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«le tissu conjonclif subit une évolution régressive ; retourne à l'état embryonnaire par aceumulation dans ses interstices
M x die de date li 4) ct nis
d'une grande quantité de mucine » (Mathias Duval)! dont | le rôle physiologique serait ainsi arrêté: on à là une véri- À table dégénérescence ie el ceci a d’autantmoins lieu : de nous surprendre qu'on voit souvent évoluer à côté un i “autre processus dégénéralif, la surcharge graisseuse, le tissu à adipeux étant même modifié dans ses éléments : la nutrition 3: du tissu conjonctif est donc atteinte dans le derme; — du côlé”. de l’épiderme se passe aussi une altération nutritive prin- + cipalement marquée par de la desquamation; — mais c'est … surtout du côté des annexes cutanées que la chose est pro- … noncée : les sécrétions sudorale et sébacée s'abolissent, les cheveux et les poils se modifient dans leur structure, s'é- |
claircissent el mème disparaissent complètement, les ongles | eux-mêmes deviennent fragiles et tombent. Les lésions tégumentaires, effets de troubles nutritifs, peuvent peut-être devenir causes à leur tour, car, en supprimant la perspira- Lion cutanée el les sécrétions diverses, elles sont considérées jusqu'ici comme créant un certain degré d'auto-intoxication. — On doit tenir pour d’origine semblable les symptômes d'apathie nerveuse : notre malade avant les mouvements en horreur, loujours somnolent et indifférent au point den à négliger les besoins eux-mêmes semble bien en êlrearrivé à cette «vie végétative » (Morvan) par le fait du trouble nutritif. ou toxique des centres nerveux; la lenteur des RAS l'affaiblissement de la mémoire, un certain degré de faiblesse irritable » (comme on l’a te dans une de nos observations) se rapprochent du reste des symptômes de |’ anémie cérébrale ; la nutrition des muscles ne semble pas altérée. Mais il est surtout quatre symptômes qui résultent du trouble apporté à la nutrition ou le démontrent : l'augmen-. talion du poids, le ralentissement de la circulation, L abais-
a bé nd AP AUE Er, da TMC id did Li EME 0 &
! Mathias Daval ; Précis d'histologie 1897, pag. 293 et 355.
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- sement de la Rae el . modifications du côté des É Urines. :
Le poids. du corps ét ont. Raradon 4 volume par œdème, auquel vient s'ajouter dans la plupart des cas un certain degré de surcharge graisseuse, résultant toutes
: deux d'un trouble trophique, le repos absolu gardé par les ‘malades, expliquent ce symplôme qui rapproche le myxœ- dème de l'obésité : Le traitement thyroïdien, ici plus encore
expérimentalement chez le ue par Schündorf, à été sou- - baissa de 195 livres à 176 en 36 Jours. | Le ralentissement de la circulation est décelé par l'auscul
battements diminués de fréquence jusqu'à 54-56 par minute Le dans un cas de Morvan, — et par la palpation du pouls, qui est lent, mou et dépressible, bien que dans certains cas on l'ait trouvé petit et fréquent ; quant à la pression sanguine, elle est à peu près norm male; certains auteurs (Oliver el Schafer, Haskovec, Gley et Lo Guinard et Martin) ont vu le suc thyroïdien l'abaisser; Livon, par contre, à noté une hypertension?-Cette lenteur circulatoire est le principal symptôme au point de vue nutritif; les éléments anatomiques recevront, en effet, un moindre apport d’élément vivi-
organiques. — La qualité du sang sera, elle aussi, modifiée ; de. sang est fluide et, dans certains cas, se coagule avec une pour rapidité {Masoin)?, les globules 1 rouges ysont dimiuués
A ns et Jo!ly; Soc. mëd, hop. 27 . 1896.
2 Soc, de biologie, 4 mars 1899 et p, 97-98.
à Masoin ; Académie roy. de Belgique, 5 janv. 1895.
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que dans l'obésité, vient faire la contre-preuve par l’'amai- grissement quil détermine; cet amaigrissement, réalisé
vent observé, notamment par Marie et Jolly" dont la malade
‘ation du cœur, dont les bruits sont sourds et affaiblis, les:
fiant et seront débarrassés plus lentement de leurs déchets
3 Fr k 6 ê . f ae pl D de nombre et la teneur en hémoglobine abaissée (47æpelin
Masoin , le diamètre globulaire est augmenté, enfin Vaquez® a signalé la présence de globules rouges à noyaux qui ne se.
retrouvent dans le sang, après la naissance, que dansles cas
de leucémie, d'’anémie extrême ou de myxædème. Hayem.
ainsistésurceshématies nucléées,qui font des myxædémateux
des «infantiles ayant conservé une aptitude particulière à
former des globules rouges à noyaux » : il est juste d’ ajouter
que les recherches de Vaquez ont porté sur des enfants: il n'a pas retrouvé la leucoeytose signalée par certains auteurs
(Mendel, -Schôtten. Enfin, Capitan * et Jeulain * ont créé une «chlorose (hyroïdienne » dans laquelle les signes de
là chlorose seraient accompagnés de ceux du goître exophe talmique dans certains cas, dans d’autres du myxœdème.—
Les modifications qualitatives du sang peuvent se tradüire
par un souffle d'anémie, soit au cœur (dont le caractère est dans le myxœdème d’être ralenti, mais normal}, soit au cou. Chez la femme, on peut voir lirrégularité, la diminulion ou la suppression de la menstruation, quoique ce signe soit peu constant, le myxædème débutant le plus souvent à l'époque de la ménopause, — ou, par contre, une grande tendance aux Rémorragies, dont la nature a été nettement indiquée dansle cas de Merklen et Walther (1890), où la greffe thyroïdienne supprima des hémorragies fréquentes et répé- -tées. Le traitement thyroïdien améliore tous les signes circulatoires, mais surtout augmente la fréquence et régularise
les battements du cœur et des pulsations : ce signe est très.
constant et nous savons que € “est sur’ lui que nous devons baser la limite de tolérance du suc thyroïdien, Lancereaur
! Kroepelin, Dentsche Archiv, fur. Klin. med. 1892
? Vaquez et Lobreton ; Soc. mél. hôp.. 11 janvier 1895 — Vaquez, Hayem ; Soc, med. hôp., 22 janv 1597, p 90. io î
3 Capitan, Loc. biologie, 18 décembre 1897; p. 1703.
# Jeulain ; Thèse de Paris, 1898, n° 355.
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conseille de suspendre la médication dès que le pouls
à “dépasse 100. |
Un autre symptôme sert aussi à régler le traitement thv- Le roïdien, e ‘est l'Aypother mie ; ilest, du reste, la conséquence logique du précédent, la lenteur de la circulation se tr aduisant d'abord du côté des extrémités, des lèvres et du nez par de la eyanose et une algidité appréciable au doigt, de même qu’elle est ressentie par le malade : peu à peu, en effet, la sensation de froid s'empare de lui u il ne peut plus quitter
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pératures bot. autour de 36°, s’abaissant quelquefois à 35°, ét dans un cas à 30°. Horsley avait déjà une atténua- + Lion des accidents strumiprives chez les animaux surchauffés,
s. et Aohin ‘ ayant vu la rougeole faire disparaitre les symptômes myxœdémateux chez un malade qui les représenta de suile après ?, se demandait sile corps thyroïde où son extrait n'auraient pas un rôle thermogène :; il est plus probable que l’un et l'autre agissent directement sur la nutri- : tion. En tous cas, le traitement fait remonter cette température et lui fait même dépasser la normale ; nous devrons donc -sarveiller la température pendant la «période curatrice» du traitement, el nous savons que Combe fixe la « ration d’enie - tretien » sur la quantité d'extrait thyroïdien qui, injecté une fois par semaine, maintient la température aux environs de 37°. L'hypothermie des myxœdémateux « dénote tout-à la dois l'insuffisance de la cireulation et l'infériorité de leur nutrition »,
+ Mais c’est surtout dans l analyse des urines que nous allons
-1 Robin; Lyon mélical, 7 août 1892, 2? Dans le casde no‘re excellent maitre M. le professeur Biumel nous avons
vu la rougeole produire une as:ensiou de température notab'e, mais sans influen s cer les autres symptômes myxœ lémateux,
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-le coin du feu : le thermomètre nous donnera alors des tem
trouver une preuve des troubles nutritifs. L'urine est, en
Do — = effet, diminuée dans sa quantité et dans sa qualité : la quanlité en est fort abaissée, la densité faible, Purée, les chlo=
se cr
rures el les phosphates sont très diminués; quant à l'acide 4
urique, il était en quantité assez élevée dans le. cas de M. le
professeur-agrégé Vires. Les résultats précédents, observés
également par Schôndo: f et Voit de ont cédé au traitement |
thyroïdien, qui à amené une augmentation de la quantité : urinaire, de l’excrétion azotée et des autres malériaux dé.
Dénufrition (phosphates, chlorures), (Béclère >}. Quant àla. toxicité urinaire, elle à donné des résultats différents, sui- 3 vant les auteurs : Laulanié”? l'a trouvée augmentée ; Gley ‘ de même, quoiqu'un peu moins; de plus, il lui a tro eds 22 propriétés plus convulsivantes (comme Sgobbo et Lamari, 1899, il a trouvé ce même caractère au sérum sanguin des animaux thyroïdectomisés); Masoin, opérant sur des chiens éthyroïdés, l'avait aussi trouvée augmentée (1894), mais Hertoghe et Masoin* l'ont trouvée au contraire diminuée :; c'est de lhypotoxicité également qu'atrouvéeM. le professeur : Vires (jusqu'à 160-180 c. e. par kilogr. d'animal). (Disons en en passant, que dans notre cas de goître exophtalmique joint à du myxœædème, nous avonstrouvéunegrande hypertoxicité). — Nous ne saurions quitter les urines sans rappeler deux : caractères négatifs importants : l’absence de glycosurie et d'albuminurie; l’albumine n'apparaît guère que dans les périodes terminales de la maladie, où l’on voit les malades succomber assez souvent à une sorte de néphrite dont A/onz0° fail même un signe d’altération nutritive parce qu'il aurait
3 Voit; Zeitschrift für Biol., XX XV, 1897, pag. 116,
? Béclère ; Sue. méd. des Hô».,12 octobre 1891, pag. 631, ie
# [aulanié; Soc, de Biologie. 9 mai 1891, 3 ;
4 Gley ; Soc. de Biologie, 16 mai 1591 — Arcaiv. de Physio!., 18)2, pas. 324, Masoin; Soc. de Biol , 3 février 1894, ln
6 Hertoghe et Masoin ; Revue Neurolozique, 1896,
D TON RE PAP N) CON SEE Ie RE dé ui Éédises
vu des lésions rénales inflammatoires ou dégénéralives sur- tout localisées à la région corticale.
Les divers troubles nutritifs que nous venons de décrire
sont si importants dans le myxædème que l’on a pu se demander s si le traitenient thyroïdien avait une action spéci- “fique thyroïdienne ou une action générale trophique. L'extrait
thyroïdien est impuissant, ilest vrai, à empêcher la glande
thyroïde de s'atrophier ‘ mais il n’en est pas moins admis
par la plupart des auteurs qu'il agit directement sur l’intoxi- 8 Il
cation due à la suppression de la fonction thyroïdienne (semblable, en cela, à la thyréoïdine de Notkin) ; mais tout nous
ousse aujourd'hui à admettre, à côté de cette première idée È - ? S
et tout en la conservant, la seconde hypothèse qui donne au corps thyroïde une action sur la nutrition, que lon attribue (avec Combe) ou non ce pouvoir à la thyroïodine de Baumann. Dans le »myxrœaème infantile et chez le crélin, nous allons
retrouver les mêmes symptômes d'altération nutritive, du
côté de la circulation, ralentie, du côté de la température abaissée avec sensation de froid du côté de la peuu, où sont Tlœdème et la surcharge graisseuse surtout dans les pseudo- Jlipomes sus-clav'culaires; enfin du côté du système nerveux les symptômes de lenteur intellectuelle et de répulsion
pour tout mouvement sont encore plus nets, vont surtout
{irer leur importance de ce qu'ici, à la fonction nutritive d'entretien s’ajoute la fonction nutritive de développement,
le cerveau étant «le grand centre trophique qui préside
aux phénomènes de croissance » (Brissaud). Le principal effet de l'intoxication thyroiïdienne sera de déterminer par son intermédiaire un arrêt de développement?, le corps
suivant une évolution si lente qu’on peut la négliger et le
1 Alonzo; Rif. medica 1891. (Cité par Legendre). ; 2? Bien que dans uae observation que nous citerons, Howard Morron semble
indiquer le contraire,
tenir pour «fixée», comme l'intelligence, au moment où a débuté l'affection. Ces phénomènes seront surtout mar-
qués du côté du squelette et rappelleront par beaucoup
de points ceux d’un autre trouble de la croissance, le rachi- : tisme !; c'est ainsi que nous verrons le crâne conserverà l'égard du corps son «rapport infantile » (Brissaud), c'est à-dire qu'il restera volumineux au point de paraître bientôt
énorme pour le buste, la fontanelle antérieure persistera,
on notera de plus du prognathisme, l'apparition tardive de la première dentition dans les cas congénitaux et, chez les sujets un peu plus âgés, la carie et Ta ehute des premières.
dents qui seront remplacées par une dentition lardive et
inégale, la voûte palatine sera déformée en ogive, — le
thorax en général étroit et allongé, est dévié et voûté, les
dernière côtes sont éversées et de leur écartement se dégage
un entre énorme, qui par son propre volume et la laxité des
parois s'étale, donnant naissance à ee qu'on à appelé le «ventre de batracien», les hernies de faiblesse sont fréquentes ; le bassin peut offrir des déformations pseudo-
rachitiques, — du côté des #embres, l'expérience a démon-
tré à Hofmeister que le noyau épiphysaire ne s’ossifiait pas : Dolega chez les myxœdémateux infantile, Langhans? et
Hanau chez le crétin ont pu voir des épiphyses encore cartilagineuses ; Springer‘ et après lui Hertoghe* ont montré
par la radiographie des phalanges, que l’ossification des éar-
se
! Il sera quelquefois difficile de distinzuer des arrêts de développement. dus ‘
au myxœdème ceux qui sont dus au-rachitisme on à d'autres causes moins. connues telles que l'achondroplasie décrite par Marie (Presse médicale, 14 juillet.
? Panghaus ; Corresp. BL f. Schweitz aertze, 15 mars 1897 3 [anau, cité in thèse Koller (Zurich 1896).
4 Spiinger; Etude sur la croissance 1590 7.
5 He.tozhe , Bülletin de l'açad. roy. de Belgique 1896
CHPSE CCE
in pére