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goître COpRARS malgré l'impression vive qui ‘]
donne, n'a pas été trouvé reproduit ; les «gros yeux» des
. artistes antiques étaient plutôt dus à l'imperfection de leur talent, quant à ce que l’on pourrait considérer comme des goîtres légers, ce sont plutôt des «colliers de Vénus» exagé- Rues Les magnifiques photographies de MM. Meige, Brissaud, MC seront des documents moins contestables.
Le nanisme joint au volume disproportionné de la tête constitue donc le fond des troubles trophiques de l’idiotie myxœædémateuse et du crélinisme. Du côté des organes des sens, nous trouvons des déformations plastiques acCOMpagnées d’ affaiblissement fonctionnel, quelquefois du côté de Ja vue, surtout du côté de l ouie créant un degré variable de surdité. :
Les organes génitaur ne se desc loppant pas ou se dévelop- À pent tardivement : d’ailleurs, dans les cas graves, il y a absence de désir, dans les cas légers, perversion sexuelle, et Le plus souvent stérilité. Cette dernière condition pourrait du reste presque être regardée comme une consolalion pour ces pauvres idiots myxœædémateux qu'on exhibe en général
. subissent l’'endémicité du crélinisme, si le traitement thyroï- dien n’était venu, depuis quelque temps, donner de sérieuses espérances (Régis, Gaide, Bourneville ‘),faisant s'ouvrir l'intel-
ligence, la taille grandir à tel point qu'on a conseillé la prudence dans les doses, (un développement trop rapide pourrait amener une déformation {Smith ?), et le poids du corps qui avait d’ abord dimin ué suivre bientôt une augmentation progressive parallèle à l'ascension de la taille — Joignons à cette étude du myxædème typique, les deux castypiques qu'il nous’ a été donné d'observer.
| 4 ne le. Soc. méd. hôpitaux, 22? janvier 1896. É2 Smith ; Brit. med. journ. septembre 1896.
dans nos foires, pour ces malheureuses populations qui.
& Ces PCR
PREMIÈRE OBsERVATION (Résumée).
ywdème spontané de l'adulle.
a par M. le professeur- agrégé Vires Fa | Sn 1 eos 24 Veuve Daud..., 63 ans, marchande, née à Clermont-l'Hérault, - entre à la Clinique des maladies des vieillards, le 3 juillet 1895, où elle occupe le lit n° 14 de la salle Sainte-Marie.
Antécédents héréditaires. — Père ct mère robustes, forts et
travailleurs, morts de sénilité à 74 ot 84 ans.
Anlévédents personnels. — Réglée à 1[ ans et demi, se marie …
à {8 aus, sept enfants dont trois morts en bas âge, ménopause
toute naturelle à 52 ans. — À 12 ans, à la suite d'une chute accidentelle dans une rivière pendant l'hiver, la malade a cu une pre-
mière atteinte de rhumatisme articulaire aigu âssez viv'ente; à 24 ans, au sortir de la quatrième grossesse, une seconde crise limmobilise au lit pendant quatorze mois ct l'anémie profondé-
ment. Cependant, à 54 ans, elle élail encore fort ingarabe.
C'est alors que, sous l'influence d'un « coup de froid », elle. éprouve quelques douleurs aux épaules et aux jambes, dans les. articulations scapulo-humérales el du genou — Ses bras prennent un volume considérable; ils se garnissent d'une «sorte de lissu
épais et dur qui les bosséle.
De 54 à 58 ans les épaules, puis les membres inférieurs sont
euvahis : les formes deviennent monumeutaies, la marche difficile
ellrainaute; la face s'épanouit. Fe peau devient sèche, tous les cheveux tombent.
À 58 ans, elle ne peut plus ne qu'à l'aide de béquilles. Les
cuisses sont en adduction forcée, on ne peut les mettre en abduction. Les mains sont iuhabiles, incapables d'aucun travail, les
doigts étant énormes et les mélacarpiens luxés sur les phalanges:
l'impotence des membres est telle, que la malade ne peut mettre son bras sur la Lête.—Après un séjour de quelques mois, à l'H6pital Suburbain, elle entre à l'Hôpital- Général.
! Cette observation se trouve très détaillée s fort ingéuieusement fondue danse
une Lecon de clinique, 1900, pag. 134.
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