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RS y entrecoupé de soupirs du fait de l’oppression que nous avons signalée : rapprochons-en les symptômes qui tiennent à la présence de ségétations udénoïdes décris par Hertoghe dans son mémoire de 1899 et dans un précédent ‘ et qui seraient pour lui une manifestation constante de myxædème des enfants et des adultes, dont on retrouve l'hérédité dysthyroïdienne; dans les cas un peuintenses, les signes (enchifrènement nasal, nasonnement, dysphonie et dysphagie, ronflement nocturne puis même diurne} seraient masqués, le traitement thyroïdien les ferait aussi disparaitre, — mais elles reparaissent au bout de quelque temps de traitement et dans les périodes post-thérapeutiques elles viennent avertir le malade de son inanition tbyroïdienne. —
L'adénoïdie comme le myxœdème se manifesterait surtout chez les filles, à la période de croissance et est souvent associé à la tuberculose; — le faciès des adénoïdiens rappelle celui des scrofuleux; par là le myxædème pourrait bien avoir une petite part du démembrement de l'ancienne scrofule, sil'avenir confirme les idées d'Hertoghe. Dans ce tableau très compbet on voit qu'il ne manque qu'une chose, l'état de . la thyroïde, mais Hertoghe n’en parle pas, il traite du reste la palpation de cette glande d'exploration illusoire ». — Ce myxædème fruste de l'adulte peut évoluer d'une facon conlinue, mais revêt le plus souvent la forme paroxystique, correspondant aux actes de la vie géhitale: c’est ainsi que la grossesse peut ou améliorer ou ageraver l’état de la malade. Après la lecture de l'œuvre d'Hertoghe, on serait tenté de se. demander avec Romme? «si Von n'est pas tombé dans Pexagération à l'égard du corpsthyroïde » etde croire avec Verriest’
© Hertoghe : Balletin de l’acad. roy. de méd. de Belgique, 26 mars 1898.
2 Romme ; Tribune médicale, 6 décembre 899. |
3 Verriest; Rapport sur le mémoire d'Hértoghe, acad, roy. de Belgique 1898 pag. 194,
ape
qu'Hertoghe à faitune généralisation trop vaste, des affirma-
lions trop radicales ». Mais toute idée neuve parait hardie, du reste l'œuvre d'Hertoghe est trop récente pour être jugée ; d'autant qu'elle n'est pas encore terminée, puisque l’auteur annonce un travail sur le myxœdème fruste chez l'howæe adulte, auquel il attribue déjà certaines spermatorrhées GAS certaines hypertrophies de la prostate.
Un cas classique de myxædème fruste à été signalé dernièrement par A. Poncin chez une femme de 37 ans, qui présenta à la suite d’une hémorragie grave de la fenteur de de l'intelligence, de la volonté et de la parole; les extrémités
étaient froides et légèrement œdématiées; bouffissure et | pèleur se retrouvent à la face, qui a l'aspect crétinoïde: h malade devient de plus en plus glabre ; le corps thyroïde est.
manifestement atrophié, de même que l'utérus. — A7. P.Clais- É
sé* a indiqué trois cas de ous Fées l’un d'eux était consécutif à la ménopause, un autre à une grossesse suivie
de métrite, quant au troisième il ne se manifestait que par des phases d'insuffisance thyroïdienne transitoire semblables à des crises de neurasthénie. Aussil’auteur indiqué-t-illa pos
sibilité d'une forme thyroïdienne de la neurasthénie. Dans les trois cas on trouvait un œdème non dépressible et le traitement thyroïdien fut excellent,
Dans tous les cas précédemment observés, nous avons eu des formes frustes et complètes, mais il est probable que lon
arrivera à décrire des cas frustes etincomplets « présentant un ou deux symptômes myxædémateux à l'exclusion des:
autres « (Combe), nous pourrons faire rentrer dans ce cadre la malade de Brissaud, qui à Tâge de 45 ans avait tout le faciés d'une myxœdemateuse, mais avait conservé intacte
1 Poncin ; Société de médecine de Lyon, 14 mai 1900.
? Glaisse ; Société médicale des hôpitaux, 20 janvier 1899 pag. 11
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