‹ # du monde: simple histoire de l'homme des premiers tempsChapitre 3 sur 36 · PRÉFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'AUTEUR

Pour l'avertissement des parents et de tous ceux entre leà mains desquels ce livre tombera, il sera bon d'observer que c'est un essai, en l'absence d'un ouvrage élémentaire de ce genre, de raconter, en paroles aussi simples que le permet le sujet, l'histoire du progrès de l'homme, depuis les temps inconnus de sa première apparition sur la terre jusqu'à l'époque d'où parlent généralement les historiens.

Il est évident que l'étude de la condition première de l'homme devrait précéder celle de toute période plus moderne de son histoire ; mais il fout nous rappeler que c'est à peine depuis quelques années que nous avons acquis des connaissances sur ce sujet qui n'entre pas, ou fort peu, dans le progranmie des études de nos écoles.

Grâce aux recherches patientes et minutieuses des savants qui font disparaître rapidement les encombres de la route, il nous est possible de retracer la marche par laquelle, avec des degrés variables de progrès, différentes races ont avancé de l'état sauvage à la civilisation, et de donner à l'histoire de la famille humaine une unité que rendraient impossible les données d'une chronologie arbitraire.

Comme l'indique la table des matières, la première partie de ce livre décrit le progrès de l'homme dans les choses matérielles, tandis que la deuxième cherche à expliquer comment, parti de croyances religieuses bien grossières, il s'est élevé à des conceptions plus élevées.

Q)ioique cet ouvrage soit écrit pour la jeunesse, j'ose espérer qu*il offrira aux personnes plus âgées, qui voudront bien se contenter de la simplicité du style, des sujets d'intérêt sur riiomme primitif.

Bien que j'ai cru devoir éviter, dans un ouvrage de ce genre, dVncombrer les pages d'additions marginales et de citer les sources où j'ai puisé, je me suis efforcé de vérifier mes assertions, qui sont empruntées pour la plupart aux œuvres de Tylor, de Lubbock, deNilsson, deWaitz et autres ethnographes auxquels j'exprime bien sincèrement mes obligations.

Je n'ai pu qu'effleurer dans cet ouvrage les différentes phases du progrès humain, mais en essayant de renfermer un vaste sujet dans un petit espace, j'ai surtout voulu éviter d'interrompre la continuité de l'histoire.

135, Brecknock Road, London. Décembre 1872.

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