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faire l'analyse du sang et de compter les globules. Nous avons vu Sckiff se demander si la thyroïdectomie ne supprimail pas un facteur important de la nutrition des centres nerveux ; Cofzi', quicroyaità la neutralisation d'une substance
nuisible, marquait bien le trouble nutritif amené par l’abla-
tion dé la thyroïde en supprimant les accidents consécutifs par la saignée suivie de transfusion du sang; Horsley avait noté l’anémie, Albertoni et Tizzoni la perte en oxygène du
Sang artériel, Michælsen puis de Tarchanoff *, une augmentation du quotient respiratoire et une élimination d’eau. Aujourd’hui, comme en 1884, nous sommes réduits aux deux hypothèses suivantes sur lé rôle de la thyroïde : « ou bien la thyroïde fournit au sang un produit dont la présence est indispensable à l'accomplissement d'une nutrition normale de l’organisme entier et spécialement des centres nerveux, — ou bien elle doit fournir une substance destinée à détruire une toxine qui se produit au cours de la nutrition et qui, en l’absence de la thyroïde n’est plus détruite, s’accumule dans l'organisme et l’intoxique » *. — L'une et l'autre hypothèse aboutissent à un trouble nutritif. C’est du reste l'opinion de Legendre *, pour qui «le corps thyroïde agit certainement sur la nutrition générale-et par suite sur celle de la peau et du système nerveux. »
Examinons à ce point de vue le #1yrædème de l'adulte, qu il soit spontané où chirurgical : disons tout d’abord qu'on doit considérer comme d'ordre nutritif (bien que Virchow leur donne une origine irritative) les phénomènes qui se passent du côté de la peau : dans le derme l'œdème spécial que nous
avons décrit provient d'un trouble général de la nutrition, 1 Colzi ; Lo Sperimentale, juillet 1884. > 2 De Tarchanoff ; Congrès de Pays: ologie de Büle, 1889 (cité par Legendre). 3 Waller ; Traité de Physiologie, 1598.
4 Legendre in Traité de Bouchard et Brissaud, 1898, T, pag, 353,