‹ Du MyxédèmeChapitre 3 sur 52 · Ferrari ; Soc, biol,, 9 oct. 1897, p · texte numérisé non relu

Ferrari ; Soc, biol,, 9 oct. 1897, p

D RO ee MN EU ee RE DES PAT AA

cliniques et anatomiques de la cachexie strumiprive avec certaines intoxications, il émet l'hypothèse de l'accumulation dans l'organisme, après 1 l’ablation de la glande, d'un produit toxique pour les centres nerveux qui serait normalement | neutralisé par la sécrétion thyroïdienne. Cette idée, à laquelle Schiff s’est du reste en partie rallié, paraît encore aujourd ‘hui. | la plus plausible. — Plus près de nous, Tizzoni et Centani (1890) produisaient chez le chien me cachexie chronique sans troubles convulsifs, caractérisée par de l'abattement, de l'hypothermie et des troubles trophiques, et Murray (1896) obtenait même en plus une infiltration sous-cutanée, — Gley" avait déjà reproduit cette forme chronique et ces troubles | trophiques, en habituant les animaux à la cessation de La : fonction thyroïdienne, soit en espacçant les temps de labla- | tion, soit en injectant de suite après la TORRES du suc thyroïdien.

Mais c'est surtout en modifiant et en les expériences de la seconde série de Schiff (ablation simultanée des deux lobes de la thyroïde chez les herbivores) que Gley ? va ouvrir à la physiologie de la thyroïde une -voie nouvelle dans laquelle sont encore engagés expérimentateurs et cliniciens: il retrouve la description faite par Sandstrüm des « glandules parathyroïdes » et cherche leur rôle: il voit que l’ablation des glandules seules — ou du corps ‘principal seul (ancienne thyroïdectomie totale du lapin) est bien supportée par l'animal, tandis que la suppression simultanée des deux organes provoque des acci= dents brusques (convulsifs, tétäniques ou paralytiques) et la mort plus rapide même que chez le chien ; — de même l'ablation successive à un mois de distance de la glande et des glandules — ou inversement — amène la symptomato-

1 Gley soc. biologie 1891. — Archiv. de physiol., 1892, p, 81. ? Gley; Archiv. de physiol., 1892, p.135.

L logie habituelle et fatale. Désormais, la Lolérance des herbivores pour la thyroïdectomie est e expliquée : elle ne lient pas "à leur mode d’ alimentation (Sanquirico. et Orrechia, Ewald el Rockwell), mais à ce que chez eux les glandules paralhyroïdes, qui ne sont plus i icicomme chez léchien incluses dans la glande principale, ne sont enlevées que dans un second | temps de l'opération qui devientalors la thyroïdectomie totale « complétée »: celle-ci est toujours suivie d'accidents stru-

: miprives. — Moussu!, qui avait d'abord douté de la gravité

de la thyroïdectomie Minplélée. se rend à l'expérience, mais dl se demandesi« lon ne supprime pas deux fonctions et non . une seule en faisant à la fois l'ablation des {hyroïdes et des parathyroïdes : ». Des expériences faites sur le chat, le chien, le lapin, la chèvre, le porc et les gallinacées l'amènent : à À admettre que la « fonction thyroïdienne » (ablation de la thyroïde avec conservation des parathyroïdes) est une « fonction trophique qui préside au dévelop pement général de l'organisme »: sa suppression, plus manifeste pendant là croissance, où elle crée un état de crétinisme, se traduit chez l'adulte par de la cachexie progressive ou du myxœæ- . dème el à un faible degré («insuffisance thyroïdienne») par du myxædème fruste; — tandis que la « fonction parathvroïdienne » (ablation des parathyroïdes avec conservation de la thyroïde) est une « fonction indispensable aux actes intimes et permanents de la vie », probablement à la nutrilion des tissus: sa suppression donne dans les cas graves une mort rapide avec des accidents de tétanie absolument comparables à ceux observés par Schiff chez les chiens, et

dans les cas atténués {<insuffisance parathyroïdienne »), des

| secousses fibrillaires et des crampes musculaires jointes à de la Dore die el à une légère élévation de température,

ù 1 Moussu; Soc. biologie, 180, D. 281. — Soc. biol., 11 ma-s 1893. Thèse de Paris, 1896-97, n° 500, fe

dème » (atrophie du corps thyroïde, paresse intellectuelle,

infiltration des téguments, re de la température,

dû pouls et de l'excrétion urinaire); — 2° Si la thyroprotéide est insuffisante ou bien la eo. radios en excès, nous aurons du {Ayroïdisme, accélération de la nutrition et de la dénutrition, se manifestant par des symptômes analogues à ceuxdela « maladie de Basedow » (goître vasculaire, lachycardie, exophtalmie, tremblement, augmentation de la quantité desurines, etc.).— Cette théorie aurait l'avantage

En 7e)

de s'appliquer à tous les cas : elle en expliquerait même cer >

{ains qui pourraient paraître contradictoires en clinique comme les gros goîtres avec intégrité de la santé (thyroprotéide et thyréoïdine seraient ici proportionnels) où en théra-

peutique comme l'amélioration de certains goîtres exophtalmiques par le suc thyroïdien ; mais de plus, et c’est là un

point intéressant pour le troisième chapitre de cette thèse, elle ne contrarie pas, elle explique même la présence chez le

même individu de symptômes thyroïdiens et protéidiens (ce qui est bien pour Revilliod l'association du myxædème à la

maladie de Basedow comme nous l'avons vu), car, en effet «Les agents toxiques et antitoxiques peuvent se combiner de mille

manières donnant lieu à divers symptômes que les systèmes

nerveux et vasculaire expriment chacun à sa façon, consti- . tuant ainsi un état morbide très variable dans ses manifestations, tout en étant compris dans l'unité thyroïdienne ». — Baumann' a envisagé la question à un point de vue bien =

différent : il est parvenu à retirer de la thyroïde une et < protéique contenant de liode ; il appelle «thyroïodine» OU

«odothyrine » et en fait la seule substance active de l'extrait thyroïde: elle existerait dans la glande sous deux for-

mes: à l’état libre (thyroïodoglobuline) et combinée à des

! Baumaaon, puis Baumann et Roos; Zeitschr. f, phys. chem., 1895-96. Journal de Pharm. et Chim., 1896. Thèse Lépinois, loc. cit.

matières dlbuminoïdes en Baumann

un se a compte qu ‘il arrêtait les secousses musculaires -des animaux thyroïdectomisés, avait une action très marquée. sur la nutrition, amenait la régression du myxædème, en un mot semblait avoir toutes les propriétés de l'extrait thyrhoïdien proprement dit. H montre également que l’iode disparait des goitres strumeux, s'accroît dans la glande thyroïde des : animaux soumis à un traitement iodé et allait se livrer à l'étude des localisations et des doses de l'iode dans l’organisme quand la mort vint surprendre ses recheréhes.— Différents auteurs ont voulu après lui identifier les effets de l’iodothyrine à ceux du suc thyroïdien complet et proposé de traiter le myxædème indistinctement par la glande entière ou par la thyroïodine. — Quant à la localisation organique de l’iode,

Gley' a montré qu ‘ilyen avait surtout dans le corps thyroïde de faibles quantités dans le sang (elle y serait contenue dans le plasma à l’étatde combinaison avecles malières protéiques?) le foie, la rate, les capsules surrénales : que les ganglions, le Ê thymus, Thypophyse et les ovaires n’en contiennent pas. Nous avons déjà vu qu'ilen avait indiqué une grande quantité dans les glandules parathyroïdes. Celui de la thyroïde arriverait par le sang, étant emmagasiné dans les globules rouges. . La teneur en iode de là glande subit, il est vrai, de grandes variations du fait delarace, de l'habitat, du genre de nourriture des animaux qu’on examine, — certains même n'en possèdent: - pas du tout (bœuf, chien soumis à une alimentation exclusivement carnée). M. Mossé5 à montré dernièrement à ce sujet que les corps Hiroides de moutons qui viennent de

‘*, Gley ; Soc. de biologie, 21 mai 1898.

2 Gleyet Bourc2t; Académie des Sciences, 18 et 25 juin 1900 et Thèse Bourcet, # {12 jure 1900.

3 Mossé ; Congrès des Soc, savantes, Toulouse, 4 avril 1899.

con

Done Re Na | : as dre Dee D 5 gie de Berlin 1894) dans lequel l'ablation d'un goitre cancéreux amena une cachexie strumiprive transitoire, et l'exei-

sion d’une mélastase consécutive, un myxædème définitif *. Nous retrouverons l'absence fonctionnelle de ltglande dans toutes les formes cliniques.

Dans le Myræwdème opératoire, le chirurgien d'autrefois - arrivait toujours aux accidents strumiprives parce qu'il s’ef-

forçait d'enlever toute la glande, et le chirurgien actuel tout en respectant la portion de glande qui est jugée nécessaire

au bon fonctionnement de l'organisme ne voit-il pas surve-

nir le myxœdème si ce reste s’atrophie lui aussi au lieu de | rédliser l'hypertrophie compensatrice habituelle; le myxæ-. dème expérimental est venu du reste apporter des preuves convaincantes. — Dans le Myrædème spontané l'atrophie est peut-être moins évidente : “elle à échappé aux premiers.

observateurs, qui n'ont pas toujours songé à rechercher la

thyroïde par la palpation parce qu’ils n’en soupconnaient

pas l'importance, mais depuis, sa disparition ou, sinon, la seule présence de portions insuffisantes, n’a échappé à

aucun de ceux qui l'ont examinée ; certains mème, plus favorisés, ont pu sentir la glande se fondre sous leurs doigts,

pour ainsi dire, tandis que les symptômes du myxæœdème

S'établissaient peu à pêu; nous en citerons des cas. — Dans le Myxædème infantile, qu'il soit chirurgical ou idiopathique, | l'atrophie thyroïdienne à toujours été observée ; Bourneville, qui n'avait d'abord vu dans cette forme clinique que de : Abe Poncet et Rivière (Congrès de chirurgie, 1899). dr (Gaz des he. ss

23 juin 1900), note qu’on n'observe jamais le myxædème dans le cancer thyroï- | dien : il l’attribue justement à ces métastases. Par contre, L, Dor (Soc. des Sc.

méd. de Lyon, 17 janvier 1900) a dans une thyroïde cancéreuse trouvé la thyroïodine en grande abondance. Bard et Orcel croyaient qu'il n’y avait rien de changé au point de vue fonctionnel dans la cellule thyroïdienne cancéreuse ou que la marche du cancer était trop rapide pour permettre au myxædème de se manifester : on observerait plutôt du goître exophtalmique,

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l'idiotie associée à du myxædème se rallie un des premiers à cetle opinion en créant son groupe d'Idiotie myxœdèma- : Leuse liée à l'absence de la Glande Thyroïde ; — d'un autre côlé, la vérification nécropsique de Brüns, que nous avons # signalée plus haut, est très concluante dans le même sens : la glande ne se développe pas, ou bien, si elle s'est dévelop- pée, elle à subi un processus soit atrophie, soit de sclé- : rose : dans tous les cas la fonction thyroïdienne est abolie. — Arrivons maintenant au Crétinisme: il n appartient que depuis peu au cadre du myxædème: des relations locales, héréditaires, individuelles même en rapprochaient et cependant le pas était difficile à franchir entre l « état crétinoïde» de l’adulte ou le « crétinisme sporadique » de l'enfant et le « crélinisme endémique ». La glande thyroïde n'était pas dans le débat le moindre argument de disjonction. Cur linq ! en 1850 avait donné l’autopsie de deux crétins chez lesquels la thyroïde manquait, et Hilton Fagge ? en 1871 à propos d’un cas semblable se demandait si l'atrophie de la thyroïde

ne produit pas le crétinisme, mais les auteurs qui leur succèdent voient plutôt une- sorte d’ opposition: Bourneville ha propos du Pacha de Bicètre considère le myxœdème comme | une complication du crétinisme paraissant en quelque sorte remplacer le goître absent. Ræsch, Baillarger, n'admettent FL pas que le crélin complet puisse avoir un goître, ils n’ac- : . cordent celte. faveur qu'aux seuls crétineux (qui eux alors | peuvent présenter de gros goîtres) et Thibierge a, du reste, approuvé cette idée supposant pour l'expliquer que l'absence de la puberté priverait le corps thyroïde de l'impulsion nécessaire à sa transformation en goître. L'idée des méde- cins avait même si bien pénétré dans le publie qu'en 1884

s Curling ; Medico chirurg. Transactions, 1850, 2 Hilton Fagge ; Transact. of medico chir. soc., 1871,

| — 98 — | plus complexe. Hutchinson‘ par exemple deux protéides, E une nucléoalbumine et une matière colloïde abondante con-. tenant beaucoup d'iode et une faible quantité de phosphore. — Rapprochons de ce dernier élément les lésions de la thy= roïde (dégénérescence des cellules, arrêt de la sécrétion colloïde) observées par Roger et Garnier? dans l'intoxication phosphorée. N'y aurait-il pas là une relation à établir avec.

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= les troubles de croissance parfois si semblables au rachi |

isme, du myxœædème infantile. à Gauthier * dans ces derniers temps à affirmé Fe présence : constante, dans la thyroïde des antmaux et de l'homme, d'un élément qui serait aussi nécessaire au bon fonctionnement de la glande que l’iode : c'est l’arsenic; il serait à doses : faibles, il est vrai, mais cependant pondérables. Les seuls organes qui partageraient cette propriété, mais à un degré |

moindre, seraient le thymus, le cerveau, la peau et ses. annexes (poils, ongles...), la glande mammaire et le. lait, Les os ; le foie, la rate, l’estomac, l'intestin, le pancréas, |

le tissu cellulaire, les glandes salivaires, la moelle.

osséuse et le sang n’en contiendraient pas. Cet arsenie. proviendrait de l'alimentation; il serait probablement : apporté par les globules blancs éï se fixerait sur le noyau des cellules où on le trouve combiné aux nucléines. Les urines et les fèces normales n’en contenant pas, il est pro- : bable que c’est exclusivement par la peau et ses annexes qu'il s’élimine. — Bédart et Mabille * avaient déjà signalé, à propos d’un cas clinique et d'expériences consécutives, la disparition d'accidents de thyroïdisme par l emploi simultané

! Hutchinson ; The journ. of Physicians, 1396 in Rev. des Sc. médic., 1897. . ? Roger et Garnier ; Soc. de biologie, 20 janvier 1900. =

3 Gauthier; Acad. de Médecine, 5 décembre 1899 et 6 février 1900.

4 Bédart et Mabille; Soc. de biologie, 1898, pag. 556.

Mabille, Thèse de Lille, 1898-99, n° 104.

de E: arsenic et de Poe thyroïde. — Tout dnbnnl : . Libouroux de Rochefort a essayé dans Le goitre exophtalmi que la médication cacodylique. 2. - Mais ces faits son trop récents pour permettre de fixer un rôle pathologique ou thérapeutique à à l’arsenic du corps thyroïde.

Les diverses étapes que nous tenions à fixer dans l'histoire

d l'allération du corps thyroïde au cours du myxædème nous ont fait entrevoir SRE hypothèses séduisantes, mais ne nous ont guère donné qu'une-idée définitive comme cause de l'affection : la perte de la fonction ll yroïdienne : en que le fait se traduit le plus généralement par l'absence, ophie ow tout au moins la dégénérescence de l organe :

importe, du reste, de remarquer que dans la plupart des xs l'œdème cervical rend la palpation difficile : cependant, quelquefois la glande a été trouvée augmentée de volume, le fait avait même déjà été signalé quatre fois dans le marquable « rapport de la Société clinique de Londres »,

= m is ce n’est alors, au point de vue fonctionnel, qu'une eudo-hypertrophie. Les autopsies, elles, ont toujours été affirmatives. Ce fait acquis, Pabsence de la fonction coïneidant le plus souvent avec l'absence de l'organe fait du MmYXEædème un syndrome, qui sera amené par loutes les causes destructrices de la glande: causes multiples que M. Vires' a indiuées ainsi : les maladies infectieuses aiguës (telle rhumatisme articulaire aigu, notamment dans Le cas que notre excellent maître a observé et qu'il à bien voulu nous laisser publier ici), les infections chroniques, les auto- intoxications, l'actinomycose (Kæhler). Cette notion a son importance pratique: citons le cas de Xwhler où le traitement spécifique amena la . guérison d'un myxædème d’origine syphilitique, et le-cas ni sr plus ue de von Eïselsherg (Congrès de chirur-

M, Vires ; Leçons le clinique médicale, 1900, pag. 190.

; — 26 — pâturer dans Fo pays à goître (Ariège), sont plus . en iode que ceux qui arrivent du Lauraguais ; l'activité thérapeutique de leurs organes serait supérieure. M. Suiffet", quia lui aussi constaté l'augmentation de l'iode dans la thyroïde des moutons languedociens pâturant en voisinage des nappes salées (mers, lacs), pense pouvoir l’attribuer à l'abondance de certaines plantes.— En présence des écarts constatés, Lépinois (loc. cit.) propose déjà de prendre un élément plus fixe pour juger la valeur d’une glande thyroïde; néanmoins les glandes de provenance identique sont sensiblement équivalentes en iode. — Il est permis de se demander comment agit l'iodothyrine et par suite l’iode qu'elle contient: on a montré à diverses reprises son influence sur les échanges nutritifs et comme corollaire son absence dans certains cas pathologiques : tout dernièrement même, M. Charrin? démontrait la présence de

l'iode dans le corps thyroïde de noüveau-nés bien portants où

issus de mères bien portantes, son abondance dans le cas de mort purement accidentelle, sa disparition chez les enfants cachectisés, nés de mères malades ou ayant succombé à certains accidents pathologiques (méningite, ‘gastro-entérite, affections pulmonaires); l’iode semblerait donc avoir une action sur le développement et nous savons, après les récents travaux sur le nanisme et l'infantilisme, la prépondérancé que prend de plus en plus la glande thyroïde dans l'évolution de l'organisme : il est donc assez vraisemblable que l’'iodothyrine Joue le rôle d’un «antidote à l'égard de la toxine encore hypothétique du myxædème », comme le pensait déjà Gleyen 1897*.

De Cyon # pense que la glande thyroïde transforme les

1 Suiffet ; Montpellier médical, 15 gillet 4900, pag. 92.

? Charrin et Boinet ; Soc. de biologie, 34 mars 1900.

3 Gley; Rapyort au Congrès de Moscou (Physiol. pathol. du Myxæd.) 4 De Gyon ; Acad. des Sciences, 13 septembre 1897.

* sels d’iode, introduits dans l'organisme par les voies diverses et qui exercent une action paralysante sur le système régulateur de la circulation, en la combinaison organique : iodothyrine qui active, au contraire, ce système régulateur. Aussi la suppression de la glande serait-elle marquée par des phénomènes semblables à ceux de l'intoxication par. T'iode.— De même pense Jaunin ‘qui, rapprochantlessymptô-" mes cliniques de l’ancien iodisme constitutionnel de ceux du thyroïdisme, montre que l’un et l’äutre, poussés à l’ extrême, peuvent produire les symptômes même bien caractérisés de la maladie de Basedow, auxquels il propose cependant de donner le nom «d'iodotbyroïdisme » pour les différencier de l'iodisme proprement dit ou du thyroïdisme idiopathique. — Pour Gautier? «l'iode mettrait en jeu l’auto-intoxication À thyroïdienne » et l’on devrait se méfier du mauvais effet de cet excellént médicament chez les sujets présentant un Corps thyroïde volumineux ou même un simple « soupçon de 5 goitre », surtout s'ils ont en outre une hérédité nerveuse, Une question du reste est encore pendante, c’est Le lieu d’action . de l'iode, est-ce dans la glande même ou au sein des lissus (Gley) que l’iodothyrine exerce son action ?

D'autres auteurs retrouvent certains des éléments de la thyroïde, Drechsel, par exemple, trouve deux bases cristalli- sées, dont l’une paraît être celle de Frœnkel et l'autre diffère . de l'iodothyrine. — Cependant Combe * admet qu'il y a dans la

thyroïde au moins deux corps: ce seraient la thyréoantitoxine - de Frœnkel qui agirait sur le myxœædème, la tétanie, les con-. vulsions — et la thyroïodine de Baumann, qui agirait sur les échanges organiques, l'obésité, le goître.

D'autres auteurs ont trouvé dans la thyroïde un ensemble

L Jaunin ; Revue médicale dé la Suisse romande, 1899, pag. 301, 2? Gautier (de Lausanne) ; Même revue, 1899, pag. 618. 3 Combe , Même revue, 1896 juillet et août.

mème Paumgärtner ‘ vit deux malades refuser la thyroidectomie parce qu'ils « préféraient être goitreux que cré:.

tins »; remarquons cependant que pour d'autres raisons ces malades ne s'éloignaient pas trop de la vérité. Il fallait pour la voir que Kocher mit la question au point en montrant que, dans les cas de crétinisme qu’il à examinés, il a loujours

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