L\ SYNTHÈSE DANS LES SCIENCES NATCRELLES
présent il tend à descendre de lui-même : il est devenu plus dense que l’eau.
Voilà donc un nouveau cas de reproduction synthélique des phénomènes qui se passent chez les animaux vivants. On pourrait citer encore bien des exemples. J’ai voulu seulement faire ressortir l’utililé de cette méthode, et vous montrer combien il est important de l’étendre davantage. J’ajouterai que si l’on construit soi-même un schéma, les idées vagues que l’on avait d’abord se précisent et se développent. Presque toujours il s’en présente de nouvelles, on se pose des problèmes qu’on est impatient de vérifier par des expériences. En somme, ce travail manuel de la construction des schémas, loin d’absorber la pensée, la soutient au contraire et la dirige plus sûrement en lui présentant à chaque instant un contrôle expérimental.
Une objection ne manquera pas d’être faite par ceux qui prétendent qu’il y a chez les êtres vivants des propriétés, dites vitales, tout à fait particulières. Ceux-là vous diront que la synthèse reproduit bien les phénomènes physiques qui accompagnent la vie, mais qu’elle est incapable d’imiter les phénomènes vitaux. Je répondrai que, pour ma part, je ne connais pas les phénomènes vitaux ; que je ne constate que deux sortes de manifestations de la vie : celles qui sont intelligibles pour nous, elles sont toutes d’ordre physique ou chimique, et celles qui ne sont pas intelligibles. Pour ces dernières, il vaut mieux avouer notre ignorance que de la déguiser derrière des semblants d’explication.
VAREY. 5