 Esthiomène. — Se caractérise par une induration œdémateuse de la région vulvaire qui est semée de tubercules à ulcérations très lentes, ces ulcérations se font en surface, non dans les plicatures, leur fond est livide et fongueux.
3 Végétations. — Elles seront reconnues à leur petite
dimension, à leur nombre, à leur dissémination, elles coexis-
tent souvent avec la blennorrhagie et la syphilis, leur aspect en chou-fleur et en crête de coq est caractéristique d’ailleurs.
L° Angiomes. — Un angiome sous-cutané qui se serait vidé et flétri pourrait donner l'apparence d'un molluscum, mais le volume de l’angiome ne dépasse pas souvent celui
d’une noix, ainsi que l’a noté M. Monod. L’angiome a d’ail-
leurs un caractère particulier, c'est l’hyperesthésie.
5° Epithélioma. — La tumeur n'est pas pédiculée, Tül> cération est rapide, l'adénite considérable. Cette rapidité dans l’évolution permettrait également de diagnostiquer le sarcome cutané de la grande lèvre, mais nous n’en avons trouvé aucun cas. ; ® na
Nous n’avons voulu qu'’insister sur le diagnostic du molluscum pendulum de la grande lèvre qui fait l’objet de cette étude. Il nous a paru inutile de rentrer à ce point de vue dans de plus amples détails et de prendre le molluscum dans toutes ses variétés.
Rappelons cependant qu’il ne faudra pas se tromper à une hypertropsie clitoridienne qui peut simuler, comme dans le cas rapporté par M. le professeur Lannelongue (1), un molluseum pendulum de la grande lèvre.
1. Lannelongue. Société de chir. Hypertrophie du clitoris p. 100. | Tac