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OBSERVATION XXII (résumée)
Joha Furlow (New-York med. journ. 26 sept, 1896.— R. S. M. 1807 XLIX pe 2). ss
L'auteur lui-même ie ce cas comme douteux :
Femme de 46 ans, souffrant depuis huit ans de maux de gorge. ; Depuis 4 à 5 ans, la parole était difficile, la bouche restait ouverte et.
la malade respirait par le nez. La face paraissait enflée et les yeux È
un peu saillants. — Dans les deux dernières années, la malade s'était affaiblie et avait maigri de 15 livres environ. Dyspnée, respiration ‘à rapide. Pas de troubles digestifs ; rien d’anormal dans l'urine. Lan- . gue épaissie avec tendance à faire saillie au dehors. Voile du palais, PS
piliérs postérieurs très épaissis, un peu pâles et sans ulcération.— On ne pouvait percevoir la glande thyroïde. Pouls 108. Ts
L'épaississement de la luette, du voile du palais et du larynx obse truait le passage de l'air par les fosses nasales ; — l’œdème du lar yox et la rigidité du voile du palais amenaient la difficulté de la parole. Cet épaississement était causé par du tissu muqueux (examen d un fragment). — L'extrait thyroïdien fut sans résultat.
, < a Dante XXIII (résumée).
D Pasteur (Clinical uen. London — The Lancet 29 aoùt 1898, p. Rue &
Fe
‘ Femme de 65 ans souffrant d'un goître exp a leid Ge qui avait È :
étés suivi de bradycardie. Les symptômes de la maladie de Graves se “4 produisirent d’une facon plutôt aiguë il ya 24 ans, à la suite d’une ss
opération gynécologique. A ce moment, les symptômes étaient typiques : 430-140 pulsations à la minute, goiître, exophtalmie, tremble
ment. Actuellement le goître a été suivi d’une atrophie presque complèté de la glande et le pouls est tombé à 40-50 par minute. Les seuls 4 symptômes de goître exophtalmique qui aient persisté sont LÉsopRe É.
talmie et le tremblement. : + Pasteur a aussi constaté chez cette malade une hypertro ophie sens
sible du ventricule gauche et une lésion aortique probablement a:
athéromateuse, Il ajoute: « Il n'y avait pas de symptômes de myx@s :
Ares |
dème à l'exception d'une extrême sensibilité au froid et d'une voix un
peu suggestive (raucité). La lésion du cœur était semblable à celle
qu’on rencontre dans les autres cas de brad ycardieet il pense par dessus
- tout que la hradpesrats était plutôt due à ke lésion cardiaque qu'au . | myradème Frost :
Le D' Horison l’attribuerait plutôt à à l'atrophie thyroïdienne à cause
. son accentuation quand la malade est excitée. Le D' Daviès discute ee D jadton du myxædèmé après la maladie de Graves: Le D' Havillard. Hall a dernièrement vu un malade atteint de maladie de Grave depuis douze ans et qui avait maintenant quelques-uns des DISTRÈFS signes du myxædème. | Le D" Pasteur réplique (ce qui nous expliquera sa résistance à LE nat le myxædème) que «association du myxœdème et de la . maladie de Graves ne peut pas être commune ». Certainement dans tous les cas de myxædème on trouvait presque toujours au début une histoire d’ agrandissement primitif de la thyroïde ; aussi la possibilité da myxœdème a été constamment présente à son esprit; mais elle ne lui a pas paru démontrée. Du reste la malade a perdu du poids pendant la maladie, et le traitement thyroïdien, impuissant, a dû être abandonné parce qu'il causait ie DRIpraboee
PME à \
| OBSERVATION XXIV (Résuméc)
D Rs Gautier sa Médicale de la Suisse Romande, 20 novembre 1898, p. 625)
Mile * 95 ans. domestique, originaire d’un village de la faute- Savoie, où le goitre est endémique. En avril 1894 la malade présentait au complet tous les symptômes de la maladie de Basedow : saillie de globes oculaires, occlusion incomplète des paupières ; goître assez volumineux pulsatile ; ; battements exagérés des carotides : pouls à 120 au repos, s’élevant à 140 ou plus par l'exercice ou l'émotion; tremble ment rythmique intense des mains. Comme phénomènes subjectifs et généraux : amaigrissement : nervosisme, émotivité, insomnie ; batte- | =. ments bruyants dans la tête. Le cœur n’est pas augmenté de volume et ne présente d'autre signe que la rapidité et l'intensité des battements, Poumons, digestion et menstruation normaux. L'urine, | d’abondance et de coloration habituelles, renferme de l’albumine (fait |. plus fréquent qu'on ne croit dans le goître exophtalmique).
: La malade est traitée par des pilules de 0,20 centigrammes d'ergo-
tine associée à quantités égales d’exirait de valériane et de tartre fer-
rico-potassique et par des douches chaudes suivies d' un arrosage froid très court. — Au bout de sept semaines: pouls 90, battements du goître et des carotides très atlénués ainsi que le tremblement, yeux: bien moins saillants, albuminurie disparue, poids er de
1500 gr. La malade put reprendre e son service.
En décembre 1895, rechute. La malade’ entre à l'Hôpital Butini
avec des symptômes analogues, mais moins intenses, surtout du côté du tremblement et du nervosisme, plus d’albuminurie. Le même
traitement amène une amélioration rapide qui permet à la malade de
sortir au bout de cinq semaines et dure jusqu’au mois d’août. Cepen-
dant depuis quelques mois, elle ressentait des symptômes tout nou-
veaux pour lesquels elle revint.
A son entrée (25 août 1898), le type si caractéristisque du goître exophtalmique avait non seulement disparu; mais était remplacé par un nouveau faciès pathologique. — J'avais devant moi, au lieu du se visage émacié, des yeux saillants, de l'expression animée de la phase précédente, le masque élargi, inerte d’une myxædémateuse. Les yeux font encore une légère saillie, mais l'occlusion des paupières est
complète. Les cheveux sont devenus rares et tombent abondamment, les joues, les lèvres et toute la partie inférieure de la face sont gonflés par une infiltration dure dans laquelle le doigt ne laisse aucune
empreinte, l'attitude générale n’est pas moins modifiée : au lieu dela névropathe pleine de vivacité d'il y a trois cn il s’agit maintenant 3 d’une apathique, à mouvements paresseux, à # parole lente et un peu
saccadée. :
La malade me raconte qu l ya4,5 mois son visage a commencé
à enfler et que depuis quelques semaines est venu s’y joindre un état
de faiblesse, d’anéantissement qui la met dans l'impossibilité de faire son ouvrage. Elle a de fréquents battements de cœur pendant la nuit, #* où elle dort mal, tandis que le jour elle est constamment somnolente. — La peau est sèche aux extrémités, qui ne sont pas enflées, car, en =.
dehors de la face, les creux sus et sous-claviculaires seuls sont tendus
et effacés. Le système pileux des régions autres que la tête est intact. . J — Menstruation normale. Pas d’albuminurie, le pouls est lent, régulier, bien frappé, entre 60 et 70. Bruits du cœur normaux, palpitations n paraissent donc purement subjectives. — Enfin le goître pulsatil assez
EE
volumineux a élé remplacé par un corps thyroïde de dimensions normales, mais dur, comme fibreux à la palpation.
Le traitement s'imposait : chaque jour deux pastilles d'extrait thyroïdien (Kælberer) et repos à la campagne. Dès la première semaine, l'état subjectif s’est amélioré (sommeil, énergie), mais l'aspect de la face était resté le même. Cependant Gautier ne croit pas devoir augmenter les doses, car on pourrait rappeler les symptômes base dowiens.
Eu 1899! le gonflement myxædémateux de la face a disparu sous l'influence de 15 pastilles de Kälberer 15 jours par mois. Elle mange : et dort bien et a retrouvé son activité mentale. — On sent cependant
par la palpation que le traitement thyroïdien n’a pas se la hype de s’atrophier.
OgservarTion XXV (Résumée). | - Faure (Presse Médicale, 23 septembre 1898, p. 174). Mlle Do.., 45 ans. Pas a’hérédité goîtreuse, nerveuse ou cardiaque, ‘antécédents excellents, mère de deux enfants. Le mari ni syphili- * tique, ni alcoolique.
En 1886, à 32 ans, elle a commencé à souffrir de palpitations dont elle attribue la cause à des chagrins violents et répétés. Trois ou qua- tre mois après, la famille de la malade lui fit remarquer que ses yeux devenaient gros, saillants et brillants dans un temps relativement court et sans cause. À partir de ce moment, le caractère changea : elle devint fantasque, irritable, et cela en très peu de temps. En 1892, les accidents précédents ne s'étant pas amendés, la malade | s’aperçut qu’elle ne pouvait plusboutonner son col à cause d'un goître du volume d’une mandarine, qui s'était développé sans qu’elle y prit
À garde. L’exophtalmie augmenta d’une manière notable. La malade
se plaignit de céphalalgie, de sueurs, de bouffées de chaleur ; les règles devinrent moins abondantes et moins régulières ; il survint des
ee - périodes de diarrhée violente.
En 1894, M"° D... devint dyspnéique, avait le soir de l’œdème
ES aux malléoles, était souvent prise d'accès d’oppression et dormait mal.
. Mais, à la fin de cette année 1894, il se produisit une amélioration :
‘1 Revue médicale de la Suisse romande. 1899, pag. 618,
di. | 41
TRUE à
à oscillations rythmées, menues et rapides. Elle s'énerve vile en.
les règles redevinrent régulières, le goitre, qui avait attemt le volume du poing, revint au volume primitif d'une mandarine. Quantaux autres symptômes, ils subirent des alternatives de dépression et d'exacerbation. Cette amélioration hésitante se maintint jusqu'au jour où la malade entre à la Salpétrière (elle avait déjà en dix ans con-
sulté 52 médecins), à cause de l'apparition de symptômes nouveaux :
son visage et son cou devenaient bouffis par périodes depuis environ : . trois mois. Depuisce même laps de temps, elle se trouvait somnolente, fatiguée, hébétée. Son activité intellectuelle diminuait et elle était effrayée par l'affaiblissement de sa mémoireet de sa volonté. ‘Elle avait à ce moment 42 ans et était pauvrement réglée. Les. . différents symptômes basedowiens persistaient, les accès de sueurs, de diarrhée, de colère étaient moins fréquents mais gardaient leur intensité. Le régime Jacté fait diminuer les œdèmes, qui augmentent quand elie mange. ; En juin 1896, la malade nous paraît agitée d'untremblement général
racontant son histoire et fait de visibles efforts pour se calmer. D’ailleurs, elle se trouve très calme relativement à ce qu’elle a été.
La face est large, la peau et le tissu cellulaire sont épaissis et de Æ consistance dure. Le regard est brillant, il y a une exoplitalmie considérable et un léger nystagmus continu. Les carotides sont animées de battements violents, visibles au dehors. Il existe un petit goître 4 dur, du volume d’une peus mandarine, non SÉPañse ni pulsatile, ni soufflant. :
Le pouls est fréquent (100), fort, vibrant, acute, révèlant des faux pas cardiaques. Le cœur est gros, les battements en sont violents et arythmiques, on n’y entend point de souffle. te
Le bruit de la respiration est rude, dans les deux régions sous- ce 4 viculaires. Il existe un peu d'œdème des malléoles. L'état général de la malade est assez bon, lorsqu'il n’est pas troub'é par les acci- # dents transitoires : palpitation, dyspnée, diarrhée, sueurs, etc. :
À partir du 1° juillet 1896, la malade est soumise à un régime « composé de lait, pain, œufs et légumes verts et au traitement 1hy- + roïdien (par jour 0,25 de thyroïdine de Bowmann au 1/1000, qui est $ remplacé, à partir du 27 octobre, par un demi-lobe de thyroïde frai- + che tous les deux jours). ee
Dès le 27 octobre, on remarque que la malade dort . bien, a ne . :
appétit, ne ressent ni palpitations, ni suffocations. La bouffissure de Ja face à un peu augmenté, mais les œdèmes transitoires du corps et des membres inférieurs ne se reproduisent plus. Les battements
carotidiens ont disparu, le pouls est à peu près régulier (140); le cœur n'a plus de faux pas. L'aspect du goître et des yeux est resté le même ; la malade n’éprouve plus d’apathie intellectuelle.
Le traitement thyroïdien, cessé à cause d'accidents bronchiques (tuberculeux), est remplacé par une longue médication digitalique (Le janvier à 1# juillet 1897) qui fait disparaître les œdèmes, la dysp-
née, le battement des carotides, calme le pouls (100) et le régularise ; les yeux et le goitre diminuent de volume; les périodes de
- sueurs, de diarrhée et d’excitation deviennent plus rares ; l'humeur
L est meilleure. L'affaiblissement physique et intellectuel a disparu,
mais la bouffissure de la face a persisté par périodes . La malade se
trouve mieux et se juge méconnaissable.
Le 1e juillet, on reprend le corps thyroïde ; il fait « fondre » la face
et les membres, mais affaiblit la malade, rend le pouls faible, petit,
irrégulier. Le goître, l'exophtalmie, la bouffissure ont presque com-
plètement disparu, et l'esprit est devenu aussi vif qu'auparavant ; on
reprend la digitale.
En novembre 1897, la malade présente des accès de contractures douloureuses des extrémités {tétanie} et de fourmillements continus dans tout le corps. Elle ressent une fatigue généralisée, la boufis- -sure du visage a reparu plus intense que jamais, mais non l’exoph- - talmie. Le corps thyroïde est réduit à une petite masse dure à peine perceptible. Les jambes sont très enflées/ le pouls faible et irrégu-
lier. La diarrhée continue, très violente. La tétanie augmente, puis estenrayée par la thyroïdine.
Le 6janvier, la malade entre à l'hôpital Saint-Antoine avec tous les signes d’une asystolie grave. La face est restée large et lunaire, n’est plus aussi bouffie, les yeux sont restés saillants et brillants. IL y a,.en outre, des accès fréquents de tétanie. Mort le 8 janvier 1898. . ï Autopsie. — Aux poumons, quelques tubercules en voie de ramollissement. Cœur gros, non dégénéré, sans lésions valvulaires. Foie, ‘ rate, reins congestionnés, Centres nerveux et glande pituitaire normaux; pas de lésions bulbaires.
Corps thyroïde, — Triplé de volume, poids 100 grammes, paraît hypertrophié ; il est ferme et constant, se coupe très bien. À la coupe,
où voit qu'il est entièrement formé de nodules saillants, ronds et
rappelant l'aspect adénomateux ; il est parcouru par des travées scléreuses. L'examen histologique montre que ces travées sont volumineuses, les petites cellules plus Dose y a en outre, des lésions vasculaires. |
Les nerfs du cou (pneumogastrique, grand sympathique) ont l'as. pect macroscopique et microscopique normal. [l est probable que le.
sympathique a été comprimé par le corps thyroïde, car celui-ci , dur £
et volumineux, s'est développé en arrière plutôt qu’en avant; la face
postérieure du lobe droit a dû, notamment, comprimer le sympathique contre la colonne vertébrale et rejeter en arrière les carotides, la veine jugulaire et le pneumogastrique ; la trachée a été aplatie en
fourreau de sabre.
Le tissu cellulaire de la face est épaissi et dur et ne garde pas
l'empreinte du doigt ; à la coupe, il ne s’en écoule pas de liquide. Aux membres inférieurs et au tronc, ces deux caraclères, qui marquent l’æœdème cardiaque, existent au contraire. à
M. Faure conclut à du goître excphtalmique ayant amené des accidents d'insuffisance cardiaque; puis sout apparus, peu à peu, des symptômes de myxœædème, qui ont nécessité l'emploi du traitement thyroïdien (allerné avec la digitale pour soutenir le cœur). Il fait remarquer que le corps thyroïde, qu’on avait cru diminué de volume
sur le vivant, avait, en réalité, triplé et constituait un goître paren- |
chymateux, qui comprimait le sympathique : mais il n’émet aucune hypothèse sur la cause p’imitive de l'hypertrophie thyroïdienne.
La naissance du myxœdème et la fin de la maladie de Basedow ont chevauché l’unesur l’autre de manière à coexister pendant deux années environ.
OBsenvarion XXVI. (Résumée) Howard Morrow, de San Francisco (Brit. Journ. of Dermatol, juillet 1899),
(in Journal des Praticiens, ?4 février 1900).
LE ; + sr Fe ' È à STE Une femme de 45 ans vit survenir un œdème dur, symétrique, audessous de ses chevilles; en deux mois cet ædème s'étendit aux deux
membres inférieurs ; puis en huit mois il gagna la face, particulièrement les paupières inférieures. En même temps, les mouvements
étaient devenus lents, les forces avaient diminué, la face avait perdu