PAS PATES
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Lilages de conjugaison était lente et tardive, ils ont donné à l aide du traitement thyroïidien, un coup de fouet à cette croissance endormie encore dans un cas à l'âge de 34 ans. Toutes ces altérations auront pour effet de créer chez les idiots myxædémateux et chez les èrétins un élat de ramsme, c'est à-dire de maintenir à une petite taille! un corps supporté par des membres épais, courts et déformés et surmonté d'une tête grosse comme celle d'un adulte, mais défigurée par l'œdème, la saillie de la langue au dehors de la bouche, l'écoulement de la salive, limpassibilité de la physionomie et une alopécie plus ou moins étendue. Ce nanisme est en
général très marqué : le «Pacha de Bicêtre » mesurait à.
19 ans 0, 90 centimètres ; et ce caractère important a même
permis de faire le diagnostic rétrospectif du myxædème
infantile et du crétinisme.
M. Meige® a su, dans une belle revue d' un du intérêt scientifique et artistique tout ensemble, retrouver et préciser les caractères de ces affections dans certaines œuvres que l'histoire ou l'art nousont conservées : dans l'Aistoire le fameux nain du roi de Pologne «Bébé » (kvrn siècle) est devenu pour lui un idiot myxœdémateux atteint vers l’âge de quatre ans, d’après l'examen de sa statue en cire et de son squelette déposé au muséum el à cause de l'élargissement du volume de la face, de la torpeur intellectuelle, de intelligence rudimentaire et de l'impuissance génitale relatées dans les ‘ observations qu’en ont présentées le Ce de Tressan etMorand à l’Académie des sciences de,cette époque. IF était né près de Salins (Savoie) et mourut de «vieillesse» à 23 ans. —
Re
1 Rappelons que c'est en supprimant par la pensée les modifications du squelette et les remplaçant par des troubles régressifs des parties molles que Hilton Fazge avait prévu à l'aide d1.crétinisme sporaldique le myxælème (thèse Mackew et de Lec. cliniques:
2 M. Meige, Nouvelle inconograpl ie de la Salé’ rière 1896, pag. 161,
He
Dans l'art surgissent de grandes difficultés : la rareté de ces.
types dans la nature, l'idéal de l'artiste, son désird' embellir ou de caricaturer le modèle, quelquefois même les imper-
fections de l'œuvre, qu'elles dépendent de l'auteur ou aient été amenées par le Lemps, viennent gêner le nosographe, qui n'a guère ici pour seul procé ‘dé d’ investigation clinique que «d'inspection» ; de plus, le lableau de Pidiotie myxædémateuse naurait guère tenté les peintres, aussi sont-ce surtout
des représentations de myxœdème fruste que l'on rencontre : une des plus originales est celle qu'a découverte Brissaud, dans le portrait presque centenaire du nain hollandais,
«Simon Jane Paap»;— de même les statues sacrées decBès»,
dont le Louvre possède plusieurs modèles ont permis à M. Meige de signaler et à M. Regnaull' de préciser les symp-
tômes du myxædème (nanisme, face lunaire, épaisseur des membres inférieurs, langue volumineuse saillant entre les “dents, lèvres éversées) chez ce Dieu Egyptien qui devait
avoir eu pour type un myxœdémateux où un crétin : il est vrai
qu'il n'a pas de goître. Mais cette dernière difformité ne semble guère avoir inspiré les artistes : M. Meige n'avait pu,
en 1896, en retrouver que sept cas auxquels est venue s’ajou-
ter récemment? une gravure où l’on voit un gros goiître
bilobé chez un sujet de petite taille, aux mains et au ee bouffis: c'est probablement là une représentation de l'asso >
ciation du goître, du crétinisme peut-être avec le myxelEmes « consacrée par les monuments de l’art bien avant que la seience ait proclamé la parenté de ces affections. »
Ajoutons, pour n'avoir pas à y revenir, que les repré-
sentations d'infantiles, d'adénoïdiens et d’obèses ont été. retrouvées en assez grand nombre par M. Meige. — Le
! Reguaull ; Bulletin de la soc. “ authropologie de Paris 1897, VII, pag. 134. 2? Meige ; Nouvelle iconographie de la Salpétrière 1990, pag. 100.
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