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albumoses et. Maurange ses péptones de corps thyroïde. - Mais ces derniers produits appartiennent déjà à la troisième forme de préparations thyroïdiennes, les glandes thy-
roïdes préparées que nous allons rapidement examiner. Les
premiers produits consistaient en thyroïdes simplement
débarrassées des parties inutiles comme les graisses qui
auraient rendu les préparations désagréables et facilité leur décomposition ; elles portent, en général, le nom de «thyradènes»; la plus connue est la thyradène Knoll, dont 1 gramme È correspond à 2 grammes de co et à 0,72 centigr. d’iode ‘environ. :
Par un procédé un peu différent, en précipitant par l'alcool un extrait glycériné de thyroïde, Vermehren oblient sa « thyréoïdine » aujourd’ hui peu employée; — Frœnkel? sa. « thyréoantitoxine, » qui n’a guère été employée que chez l'animal, mais à donné de bons résultats soit dans les acci-
; dents convulsifs de Ja cachexie thyréoïprive aiguë, soit dans le goître exophtalmique : — Notkin sa « {hyroprotéide »;
mais, d’ après la théorie de l’auteur et de son interprétateur e:. Revilliod, nous verrions dans ce corps un agent thérapeuti-
que contre le goître exophtalmique plutôt que contre lemyxe- dème {si l’on admet leur antagonisme) et nous compren-
drions mieux dans le myxœdème l'emploi de sa thyréoïdine; — Drechsel une base cristallisée semblable à celle de Frœn-
… kel; — et, plus tard, Lanz' son «aïodine » correspondant
au 1/10° du corps frais et renfermant 0,4 °/, diode. — Mais déjà une autre combinaison organique iodée, l'iodothyrine de Baumann, que nous connaissons déjà, avait été employée.
Maurange ; Bulletin soc 1897, p. 698, cité par Mossé.
2 Frœukel ; Wien. med. Blätt. 1896 et Journ. de Pharm. et Chim. 1896, IT 349 (Lépinois).
3 Lanz ; Berlin. klin. Wochenschr., ?5 avril ‘#98 (Rev des Sc. méd., 1898, LIT pag. 502). Se ; : | \
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0e Lenids auteurs (Treupel, P. Marie et Jolly, Gley, Evald,
Magnus Lévy, Hofmeister, Hildenbrand, cités par M. Mossé)
pensent que l'iodothyrine est la substance spécifique ou la contient intégralement. Cette opinion a contre elle plusieurs
arguments, ce sont la grande variabilité de l’iode dans les
diverses glandes thyroïdes, l'absence de l’iode dans la thyroïde . are A À FN de certaines espèces animales et ce sera peut-être la présence
démontrée dans la glande de quelque élément aussi impor- ‘4
tant que l'iode, c’est la guérison de cas de myxœdème par un
extrait aqueux de l'organe, alors que l'iodothyrine est à peu
près insoluble (Combe), ce sont surtout quelques échecs cliniques de la-thyroïodine (A. Schiff', Stabel?) : aussi, certains auteurs ne veulent pas reconnaitre à l'iodothyrine les pro-
priétés totales de la glande. Cependant, en général, dans le
myxædème l’action de l'iodothyrine est assez semblable à celle de la glande entière : Gilbert et Carnot croient que c’est
par une action sur la nutrition et que les phénomènes dus
à thyroïdectomie seraient secondairement influencés. Malgré tous les arguments que nous avons accumulés contre l’iodo-
thyrine, et cela simplement pour marquer que son identi-
fication à l'extrait total n’est pas encore définitive, nous conclurons que, si liodothyrine n’est pas principe actif de
la glande, elle en constitue tout au moins «le principe le plus actif » (Manquat)?. (Elle représente de 9, 20 à 0,50 °, de. la glande fraiche). Aussi l'emploiera-t-on à juste titre dans
le myxædème.
__ On à aussi proposé d’autres préparations obtenues par macération ou «extraits», qui sont aqueux, alcooliques, salés ou alealins, mais surtout glycérinés : ces derniers ont été préférés parce qu'ils sont mieux absorbés et plus faciles
{ A. Schif, Wicn. klin. Wochons , 1897 (Presse méd., 1897, pag 313). 2 Stabel cité par Ewald ; Rapport . ès Moscou, Sem: AU . 1897, pag. 313. # Manquat; Traité de Thérapeutique, 1900, I, pag. 303.
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à anüseptiser. On les a longtemps donnés en injections souscutanées, cependant on a eu l’idée de les donner par ingestion dès le début (Fox). La stérilisation en a enträvé l'emploi : k adjonction d’antiseptiques les rendant toxiques, la filtration à la bougie de d’Arsonval leur faisant perdre certaines pro- É. priétés : M: Bazin (in thèse Bréard) prépare des extraits
glycérinés simplement filtrés sur papier stérilisé et titré au 1/3, au 1/5, au 1/10, que l'on peut stériliser légèrement avec 0/0 une goutte de thymol et conserver dans des ampoules correspondant à une prise, ce qui nous paraît être pour ces extraits le mode le plus antiseptique de faire.
En plus de ces trois formes de traitement, on a proposé des formes mirles, notamment celle qui consisterait à faire “un traitement euratif par ingestion et, comme seul traitement consécutif, la greffe d’une glande thyroïde dans le péritoine. Dan cette méthode, proposée par Horsley, le traitement thyroïdien placerait le malade dans de bonnes condi- tions de nutrition générale, ce qui faciliterait le développe- ment de la thyroïde greffée; mais jusqu'ici on n'a pas obtenu de résultat clinique positif.
Nous ne saurions terminer l'étude de la médication thyroïdienne sans rappeler certains essais de traitement par les glandules parathyroïdiennes : nous avons vu (p. 11) que M. Moussu n'avait guère arrêté par ce moyen que des accidents tétaniques thyréoïprives, mais le myxœdème proprement dit a plutôt été aggravé, et c'est le goître exophtalmique (nous le verrons plus loin) qui aurait bénéficié de ce qu'on a appelé peut-être un peu emphatiquement encore la « médication parathyroïdienne ». Ces résultats seraient conformes à l'idée que se fait Moussu des glandes parathyroïdes, mais contraires à l'idée de Gley : remarquons qu'il serait fort difficile d'expérimenter l’«accouplement fonctionnel» des deux parties de l'appareil thyroïdien (indiqué par Gilbert et Carnot
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= UU — pour le pancréas et le foie); on comprend du reste que l'exiguité des glandules, en rendant difficile leur recherche et.
leur accumulation en quantité suffisante, s'oppose à la pro-
pagation rapide. de la méthode; et le peu de temps qui nous sépare des premiers essais ne permelguère de la juger.
Mais si les parathyroïdes n’ont pas encore fourni leurs preuves, l'extrait thyroïdien {auquel est mélangée une petite
quantité de suc parathyroïdien dans la plupart des cas), sur-
tout si on l’associe à une hygiène bien comprise et notamment à la suppression dans l'alimentation du bouillon, de la viande et de l'alcool, a donné d'excellents résultats ue les différentes formes de myxædème.
Les cas les plus nets sont assurément ceux de myredème
spontané des adultes : on assiste à une véritable métamor-
phose du malade qui se « démyxædémise » très rapidement, le corps reprenant progressivement sa forme habituelle, l'intelligence redevenant vive, la nutrition s'accélérant dans toutes ses manifestations : — les résultats acquis par le traitement intensif seront maintenus par une ration d’'en-
tretien. — Dans le #2yrœdème opératoire, Kocher a observé
dès le début d'excellents résultats ; mais ce que l’on doit
surtout à la chirurgie, c’est d'avoir créé pour ainsi dire cun traitement prophylactique », qui consiste à ne jamais extir-
per la glande entièrement; néanmoins si cette ablation complète est nécessaire ou si l’atrophie de la partie
laissée en place survient, on doit s’empresser d'instituer le
traitement thyroïdien, sans même attendre le début des
accidents strumiprives (Combe).— Dans le myrædème infan-
tile, l'amélioration est manifeste sutout du côté de la croissance et de l’infiltration des tissus, mais le réveil de l’intel-
ligence sera quelquefois impossible chez les myxædémateux
congénitaux (il existe peut-être alors des lésions nerveuses)
et on aura d'autant plus de chances de guérison qu’on s'éloi-
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