MYTHES SUR LE SOLEIL ET LA LUNE
Bien des tribus sauvages appellent le soleil et la lune mari et femme, ou frère et sœur. Un des mythes les plus curieux de ce genre nous vient des Esquimaux, qui habitent les côtes de l'océan glacial. Une jeune fille se trouvant en soirée, un jeune homme lui déclara soi; amour en la poussant par les épaules selon la coutume du pays. Ne pouvant distinguer qui il était dans l'obscurité de la hutte, elle enduisit ses mains de suie et, lorsqu'il revint, elle lui noircit la figure. Quand on apporta une lumière, elle vit que c'était son frère et se sauva. Il courut après elle et la suivit, lorsque, arrivée aux confins de la terre, elle sauta dans le ciel. Là elle devint le soleil et lui la lune, et c'est pourquoi la lune poursuit le soleil à travers les cieux et devient parfois sombre quand elle tourne vers la terre sa joue noircie.
Dans toutes les langues connues sous le nom de langues teutoniques, la lune était du genre masculin et le soleil du genre féminin.
Chez d'autres peuples, on a décrit le soleil comme l'amant de l'aurore qui le précède et qu'il tue de ses dards brillants, et la nuit comme un être vivant qui avale le jour. D'autres fois, le soleil est une face autour de laquelle flotte une chevelure lumineuse et la lune une nacelle d'argent ou une sirène passant la moitié de son temps sous l'eau.
Quand le soleil répandait une chaleur agréable, on
rappelait Pami de riiomme, quand ses feux brûlaient la terre, il tuait ses enfants.
Vous avez peut-être entendu dire que les taches dans la lune, semblables à un nez et à deux yeux, firent croire qu'il y avait un homme dans la lune, et l'on dit qu'il y fut relégué pour avoir ramassé du bois le dimanche !