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trouvé soit l'absence de la glande thyroïde, soit un goître …
(ce qui revient au même puisque, dans ces cas, la cellule glandulaire est comprimée puis étouffée par le tissu conjonctif et donnât pour cause au crélinisme dans l'un et l’autre cas
soit la disparition, soit l'insuffisance de la lésion thyroïdienne. La chose est entièrement admise aujourd’hui: « sous l'hyper=
t'ophie se cache en réalité une atrophie des éléments glan-
dulaires de l'organe » (Raymond ?) et Thibierge * compare
le corps thyroïde augmenté de volume des goîtreux au rein gras, qui «est souvent un gros rein, et qui physiologiquement ne vaut pas mieux qu'un rein scléreux etatrophique».
Le myxædème et le crétinisme appartiennent donc à la
même famille, bien qu'il ne faille pas établir entre eux des
rapports exclusifs: on peut rencontrer dans les pays endé-
miques des fils de goîtreux qui ne sont eux-mêmes ni goi- . 14° 7 Fe L e Vie
treux nt crélins.— MM. Régis et Gaide * sont venus encore
affirmer ces relations et donner une preuve de contrôle en
traitant les crétins par les préparations thyroïdiennes.
Ceci nous amène tout naturellement à étudier rapidement le traitement thyroïdien du Myxaœdème, qui à cause de la constance de ses résultats et en raison du vieil aphorisme
«Naturam Morborum Curationesostendunt» mérite d'être placé
au rang des grands caractères de l'affection.
! Baumoürtner cité par He di cel Sem, médicale, 1884, pag. 185.
? Raymond; Leçons cliniq. sur les mal. du syst, nerv., 1897-98.
3 Thibierge ; Soc. médicale des hôpitaux, 1897, pag. 427.
4 Gaide ; Thèse Bordeaux, 1894-95, n° 46, Régis et Gaide ; Soc. méd,de Bord,
ne
ee, à à ne produite par la médication th yroïdienne © dans les diverses formes du myxædème, — malgré l'opinion de certains auteurs, comme Virchow' par exemple, qui pense que E ‘organothérapie repose sur une base trop peu. its pour qu ‘on puisse fonder sur elle de grandes espérances, — sl reconnue parle plusg grand nombre ets'est vue qualifiée par Dieulafoy ji (us une des plus belles conquêtes de la médecine contemporaine» et par Raymond» d'une des plus belles acquisitions de Ja médecine de ces dix dernières années.» On doit de plus Jui reconnaître, au point de vuethérapeutique, le mérite d’être établie sur une base scientifique, puisque c’est à la physiologie (Schiff) que nous devons cette application de la théorie des sécrétions internes (Brown-Séquard). Nous avons vu en effet l'expérimentateurgenévois pratiquer impunémentla thyroïdectomie à un chien sur lequel il avait au préalable greffé un corps thyroïde : la même année (1884), Kocher (d'après Horsley) aurait tenté la même opération chez une myxædèmateuse; cependant c’est à Bircher d'Aarau? que l'on s'accorde généralement ! à attribuer le premier essai de ce mode de trai- : tement DE, la greffe de . se ce chirugien
- dans le péritoine d'une malade atteinte de myxædème opé-
: raloire et parce moyen atténué les symptômes ; mais. il devait
aussi constater le principal défaut de la méthode (origine du
reste de l'amélioration) qui estla résorption de la greffe et la
reprise consécutive des accidents strumiprives ; un nouvel essai devait quatre mois après confirmer ces résultats. Les
travaux de Bircher avaient eu peu d'écho: l'année suivante,
| Horsley à Londres après des expériences sur le chien, von
: Eisels berg à à Vienne, après des expériences sur le chat, propo-
1 Virchow Société de Médecine de Berlin 15 nov. 1898 (Sem. méd. p. 397). 2? Bircher Volkmaun’s Sammlung Klin. Vorträge 1890. p. 3393. EL ST je do.
sent à nouveau l'opération, qui est réalisée par Xocher (1889); Lannelongue et Legrour, Bircher encore, Serrano et Beltencourt, Merklen et Walther': les résultats étaient bons mais … temporaires, n'agissant que pendant et par la résorption de : la glande greffée, — de plus ils exposaient le malade aux | chances d’ Da ou chirurgicales graves et renouvelées; la ; méthode fut donc abandonnée malgré l'avis de Cristiani?, qui croit que l’atrophie du fragment greffé n’est pas fatale et peut être évitée, malgré des résultats durables comme celui de Gibson*. — Un cas d'intoxication a forcé Jaboulay * à x renoncér et M. Mossé* indique la greffe (à un fragment comme préférable à celle d’un lobe entier.
Du reste, une nouvelle méthode avait déjà pris naissance de l’expérimentation : Æroald, de Strasbourg ‘, avait fait des injections sous-cutanées de suc thyroïdien, que Pisenti? pro posa de réaliser dans un but thérapeutique : Vasale* Gley® font alors presque en même témps des expériences dans le but de remédier aux effets de la thyroïdectomie : ils: emploient de préférence la voie intra-veineuse, n’obtiennent pas que des succès, mais arrivent à supprimer dans tous 4 les cas les accidents convulsifs. Gley fait même trois essais malheureusementinterrompus sur des malades. La première guérison obtenue chez l'homme par la méthode des injections sous-Cutanées est celle de Murray‘, qui se sert d'un
1 Lannelongue et Legroux Soc. b'ologie 1890 p. 135.— Bettencourt et Serrano i Congrès de Limoges, 1890. — Merklen et Walthe: Soc, méd. hop. nov. 1890. à
? Cristiani. — Archives de Physiologie, Janvier 1895 p. 65. HS
3 Gibson (cité par M. Mossé) Brit. med, Journ: 11 Janvier IRD
# Jabouluy; Lyon médical, 21 mars 1897.
Mossé; Congrès de Montpellier (Rapport), 1898.
6 Ewald; Berliner klin. Wochenschrift, 14 mars 1887
7 Pisentiet Viola : Acad. medico chir, di Perugia, ? mars 1890,
8 Vasa'e; Riv. di frenatria, 1891.
ÿ Gley ; Soc..de biologie, 1891, p, 2h0,
19 Myrray ; Brit, med. Journ., 10 octobre 1891, p. 706,
mélange à parties égales de suc thyroïdien et de glycérine additionné de 0,50 °/, d’ acide phénique. Vermehren préfère Pal extrait glycériné un extrait alcoolique, £rvald, un extrait aqueux. Boüchard' obtient lui aussi une amélioration très | nette par cette méthode.—Elle est vite réglementée : on admet
qu'il y a lieu d’instituer un « traitement curatif », qui coni-
prenait deux à trois injections de 1 ce, 3 de la los précédente par semaine, ce qui correspond à un corps thyroïde 3 ou un corps thyroïde et demi: c'est là une dose énergique, aussi devait-on surveiller le malade pour diminuer la dose à la moindre accélération cardiaque et pour cessér dans le cas de fièvre accompagnée de rachialgie ou de con gestion de la face : ; — à ce traitement curatif devait succédér “un « traitement d'entretien »:; mais ici survient une diffi- culté: quelle est à ce moment la dose nécessaire et suffi-
… sante? Combe propose comme critérium la température, et
Ja «ration d'entretien » devient celle qui suffit pour main-
… tenir la chaleur animale à son degré physiologique. — Cette
méthode produit de si bons effets qu'elle fait rapidemént délaisser la méthode des greffes ?, dont elle devait cependant, au bout de quelque temps, partager l'abandon: les
liquides extraits de la thyroide étaient difficiles à préparer et difficiles à conserver; leur stérilisation par une vive cha- leur où par un antiseptique un peu énergique n’allaient pas sans atténuer le principe actif, quelques accidents septiques et la douleur ressentie par le malade devaient la faire
oublier. — Une méthode intermédiaire, pour ainsi dire, est
. celle des lavements de substance th, yroïdienne que Brown- Sequard avait prévue (Société de biologie, 1889), mais que … Hersen (1893) appliqua le premier: la crainte de voir la porte
1 Bouchard ; Mercredi médical, 5 octobre 1893. 2? À son apogée, elle a fait l’objet de la thèse de M. Derrien, Paris, 1892-93,
Lt
= s CREER Æ TR d'entrée altérer le principe actif et par suite la rapidité du suc- à cès fait délaisser ce mode d'administration; cependant, € est 7 encore le meilleur procédé pour traiter les idiots myxædéma-
teux et les myxædémateux congénitaux (Combe), à moins que l'on ne préfère la méthode employée par Bang" et par Mossé el Cathala?, qui ont amélioré l'état athrepsique d'un nourrisson goitreux en traitant par l’opothérapie la mère (goîtreuse ; - elle-même). Les lavements pourront être employés aussi chez | les malades dont la déglutition est entravée ou dont la :
répulsion pour l'ingestion ne peut être vaincue. Ïl importe
donc de noter ce procédé.
Mais actuellement la méthode de choix est l'ingestion de = la glande : elle a été appliquée en même temps par Howitz,
de Copenhague (mars 1892), qui obtint l'amélioration d'une cachexie pachydermique par l'emploi de thyroïdes de veau à peine cuites et par Mackenzie * et Foxr* (octobre 1892), qui . firent ingérer, l’un une thyroïde de mouton fraîche el crue, : l’autre l'extrait de la glande. — La méthode était créée, |
malgré quelqués contradicteurs (Schwartz, von Eiselsberg, Godart-Danhieux)*; Vasale pouvait, dès 1893, citer 25 succès.
On peut l’emplover sous trois formes ; suivant que l’on s'adresse à la glande fraîche, sèche ou préparée. La pre-. mière forme fengestion de qlandes fraiches en nature) est : scientifiquement la meilleure à l'heure actuelle, puisqu'on n'est pas encore absolument fixé sur le principe actif de la + sécrétion thyroïdienne; la pathogénie nous indique dans le myxædème unehypothyroïdie, nous redonnons à l'organisme,
1 Bang ; Berliner klin. Wochensch,, 1897.
? Mossé et Cathala, Académie de Médecine, 1898, p. 420.
3 Howitz; Coemmunic. au Congrès des natural, scandinaves, juillet 1802, -
Observation in Deutsche med, Wochensch., 16 mars 1893, pag. 256. 4 Mackenzie; British medical Journal, 29 octobre 1892, p. 310. 8 Fox; td. p. 941, * Godart- Danhieux ; Journal de la Soc. des Sc, med. et mate, Bruxelles,
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