‹ Du panarisChapitre 13 sur 18 · COMPLICATIONS GENERALES · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS GENERALES

il° Parmi cette classe de phénomènes nous citerons le tétais. Il n’est pas rare dans les pays chauds ; mais on l’observe renient dans les climats .tempérés ou froids. Quelque rare ’il soit, pourquoi s’étonner de voir apparaître une pareille nmplicaüon à la suite des douleurs atroces du panaris ou ?3 phlegmons qui en résultent, puisque la simple piqûre une épingle a parfois suffi pour occasionner des désordres (taniques mortels en quelques heures.

Les convulsions sont plus fréquentes chez les enfants,

1 sujets nerveux ou les femmes, que chez les individus san- |i ins et habitués à de pénibles travaux. Le délire, ainsi que insomnie, doivent être rangés également parmi les troubles ^ eveux .

En compagnie de cette surexcitation nerveuse, il existe [iivent des troubles circulatoires concomita^its : fréquence et ['vation du pouls, augmentation du calorique, frissons

|■'atiques Le tube digestif peut être atteint par action

jdexe et manifester ses douloureuses sympathies par de nappétence, un aspect fuligineux, typhoïde même, lorsque phlegmasie envahit l’avant-bras ou le bras.

V infection putride autre chose qu’un empoisonne-

nt lent, chronique, tandis que l’infection purulente est e intoxication pyohémiquc â l’état aigu, à marche rapide

et presque toujours funeste. Ces deux affections quoique dérivant d’une même cause et du même principe, ont une physionomie bien distincte et un traitement tout différent.

En effet, l'infection putride traîne en longueur pendant plu-i sieurs septénaires. Si la maladie doit avoir une terminaison heureuse, les phénomènes adynamiques diminuent graduellement; à la dépression succède un état de réaction qui favorise retour à la santé ; lorsque l’affection pyohéinique doit se terminer fatalement, l’adynamie augmente de plus en plus, et le malade succombe au milieu des symptômes d’une intoxication typhoïdiforme dans un espace de temps généralement assez' éloigné.

5° h'infectio7i purulente a une durée beaucoup plus courte et une marche plus aiguë. Elle débute par un frisson initial, ; presque toujours constant, plus intense que celui de l’infec-! tion putride, et se répétant dans les jours suivants , la surface ; des plaies se dessèche ; surviennent en même temps des sueurs abondantes , une soif intense , un subdélirium ou un j

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délire intense, furieux, et nécessitant parfois Eusage de la j camisole de force ; la peau est terne et présente une teinte subictérique, la respiration est pénible, le pouls est accéléré, petit et filiforme. Cet état dynamique ou ataxo-dynamique est bientôt remplacé par une profonde prostration qui emporte rapidement le malade dans le premier ou le second septénaire. A l’autopsie, on trouve des traces de phlébite, d’abcès métastatiques dont nous avons déjà parlé.

COMPLCIATIONS DE COÏNCIDENCE.

Les affections dites complications de cùincidence ne sont liées au panaris que d’une manière tout à fait indirecte puisqu’elles surviennent en dehors de son influence. Néanmoins,le sujet de notre thèse ne saurait être complet sans en faire mention. En effet, toute maladie intercurrente se mani-

■■stant par une rédclion i-énérale est eapable de modifier la larche, la terminaison de toute affection traumatique ef est à ce titre qu’elle est digne d’occuper une place dans le ara graphe des complications. Parmi cette classe de malades nous citerons quelques-unes de celles qui paraissent /oir une véritable influence. En première ligne viennent :

. fièvre typhoïde et toutes les affections typhiques en généil, les fièvres éruptives, les maladies charbonneuses, l’ictère irave qui règne principalement dans les pays chauds, les ouleurs ihumaüsmales, l’état scrofuleux ou cachectique, la ’édisposition aux engelures qui, dans les pays froids, en promgeant la durée des plaies ou des blessures , peut leur Diprimer une forme gangréneuse.

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