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lâter le terrain ; la chose n’est pas inutile, alors surtout qu'on s'adresse à des vieillards, à des enfants'et à des femmes, âge. et sexe susceplibles, et à des malades chez lesquels les réac: tions de l'organisme sont très lentes, l'estomac vite fatigué à et les voies d'élimination (peau, rein) souvent altérées. -
1 M. le Professeur Baumel a cependant pu faire supporter pendant plusieurs
joûrs à un enfant de 13 ans une dose de | gr. de thyroïde fraîche sans observir d'autres accidents qu'une perte de poids. (Mossé, Rapport, pag. 117.)
ne on ne doit pas “oublier que le traitement, destiné à remplacer une sécrétion physiologique, doit être continué
toute la vie.
Ces doses curatrices sont donc remplacées et conlinuées
par des doses d'entretien : 2 grammes (un lobe environ) tous
les deux, trois, quatre ou cinq jours; Marie et Guerlain '
ont conseillé de réduire le traitement (hyroïdien dès que se manifeste la « réaction thyroïdienne » marquée par de la céphalalgie, de l'anorexie, de la polyurie, une élévation de
température et une accélération du pouls, de l’insomnie,
des douleurs dans les membres,— et d’instituer le traitement d'entretien quand les modifications d'aspect de la face, Ta diminution du poids, la repousse des poils et l amélioration mentale sont devenues suffisantes. On évilera ainsi aux myxœdémateux, bien qu'ils soient assez indifférents à la gué-
rison et ne se Jettent pas sur le remède avec l’avidité de telle jeune femme qui désire maigrir, des accidents d'intoxication : thyroïdienne. On devra, néanmoins, surveiller les malades pour voir, d'une part, si ces phénomènes d’'intolérance ne se manifestent pas et, par contre,s’ilnese produit pas des phé-
nomènes d'accoutumance à la médication, marqués par la reprise des symptômes myxædémateux.
Si la glande fraiche est plus active que toutes les autres préparations, il est aussi plus difficile de se la procurer et surtout de la conserver. Aussi, a-t-on pensé à l’employer sous une autre forme : ingestion des glandes sèches. On oblient
| une poudre totale en desséchant la pulpe glandulaire dans
le vide à une température voisine de 45°, mais ne dépassant - pas 50° (Lépinois), puis en pulvérisant; on peut y ajouter
de l'acide borique par précaution antiseptique et du sucre de
lait pour favoriser la conservation et la pulvérisation. Cette
poudre totale est, la plupart du temps, comprimée en tablet-
1 Marie et Guerlain ; Soc. méd. des hop. 9 février 1894.
tes: elle a, comme la glande fratèhe: l'avantage de faire absorber toutes les parties de la thyroïde : les parties acti-
ves y sont donc forcément contenues. Le promoteur de ces” poudres sèches est Wifhe (1893) dont le «thyroïdinum 3 siccatum » fut employé à différentes reprises avec succès par Daviès à la dose de 0,90 centigr.; — la plus connue est celle de. Merck (de Darmstadt), dont 0,60 centigr. correspond. à une glande de mouton; citons celles de Bentzon, Vermehren,
Burrough et Velcome dont chaque tablette correspond à 0,10 centigr de principe actif, — de Castillon, de Chaix et Rémy (0,25), — d’Yvon et Berlioz (0,35), — de boie (0,70). :
On peut se procurer ces “préparations très Holmes
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trop facilement même, et c’est principalement à légard
de ces produits, qu'on à vu F. Franck, Lanceraux, Potain,
Huchard ! demander que la vente n’en soit permise que sur l'ordonnance d’un médecin. On pourra éviter ainsi des acci-. dents de thyroïdisme, quoique ce que nous avons surtout | à craindre de la part de ces préparations sèches, qui s'altè=
rent vite, et qui sont souvent destinées à vieillir dans les
bocaux d’un pharmacien, sont des accidents comparables
à ceux du botulisme, et dont Lanz et M. Mossé ont bien
déterminél'origine spéciale aux tablettessèches. M. Bréard ? propose, pour parer à cet inconvénient, un bouchage spécial ‘antiseptique du bocal, qui permettra d'y volatiliser quelques gouttes de formol toutes les fois qu'on aura à l'ouvrir. — M. Vigier? avait déjà proposé d’enfermer dans des Cap-. 4 sules ces préparations intimement mélangées avec du biborate de soude et de Ia poudre de charbon, - 4. Denaeyer’ ses. =
! Académie de médecine, 10 janvier 1899.
? Bréard ; Thèse Paris, 20 décembre 1899, 3 Vigier, Bulletin soc. thérapeutique, 11 déc. 1895, cité par Mossé.
* Denaeyer; Médecine moderne, 1897, p, 615, cité par Mossé.
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