‹ Du Naphtol Camphré et de son emploi en chirurgieChapitre 26 sur 28 · RE · texte numérisé non relu

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interne et postérieure de la jambe, le creux poplité et les faces externe et interne de la cuisse, Dans l'intervalle des incisions, pointes de feu nombreuses, rapprochées et profondes, sur tout le membre et dépassant en haut, les limites de l’infiltration gazeuse.

Après lavage abondant avec la solution de sublimé au millième, J'introduis dans les iucisions et les plaies faites avec le thermocautère de la yaze au salol largementimbibée de naphlol camphré.

Pansement avec la ouate au salol et coton ordinaire.

Le malade est tonifié avec du champagne et du vin de Bagnols; il prendra dans la journée :

Naphtol B pulvérisé 2 gr. 50 ;

Salicylate de bismuth 2 gr. 50 en dix paquets, un paquet toutes les heures. | ) Le soir l’état général est meilleur, mais la langue est toujours

sèche et la diarrhée infecte T!, : 38,4.

LeAG IT m: 38,8 5.353874.

Facies meilleur, même traitement interne.

Deux injections sous-cutanées de chlorhydrate de quinine.

Le 47. T. m. 38,2. S. 38,6.

La tuméfaction de la cuisse a augmenté; elle s'étend à la paroi abdominale et atteint la base du thorax et la région lombaire. La crépitation gazeuse occupe les mêmes régions. La jambe se mortifie. Je fais avec le thermocautère de longues et profondes incisions sur toute l'étendue du gonflement et de l’emphysème - et dans l'intervalle des incisions des pointes de feu nombreuses et profondes. En même temps, irrigation des plaies produites par le thermocautère avec le naphtol camphré. La sensibilité est notablement diminuée; les incisions sont peu douloureuses. Après lavage au sublimé au millième, pansement avec la gaze au salol, imbibée de naphtol camphré. Dans les paquets que le malade prend dans la journée, la dose naphtol B est portée à L grammes.

Les. T. m. 38,4. S. 38,6.

Le 19. T. m. 38:25. 38,6.

Le 20. T. m. 38,4. S. 38,7.

La tuméfaction et l’'emphysème n’ont pas dépassé les limites

ÉPQU MEE

qu'ils atteignaient le 17. La crépitation gazeuse diminue sur l'abdomen et la cuisse. L'état général est meilleur, la langue n’est plus sèche, l'haleine n’est plus fétide, les seiles n’ont plus l'odeur infecte qu’elles avaient au début. Le malade a un peu d’appétit.

Le 21 AT. m:38, 21e S2:39,9;

Le soir, le malade se plaint d’une douleur localisée à l’articulation coxo-fémorale gauche. La langue est saburrale, Fappétit a diminué. En présence de cette nouvelle complication l’état général du malade étant meilleur que lors de son entrée, l’albuminurie ayant disparu, l'infection diminuant et les phénomènes qu'il présente en ce moment paraissant dus à la mortification de la jambe, limitée au genou, l’amputation de cuisse est décidée.

Le? T.0m.#68;2.25S5138%.

Grâce à l'extrême obligeance de M. le D' Nélaton, je fais l’amputation de cuisse au tiers moyen, sous le chloroforme (deux grands lambeaux, antérieur et postérieur, égaux). Les muscles, quoique infiltrés et pâles, se contractent sous le couteau.

L'infiltration gazeuse est peu marquée. Ligature des vaisseaux au catgut. Pas de réunion. Après avoir irrigué largement avec la solution de sublimé au millième les surfaces cruentées, la cavité de la plaie est comblée et les lambeaux sont recouverts de gaze au salol imbibée de naphtol camphré. Même pansement pour les incisions faites au thermocautère. Forte compression ouatée,

Les paquets de naphtol B et de salicylate de bismuth, les injections sous-cutanées de chlorhydrate de quinine, les toniques (champagne, vin vieux), sont continués. j

Ler23/T.:m. 88,4 1152388:

Let TS mr 78 US 0871287

Rebel 1m 9370 1S278.

Le PE EMMS T6 7m97138,27

Suintement du pansement. Les surfaces de la plaie sont bourgeonnantes et ont bon aspect.

Nouveau pansement avec gaze au salol, imbibée de naphtol camphré. L'état général est très amélioré. Le malade est gai, content, il mange avec appétit, la langue est bonne. Pas de

DR

diarrhée, Les selles, vertes, n’ont pas d’odeur anormale. L’albuminurie a disparu. Suppression des injections sous-cutanées de quinine.

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