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et. pour achevei- de détuurnei' et défouler lescuiieux les plus intrépides, une indication fallacieuse conduisant tout droit au nom de Langeac : a Par M"^"^*, de 1 Académie de Afarseille. »
Langeac. et non Joubert. élait de cette Académie.
Pauvre petit volume î réunissant contre lui. (•(ininie à dessein et à plaisir, toutes les chances adverses : paru en temps de révolution, 1789, imprimé sur papier mince et des plus communs, en caractères beaucoup trop serrés, en lignes bien trop longues, ramassé dans les limites trop étroites de 189 pages, alors que l'abondance des matières en aurait exigé 350.
On jurerait quen venant au jour, le vœu le plus cher de l'humble livret était d'échapper aux regards. Il semblait demander grâce plutôt que faveur.
Ce livre ainsi bâti, est-il possible que Langeac en soit l'auteur ?
M. de Langeac possédait une fortune considérable. Les dictionnaires biographiques parlent de cette fortune avec une sorte d'emphase (1). Or, dans le Cromurl,
{i) Cette emphase n'a pas laissé de me provoquer aux recherches. Voici ce que j'ai trouvé. M. de Langeac était chevalier de Malte et prieur commendataire du prieuré de LaRéole. Tne partie de sa fortune consistait en bénélifes ecclésiastiques, et, dans la perception de ces bénéfices, je puis dire — et je prouverai — qu'il n'était pas tendre. C'est dans l'étude de M<= Gauban, notaire à La Réole, qu'ont été découvertes les pièces révélatrices. Du chef de ce prieuré, les revenus de M. de Langeac étaient « considérables ». Le Crnniwel fut publié avant le mois d'octobre 1789. La motion de Talleyrand sur b-s biens ecclésiastiques est du mois d'octobre, et le vote nationalisant ces biens est de novembre 1789. — Voir, à l'appendice, deux pièces relatives au prieuré de La Réule ; une de lui, dont la forme est tout l'opposi' du style nii'tiiqne, cl runlre du Prieur chmslral.
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tout parle déconomie forcée, tout trahit, chez l'auteur, une extrême modicité de ressources.
Si le riche M. de Langeac avait éprouvé, à lendroit de cette œuvre, ou dune seule partie de cette œuvre, le moindre sentiment de paternité, est-ce bien sous ce costume dindigence quil l'eùl }»résentée au pu blic ? Xe l'aurait il pas voulue magnifiquement parée, comme ses autres productions, comme le Colomb \m\v exemple ?
Quel contraste du Cromwcl au Colomb ! Ici extrême beauté des formes, et grand luxe artistique. « Encre, papier, — estampes, — caractères, tout est fort beau. — hormis les vers », couronnés par l'Académie de Marseille. On ne sera pas tenté d'en contester la paternité à M. de Langeac. Quand ce riche amateur se passait quelque fantaisie littéraire, admettait le public à la confidence, voilà comment il savait payer sa gloire, comment il voulait être imprimé.
Donc, l'auteur du Cromwel n'est pas M. de Langeac.
D'autre part, c'est dans le volume intitulé Cromivel que Chateaubriand a copié le passage, certainement émané de Joubert. Or, le morceau auquel ce passage est emprunté, examen du Hoscobch se relie, par le sujet, aux trois autres, et la facture dénonce la même main.
Le fond est d'un historien philosoiihc La forme est d un maître styliste; les phrases sont mesurées; les mots s(»ii( comptés, jjosés ; la [x'nsiM» l'.iil \v mèlre; Idctosyllabe abonde. X ai jr [las le dniil cb' conclure : donc raulcuidu CromirrI n'est aiilir (|ur Jmiliert ?
])(• Ions les travaux de sa jeunesse, il semble que J(»ul)er-t ail prélÏM-t'' le Cnumii'l. avec ri'jkini. h» tiofico-