CÉPHALALGIE
qui les réveillent au milieu d'une profonde inspiration, ou bien c'est un sommeil interrompu par Vidée d'une chute au fond d'un précipice, ou dans l'eau, de la mort, sous le coup des assassins, ou sous l'étreinte d'êtres fantastiques, etc., etc. Ces phénomènes sont infiniment plus marqués dans le Nervosisme chronique.
§ s. — céphalalgie.
La tète est généralement fatiguée, sans que les malades puissent se rendre un compte bien précis de ce qu'ils éprouvent. Une vague sensation d'étonnement, de vide intérieur et d'incertitude de direction s'observe assez fréquemment. Quelques malades y éprouvent de la lourdeur et se plaignent de céphalalgie, surtout s'ils ont voulu penser à quelque chose, lire quelques lignes d'écriture ou suivre une conversation. La moindre fatigue détermine des bouffées de chaleur avec coloration rouge intermittente du visage et accélération du pouls; il y en a qui ont do temps à autre la sensation d'une boule de feu dans le crâne. Quelques-uns y ressentent des battements profonds, isochrones aux contractions du cœur. Ce sont des palpitations nerveuses ayant pour siège les artères cérébrales superficielles ou profondes. D'autres se plaignent d'étourdissements, de vertiges, et la sensation est si forte qu'en réalité ils ne peuvent marcher, sans tomber ni voir tout remuer autour d'eux. J'en ai même connu (obs, XI et XII) qui ne pouvaient sou-
lever la tète de Toreiller, sans perdre complètement connaissance.
§ 4* — ll«iileiira s^nér»le« ou pariielle«.
La sensibilité générale des membres ou des organes intérieurs, quelquefois intacte, est fort souvent troublée. Il en résulte des douleurs vagues, profondes, circonscrites ou généralisées, obtuses, quelquefois lancinantes, plus ou moins vives. Chez les uns (obs. XI), ce sont des douleurs névralgiques sur le trajet des nerfs de la tète, de la poitrine ou des membres, douleurs spontanées ou provoquées par la pression; chez d'autres, au contraire, ce sont des fourmillements partiels, des déchirements, des picotements ou une cuisson intérieure, dont rien ne saurait donner Tidée, mais qui est très-pénible. Chez les femmes, les douleurs se fixent très-souvent sur Tutérus ou ses annexes, et se traduisent par des élancements internes, des pesanteurs aux lombes, des tiraillements dans les aines et dans les membres inférieurs.
§ ft. — CaloriflCAtion.
Les malades sont d'une extrême sensibilité au froid. Il y a chez eux une répartition fort inégale du calorique, et, tantôt frissonnants, refroidis, sur quelques points du corps, tels que les pieds, les genoux, les mamelles, ou, au contraire, affectés par une chaleur