PAPE ANT ES CE D
qui saura mieux que nous distribuer à chacun sa tâche, tous
les principes élaborés normalement par la glande. Nous
: choisirons des animaux de grande taille, on connait, en effet,
; de plus en plus, les relations de la thyroïde avec le dévelopcn, — jeunes, car leurs glandes doivent avoir un pouvoir antiloxique plus énergique, — dont la thyroïde se . rapproche par certains caractères de celle de l'homme, sa richesse en thyroïodine (Baumann\ a fait choisir celle du mouton, animal qu'on peut aussi se procurer facilement et qui est réfractaire dans une certaine mesure à la tuberculose: ce sont à peu près là les seules données du laboratoire utilisables en pratique, car on ne connait guère les É périodes d'activité et de repos de la thyroïde, la préparation physiologique des animaux (dont les grandes lignes fonda- ;. mentales sont exposées par Gilbert et Carnot!) , ne serait pas possible, du moins dans nos boucheries, et l’on ne peut guère demander aux éleveurs de. créer des espèces sélec- tionnées en vue d’une glande thyroïde plus active pour traiter une maladie relativement rare comme le myxœdème. - La glande étant bien reconnue et enlevée, il faudra lui éviter toute cause de détérioration qui pourrait, soït atténuer ses principes actifs, soit produire des propriétés nocives qui pourraient déterminer, par exemple, des accidents de botu- - lisme : ces deux conditions opposées . créent une voie assez . étroite ; les antiseptiques trop forts ou trop faibles doivent ; être écartés, il nous semble que la dessiccation, après adjonc- - tion d’une petite quantité de formol, à une température ne dépassant pas 30°, suivie du maintien dans le vide (Lépi- 3 nois) est encore le procédé le plus simple, qui risque le ; moins d’altérer les propriétés de la glande, tout en nécessi-
1 Gilbert et Carnot; Rapport au Congrès de Montpellier 1898, l’Opothérapie, monographie clinique. 1898, p. 2.
— 38 — 5 54 tant le contrôle par un laboratoire de l organe fourni parle boucher. Notons aussi le procédé ingénieux de Gilbert et Carnot, qui acidulent la glande avec de l'HCI qu'ils neutralisent ensuite par de la lessive de soude; le reliquat d'HCI est transformé en Na qui, étant en petite quantité, sera k même utile soit pour la filtration, soit pour P absorption.
On a proposé de donner ces glandes crues, dépouillées de leurs parties conjoncetives et adipeuses, simplement hâchées :. (Mackenzie), étendues sur du pain en Sandwichs (Vermehren), triturées dans du bouillon tiède (Schrætter) ou du lait, en boulettes dans du pain azyme (Brissaud et Souques), incor-. porées dans des ovules ou des cachets, ete.; les circonstances indiqueront, du reste, les moyens à piece La dose sera indiquée en poids de glandes, car pour les lobes, le poids varie de 0,80 à 4 grammes environ, et la teneur en iode de 0 mgr. 26 à 1 mgr. 55 (Baumann). :
M. Mossé propose la pratique suivante : « On commence à prescrire À à 2 grammes de glande fraiche par jour; sui-
vant l'effet, cette dose est conservée ou portée à 3 el 4 grammes ou diminuée et même supprimée si l'on voit survenir des symptômes de thyroïdisme »; — Combe commence aussi par de petites doses pour arriver à 3 grammes par jour, qu'il maintient pendant une période de cinq à huit jours, suivie . de cinq jours de repos.— La méthode de Combe etdeM.Mossé a plusieurs avantages, notamment celui de permettre de