‹ Du MyxédèmeChapitre 9 sur 52 · IL. Le plus important au point de vue symptomatique est · texte numérisé non relu

IL. Le plus important au point de vue symptomatique est

l'infiltration des téguments, donnant naissance à un œdème

spécial ; c’est celui qui le premier a attiré l'attention des cli-

1 Lancereaux ; Académie de Médecine, 3 janvier 1899. 2 Thibierge ; Société médicale des Hôpitaux, 26 mars 1897, pag. 419,

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niciens; Gull, Ord, Charcot, en ont du premier coup fixé les principaux traits, et les premières théories pathogéniques du | myxædème reposent sur lui. Cet ædème se montrera à la peau ou sur les muqueuses: les muqueuses seront tuméfiées, de = couleur blanchàtre et quelquefois saignantes, — la peau sera distendue comme par les autres œdèmes, mais certains carac- tères l'en différencieront: l'œdème est ici dur et résistant, aussi : au début de la maladie l'impression du doigt ne persistera pas

à longtemps, et plus tard cette pression, même forte et prolon-

gée, ne laissera pas de godet ni même celte pâleur consécutive à toute compression cutanée, — il communique à la peau ; uhe teinte pâle, cireuse, porcelainique qui le fait ressembler à la phlegmatia alba dolens, analogie d'autant plus prononcée qu'il n’est pas rare de constater à son niveau dans les premières périodes une certaine douleur, douleur qui dans certains cas a annoncé aux malades une reprise de l’affection . (Ewald), — il augmente par le froid, — ne subit pas l'influence … de la pesanteur, il siège donc en des points variables, ce qui peut faciliter mais aussi gêner le diagnostic dans les cas où il est … partiel, il est vrai d'ajouter que la plupart du temps il a une tendance à s'étendre, se généralise promptement et donne à chaque région un aspect particulier que nous allons étudier à propos de la première forme clinique, où la chose est la plus manifeste.

Dans le myredème atrophique de l'adulte au début, on se trouve en présence d'une are bouffissure des téguments,

mais on assiste peu à peu à l'installation de l'œdème blanc non dépressible, qui gagne en volume mais aussi en surface, donnant à chaque région un aspect spécial, caractéristique. La face est surtout élargie par cet œdème qui, nous l'avons vu, ne se trouve pas forcément dans les parties déclives ; le | visage paraît augmenté dans ses dimensions transversales, il est pâle et terreux, les pommettes étant souvent légère-

ment colorées, ce qui a fail comparer les malades à des «poupées de faïence » (Lannois) !; le front, quoique œdématié. a des rides très prononcées ; les paupières sont gonflées, ridées

et leur coloration porcelainique les rend presque transparentes, les yeux apparaissent au fond chassieux, pleurards; le nez

est aplati et épaissi, les lèvres sont tuméfiées el éversées,

les oreilles paraissent éloignées. La peau plus dure ne se. laisse pas plisser par le doigt de l'observateur, guère plus ; par la volonté du malade (qui est fort atténuée): de à une

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physionomie immobile, placide, triste, qui semble due à

- l'interposition d'un masque de cire. C’est cet ensemble que

Gull? a bien dépeint dès la première observation par le terme | de «face en pleine lune». Dans certains cas, l'œdème est

limité à une partie du visage donnant lieu à unesorte d'asy-

métrie faciale. — Aux membres l'infiltration amène aussi des

déformations caractéristiques : au membre supérieur la main …

est devenue épaisse, matelassée -pour- ainsi dire, tandis qu'elle s’est élargie transversalement, même au niveau des doigts, assez semblable à celle de l’acromégalique, mais dans ces dernières années, la radiographie à montré que les

os n'étaient pas hypertrophiés (quoique atteints dans leur

développement) même plutôt diminuésde volume, l'épaissis-

sement étant dù aux parties molles : à cette main si spéciale Gull à donné le nom de « main en forme de bêche» ; quant au membre inférieur, il est transformé en une vénitohle. «colonne pesante et arrondie» .(Blaise)*, les pieds sont. devenus énormes : ajoutons à cela que la peau est épaisse, rugueuse et luisante, desquamant par places, et nous com-. prdensE exactitude dur nom donné par Charcot ‘à Faites

1 ont Archiv. de méd, expérim., 1889, pag. 470 et 590.

? Gull ; Clinical society Transactions, 1873, pag. 180.

3 Blaise; Archives de Neurologie, 1882, III, pag. 60 et 141.

4 Charcot; Leçon clinique, in Gaz-tte des Hôpitaux, 1881, pag. 73.

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