‹ Du page. 18. éd. seule conforme à celle de 1821, augm. de lettres inédites de l'auteur, de notes et d'une table analytiqueChapitre 70 sur 83 · S IL · texte numérisé non relu

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Comme il a été fort question du Filioque dans le chapitre précédent , on accordera peut-être quelque attention à l'observation suivante. On connaît le rôle que joua le platonisme dans les premiers siècles du christianisme. Or , l'école de Platon soutenait que la seconde personne de sa fameuse Trinité procédait de la première , et la troisième de la secowffe^. Pour être bref, je supprime les

(1) Mairabourg, Hisl. du schisme des Grecs , Ut. lî. ad ann. 869.

(2) [Sur la question desavoir s'il ya, ou s'il n'y a pas, dausFlalou, la Trinité que les philosophes syncn^lislos Toulurent y trouver , on peu! voir la Thcodicée cbrélicone do M. l'abbé Maret, pag. 233-238.]

rrntori tes qui sont inconlcslablcs . Ariiis qui avait lioauooup haiilc les platoniciens j ijuoique dans le fond il fût sur la Divinité moins orthodoxe qu'eux ; Arius , clis-jo , s*accommodail fort de cette idée; car son intérêt était de tout accorder au Fils, excepté la consubstanlialité. Les ariens devaient donc soutenir volontiers avec les platoniciens (quoique partant de principes différents) que le Saint-Esprit procédait du Fils. Macédonius , dont l'hérésie n'était qu'une conséquence nécessaire de celle d'Arius , vint ensuite , et se trouvait porté par son système à la même croyance. Abusant du célèbre passage : Tout a été fait par lui , et sans lui rien ne fut fait, il en concluait que le Saint-Esprit était une production du Fils qui avait tout fait. Cette opinion étant donc commune aux ariens de toutes les classes, aux macédoniens et à tous les amateurs du platonisme^ c'est-à-dire, en réunissant ces différentes classes, aune portion formidable des hommes instruits alors existants^ le premier concile de C. P. devait la condamner solennellement ; et c'est ce qu'il fit en déclarant la procession ex Pâtre. Quant à la procession ex Filio, il n'en parla pas, parce qu'il n'en était pas question , parce qr.c personne ne la niait, et parce qu'on ne la croyait que trop , s'il est permis de s'exprimer ainsi. Tel est le point de vue sous lequel il faut, ce me semble, envisager la décision du concile ; ce qui n'exclut , au reste , aucun autre argument employé dans cette question décidée^ même indépendamment des autorités théologiques (qui doivent cependant nous servir de règle), pnr les raisonnements tirés de la plus solide ontologie.

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