‹ Du MyxédèmeChapitre 43 sur 52 · PEN) PEUT TRS VOIRIE ST GORE DOUTE TR A PT NUS KM · texte numérisé non relu

PEN) PEUT TRS VOIRIE ST GORE DOUTE TR A PT NUS KM

de la maladie de Basedow s’accentuaient pour s’atténuer ensuite.

Quelque temps après, on remarque une enflure des pieds et des

-jambes, qui ne cédait à la pression du doigt que pour reprendre

immédiatement sa forme ; peau tendue, grisâtre, luisante, sèche et :

glabre, Au cœur, simple tachycardie (120-140). Urines : pas d’albumine, mais quantité considérable d'urates, — À la face, les joues ei les lèvres élaient gonflées ; les paupières simplement ridées. Bille perdit huit dents en deux mois. Les cheveux et les poils des aïsselles devinrent rares. — La température était de 3622, 3695. Sensation de froid et de fatigue extrême. Anémie et insomnie, — Kovalevski remarqua que l'état post-épileptique de la malade 2 n était plus le mème : auparavant elle se levait, travaillait et cau- sait: maintenant elle restait alitée, faible, tout à fait apathique et indifférente à son entourage et mêm®? à ses besoins. Elle était devenue d'une extrême lenteur physique et psychique : « elle

n’avait pas envie de penser », était très lente à répondre, ne le

faisait que par monosyllabes et pas toujours justes. La voix était

… et d’une salive épaisse et collante qui remplissait la bouche. La physionomie était sans expression et elle ressemblait à une pero sonne à demi-endormie, — Les.phénomènes dela maladie de Basedow rgstaient les mêmes.

Des baïns chauds, des toniques et la galvanisation du sympa- thique amendèrent les gonflements et les symptômes de la maladie de Basedow. La glande thyroïde, qui augmentait avec les accès de Es épileptiques, ne subit aucun retentissement du fait du

myxædème. | é *

OQBSERVATION VII

” ord (xe international des sciences médicales de Berlin, 4 août 1890 — in Semaine médicale)

Ord dit que dans certains cas le myxædème est précédé d’un gonflement de la glande qui a quelquefois disparu quand le médecin examine le malade.”

Il a vu dans un cas un malade chez lequel les premiers signes de myxædème coexistaient avec le goître et l'exophtalmie.

monotone et la parole indistincte à cause de l’enflure de la langue.

OsservariON VIIT (Résumée) Sollier (Revue de Médecine, 1891, XI. p. où

Mile P..., 31 ans. Antécédents: une sœur hystérique. Elle-

même toujours très nerveuse ; très émotive, agoraphobie.

En janvier 1890, ses yeux qui jusque-là n'étaient pas saillants | (Sollier l'a constaté sur des photographies) commencent à faire

saillie surtout à gauche. Cette exophtalmie augmente, les paupières se rejoignent à peine dans l'occlusion ; le regard est fixe, brillant.

La vue est ‘moins bonne qu'autrefois. Tout l'appareil musculaire . de l'œil gauche est légèrement parésié sans qu’il y ait cependant … de diplopie. — Les règles sont troublées depuis cette époque; . aménorrhée pendant 3 et 4 mois quelquefois. Polyurie et pollakiurie À par périodes ; mictionimpérieuse ,quelquefoisinvolontaire,nisucre, ? ni albumine. — Violents maux ‘de tête. Voix un peu rauquepar … moments, pas detoux.— Tremblement très marqué, à pelitesoscil- …

lations, rapide, caractéristique. — Ni élévation de la température,

-nisueurs. — Le pouls est à 117, Elle n’a pas de palpitations; 1 mais 4

souvent douleur vive à la pointe du cœur.

Le cou n’est pas très volumineux; on sent même très peu les corps thyroïde, quiest plutôt atrophié. Mais le phénomène qui a le 3

plus frappé la malade et sa famille en dehors de l’exophtalmie, c'est

une bouffissure intermittente qu’exagèrent les époques menstruel- ; les, la fatigue et les émotions: on la voit sur la figure el notamment : aux lèvres où elle empêche quelquefois la parole. Cou et creux

sus-claviculaires sont comblés par un œdème.rion dépressible.

l’ædème des mains gêne les mouvements surtout quand vient S'y ajouter le tremblement ; — aux jambes plus marqué le soir, .

inégal pour les deux membres : chevilles (droite) : 25 (gauche) : 24;

cou-de-pied (D )22 1/2, (G.)22 ; 10 centim. au-dessous de rotule (D.)

34 (G.) 35 ; 10 centim. au-dessus [D.) 41, (G.) 42. — Pas de trou- : bles de la sensibilité générale. Au thorax mensuration difficile, | mais la malade est obligée après chaque période menstruelle de *

resserrer Son corset. Résistance électrique : 1.700 ohms. Le lraitement électrique et l’hydrothérapie firent disparaître

rapidement émotivité, maux de tête, pollakiurie et polyurie, bouf- : fées de chaleur. Le gonflement ne revient qu'au moment des épo- :

ques et dure peu.— La résistance électrique augmente rapidement . 3.000 ohms (24 mars}, 3.700 (6 avril}, 7.000 (1° mai). Pouls tombe

de 117 à 86 (6 avril) et à 72 (1 mai). Urines normales. Tremblement et exophtalmie ont presque disparu. Six semaines plus tard, la guérison s'élait maintenue, $auf une légère diminution de la résistance électrique. Au mois d'octobre la malade allait bien. |

Les symptômes de myxædème sont peu marqués dans ce cas en dehors de l’œdème: ils seront plus nets dans le cas suivant du même auteur.

OgservarTion IX (Résumée) Sollier (Revue de Médecine 1891, XI p. 1004)

“Mme L...,39 ans. Hérédité : asthme chez les grands-parents, rhu-

matisme chrouique d’une tante. Antécédents personnels normaux. Mariée, une grossesse, a eu des ennuis avec son mari qui est mort de delirium tremens, ensuite ävec sa famille ; remariée.

C'est à ce moment qu’elle présente les premiers accidents de sa maladie, mais elle n'y prit garde qu'il y a deux ans. Douleur vive dans la paume de la main droite, puis de la gauche, enfin des deux eu même temps, douleur qui l’empêchait de fermer les mains complétement : elle avait de la raideur et de la gêne douloureuse dans les mouvements des doigts ; pas de gonflement. — Au bout de quelque temps gonflement assez considérable de la main gauche puis de la main droite. — Bientôt après, douleur dans le genou droit, Le pied et la jambe de ce côté commencent à enfler; entin, ce fut le tour du côté gauche. Cette sorte d'ædème était intermittent, très marqué le soir — et certains jours. <

Le caractère ne tarda pas à se modifier: elle devint d'une émotivité très grande, pleurait sans molifs, avait quelquefois des étouffements et des sensalions de constriction à la gorge. L’appétit devint capricieux. Le sommeil était irrégulier, léger, insuffisant, La malade avait des sensations de chaleur el même des sensations de brülure aux pieds, quelquefois avec élévation de la tempéra- Lure: elle était prise vers » heures du soir de frissons et se réveillait vers? heures du matin avec une chaleur intense, des sueuts et une

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