‹ Du page. 18. éd. seule conforme à celle de 1821, augm. de lettres inédites de l'auteur, de notes et d'une table analytiqueChapitre 69 sur 83 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

*. > Orbis me sibilat , «t niihi plaudo

Ipsa domi *

Mais toutes ces délicatesses de l'orgiicil en souffranci» nous sont étrangères, et ne doivent point cire respectée! par nous ; c'est un devoir au contraire de tous les écrivains catholiques de ne jamais donner dans leurs écrits , aux Eglises séparées par Photius , d'autre nom que celui de photiennes ; non par un esprit de haine et de ressentiment (Dieu nous préserve de pareilles bassesses !), mais au contraire par un esprit de justice , d'amour , de bienveillance universelle ; afin que ces Eglises , conlinuellement rappelées à leur origine, y lisent constamment l.ur nullité.

Le devoir dont je parle est surtout impérieusement prescrit aux écrivains français ,

Qiios penès arbilriumest et jus et norma loquendi2 •

l'éminente prérogative de nommer les choses en Europe leur étant visiblement confiée comme représentants de la nation dont ils sont les organes. Qu'ils se gardent bien de donner aux Eglises photiennes les noms d'Eglise grecque ou orientale : il n'y a rien de si faux que ces dénominations. Elles étaient justes avant la scission , parce qu'alors elles ne signifiaient que les différences géographiques de plusieurs Eglises réunies dans l'unité d'une même puissance suprême ; mais depuis que ces dénominations ont exprimé une existence indépendante , elles ne sont pas tolérables et ne doivent plus être employées.

(1) [ • • . Populus me sibilat, at mihi plaudo

Ipse dorai. Horat. I , sat. 1 , 66. ]

(2) [ Ilorat. ad Pis. 72.] -

p. s. AU CUAPiTRE IV.

J'ai remarqué dans ce chapitre que l'esprit des dissideni s n'avait jamais changé dans l'Eglise. Piioiius et ses adhérents disaient dans lem* protestation contre les décisions du concile qui les avait condamnés : Nous ne connaissons iV autre autorité que celle des canons; ce sont là nos juges ; nous ne connaissons ni Rome , ni Antioche , ni Jérusalem , etc.*. Ecoutons maintenant l'Eglise anglicane déclarant sa foi , en 1562 , dans ses fameux articles.

Jérusalem s'est trompée, Alexandrie s'est trompée j, Rome s'est trompée; nous ne croyons qu'à ^Ecriture sainte.

On voit comment le même principe inspire les mêmes idées, et jusqu'aux mêmes paroles. Ce rapprochement m'a paru piquant.

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