‹ Du Myxœdème Spontané InfantileChapitre 4 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est en Angleterre que fut connue tout d’abord la maladie qui porte le nom de myxœædème.

Sir William Gall en fait pour la première fois mention en 1873! et la désigne sous le nom d’état crétinoïde survenant chez des femmes adultes.

En 1877, Ord, à la Société royale médicale et chirurgicale de Londres, décrit la même affection sous le nom de myxœdème, dénomination qui fit fortune.

Charcot avait depuis longtemps reconnu l'existence

de cet état pathologique, mais ce n’est qu’en 1881°, qu'il __ fait connaître les premières observations françaises en même temps que Hadden initiait le publie médical français à cette découverte.

1 Sir William Gall, Transactions de la Société clinique de Londres, 1874, ? Charcot, Progrès méd., 1881,

Autour de ces travaux, viennent se grouper de nombreuses observations reproduisant le type « Gull, Ord, Charcot ».

D’autres, presquesimultanément montraient l’existence d’un autre type, la forme d’idictie décrite par Aetcher, Beach et Ireland, sous le nom d’idiotie crétinoïde.

Cette dernière forme est étudiée par Bourneville et d'Olier', Ils en relatent plusieurs cas et lui donnent le nom d’idiotie myxædémateuse.

Bourueville étudie la question à fond dans différentes publications successives ?,

C’est grâce à cet auteur que l’idiotie myxædémateuse est bien connue en France et que les observations se sont multipliées, venant corroborer et compléter les premières parues.

Les récentes découvertes de la physiologie expérimen tale (Horsley, Schiff, Segas, Albertoni et Tizzoni, Carle, Sanquirico et Canalio, Wagner, Gley), les recherches chimiques sur la composition de la glande thyroïde (Notkine, Baumann, Gluzinski et Lamberger, Bartell, Voit), les constatations cliniques faites dans les divers cas publiés, les autopsies pratiquées ont montré que le corps thyroïde était la lésion causale de la maladie.

Dans ces dernières années, enfin, Combe dans la Revue médicale de la Suisse Romande, 1897, et Thibièrge dans l'Œuvre médicale, 1899, n° 12, ont fait paraître des monographies sur le myxœædème qui nous

1 D’Olier, Prog. méd., 1880.

? Bourneville et Bricon, Prog. méd. 1880, 1889, 1890. Archives de neurologie, 1886 (Prix Belhomme, 1885).

Mo eont grandement servi au cours de notre travail. L'article dumyxœdème infantile dans le livre des maladies des

enfants de M. Well (collection Testut), nous a été aussi d’un grand secours.

Page 1