‹ Du pape. 25. éd., seule conforme à celle de 1821, augm. de lettres inédites de l'auteur, de notes et d'une table analytiqueChapitre 10 sur 85 · IL · texte numérisé non relu

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Quoique dans le cours entier de mon ouvrage je me sois attaché , autant qu'il m'a été possible , aux idées générales, néanmoins on s'apercevra aisément que je me suis particulièrement occupé de la France. Avant qu'elle ait bien connu ses erreurs , il n'y a pas de salut pour elle ; mais , si elle est encore aveugle sur ce point, l'Europe l'est peut-être davantage sur ce qu'elle doit attendre de la France.

Il y a des nations privilégiées qui ont une mission dans ce monde. J'ai tâché déjà d'expliquer celle de la France, qui me parait aussi visible que le soleil. Il y a dans le gouvernement naturel , et dans les idées nationales du peuple fiançais , je ne sais quel élément théocratique et religieux qui se retrouve toujours. Le Français a besoin de la Religion plus que tout autre homme; s'il en manque, il n'est pas seulement affaibli , il est mutilé. Voyez son histoire. Au gouvernement des druides , qui pouvaient tout , a succédé

celui des Evoques qui furent constamment, mais Lien plus dans l'antiquité que de nos jours , les conseillers du roi en tous ses conseils. Les Evoques, c'est Gibbon qui l'observe, ont fait le royaume de France * : rien n'est plus vrai. Les Evéques ont construit celte monarchie , comme les abeilles construisent une ruche. Les conciles , dans les premiers siècles de la monarchie , étaient de véritables conseils nationaux. Les druides chrétiens, si je puis m'exprimer ainsi, y jouaient le premier rôle. Les formes avaient changé , mais toujours on retrouve la môme nation. Le sang teuton qui s'y mêla par la conquête, assez pour donner un nom à la France, disparut presque entièrement à la bataille de Fontenai , et ne laissa que des Gaulois. La preuve s'en trouve dans la langue ; car lorsqu'un peuple est un , la langue est une 2 ; et s'il est mêlé de quelque manière , mais surtout par la conquête, chaque nation constituante produit sa portion de la langue nationale , la syntaxe et ce qu'on appelle le génie de la langue appartenant toujours à la nation dominante ; et le nombre des mots donnés par chaque nation est toujours rigoureusement proportionné à la quantité de sang respectivement fourni par les diverses nations constituantes, et fondues dans l'unité nationale.

(1) Gibbon , Ilist. de la décaJ. lom. VII, ch. XXXVIII. Paris , Maradan, 1812, in-8.

(2) De là rient que plus on s'élève dans l'antiquité* , et plus les langues sont radicales et par conséquent régulières. En parlant , par exemple , du mol maison , pris comme racine , le grec aurait dit maisonniste , maisonnier , maisonneur , maisonnerie ,maisonner , emmaisonner, dèmaitonner, etc. Le Français , au contraire, est oblige de dire maison, domestique, économe, casanier, maçon, bâtir, habiter, démolir, etc. On reconnaît ici les poussières de différentes nations, mêlées et pétries par la main du temps. Je ne crois pas qu'il puisse y avoir une seule langue qui as possède quelque élément de celles qui l'ont précédées; mais il y a principalement de grandes masses congli uantes , et qu'on peul pour ainsi diro icMichei .

Or , réiémenl teutonique est à peine sensible dans la langue française; considérée en masse, elle est celtique et romaine. Il n'y a rien de si grand dans le monde. Cicéron disait: «Flattons-nous tant qu'il nous plaira, nous ne « surpasserons ni les Gaulois en valeur , ni les Espagnols « en nombre, ni les Grecs en talents, etc.; mais c'est par « la religion et la crainte des Dieux, que nous surpassons « toutes les nations de l'univers. » [De Ar. resp. c. IX. ]

Cet élément romain , naturalisé dans les Gaules , s'accorda fort bien avec le druidisme , que le christianisme dépouilla de ses erreurs et de sa férocité , en laissant subsister une certaine racine qui était bonne ; et de tous ces éléments il résulta une nation extraordinaire , destinée à jouer un rôle étonnant parmi les autres , et surtout à se retrouver à la tête du système religieux en Europe.

Le christianisme pénétra de bonne heure les Français , avec une facilité qui ne pouvait être que le résultat d'une affinité particulière. L'Eglise gallicane n'eut presque pas d'enfance ; pour ainsi dire en naissant elle se trouva la première des Eglises nationales et le plus ferme appui de l'unité.

Les Français eurent l'honneur unique , et dont ils n'ont pas été à beaucoup près assez orgueilleux, celui d'avoir constitué ( humainement ) l'Eglise catholique dans le monde , en élevant son auguste Chef au rang indispensablement dû à ses fonctions divines , et sans lequel il n'eût été qu'un patriarche de Constanlinoplc, déplorable jouet des sultans chrétiens et des autocrates musulmans.

Charlemagne, le trismégiste moderne , éleva ou fit reconnaître ce trône , fait pour ennoblir et consolider tous les autres. Comme il n'y a pas eu de plus grande institu-

tion dans l'univers, il n'y en a pas, sans le moindre doute, où la main de la Providence se soit montrée d'une manière plus sensible ; mais il est beau d'avoir été choisi par elle , pour être l'instrument éclairé de celle merveille unique.

Lorsque, dans le moyen âge, nous allâmes en Asie, l'cpée à la main, pour essayer de briser sur son propre terrain ce redoutable croissant, qui menaçait toutes les libertés de l'Europe, les Français furent encore à la tête de celle immortelle entreprise. Un simple particulier, qui n'a légué à la postérité que son nom de baptême, orné du modeste surnom à" ermite, aidé seulement de sa foi et de son invincible volonté, souleva l'Europe, épouvanta l'Asie , brisa la féodalité, anoblit les serfs , transporta le flambeau des sciences , et changea l'Europe.

Bernard le suivit ; Bernard , le prodige de son siècle et Français comme Pierre , homme du monde et cénobite mortifié, orateur, bel esprit, homme d'état, solitaire, qui avait lui-même au dehors plus d'occupations que la plupart des hommes n'en auront jamais ; consulté de toute la terre, chargé d'une infinité de négociations importantes , pacificateur des états , appelé aux conciles , portant des paroles aux rois , instruisant les Evêques , réprimandant les Papes, gouvernant un ordre entier, prédicateur et oracle de son temps * .

On ne cesse de nous répéter qu'aucune de ces fameuses entreprises ne réussit. Sans doute aucune croisade ne réussit, les enfants même le savent ; mais toutes ont réussi, et c'est ce que les hommes même ne veulent pas voir.

Le nom français ûi une telle impression en Orient , qu'il

rf(l; BourJaloue , serm. sar la fui le du monde , ire partie.

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y est demeuré comme synonyme de celui d'Européen; et le plus grand poëte de l'Italie , écrivant dans le XVIe siècle, ne refuse point d'employer la même expression ' .

Le sceptre français brilla à Jérusalem et à Constantinople. Que ne pouvait-on pas en attendre? Il eût agrandi l'Europe , repoussé l'Islamisme et suffoqué le schisme ; malheureusement il ne sut pas se maintenir.

Magnis tamen excidit ausis.

Une grande partie de la gloire littéraire des Français , siuuout dans le grand siècle, appartient au clergé. La science s'opposant en général à la propagation des familles et des noms2, rien n'est plus conforme à l'ordre qu'une direction cachée de la science vers l'état sacerdotal et par conséquent célibataire.

Aucune nation n'a possédé un plus grand nombre d'établissements ecclésiastiques que la nation française , et nulle souveraineté n'employa , plus avantageusement pour elle, un plus grand nombre de prêtres que la cour de France. Ministres, ambassadeurs, négociateurs, instituteurs, etc., on les trouve partout. De Suger à Fleury, la France n'a qu'à se louer d'eux. On regrette que le plus fort et le plus éblouissant de tous se soit élevé quelquefois jusqu'à l'inexorable sévérité ; mais il ne la dépassa pas ; et je suis porté à croire que , sous le ministère de ce grand homme,

(i) Il popol Franco. (Les croisés, l'armée de Godcfroi.) Tasso.

(2) De là vient sans doute l'antique préjuge* sur l'incompatibilité delà t -.i nce et de la noblesse , préjugé qui lient , comme tous les autres , à quelque chose de caché. Aucun savant du premier ordre n'a pu créer une race. Les noms mêmes du XVIIe siècle , fameu dans les sciences et le*

sê-ifo-s , ce subsistent déjà plus.

le supplice des Templiers et d'autre» événements de cette espèce n'eussent pas été possibles.

La plus haute noblesse de France s'honorait de remplir les grandes dignités de l'Eglise. Qu'y avait-il en Europe au-dessus de cette Eglise gallicane , qui possédait tout ce qui plaît à Dieu et tout ce qui captive les hommes, la vertu, la science, la noblesse et l'opulence?

Veut-on dessiner la grandeur idéale? qu'on essaie d'imaginer quelque chose qui surpasse Fénelon , on n'y réussira pas.

Chailemagne, dans son testament, légua à ses fils la tutelle de l'Eglise romaine. Ce legs , répudié par les empereurs allemands, avait passé comme une espèce de fidéi- / commis à la couronne de France. L'Eglise catholique pouvait être représentée par une ellipse. Dans l'un des foyers on voyait saint Pierre , et dans l'autre Chailemagne : l'Eglise gallicane avec sa puissance, sa doctrine, sa dignité, sa langue , son prosélytisme , semblait quelquefois rapprocher les deux centres, et les confondre dans la plus magnifique unité.

Mais, ô faiblesse humaine! ô déplorable aveuglement 1 des préjugés détestables que j'aurai occasion de développer dans cet ouvrage, avaient totalement perverti cet ordre admirable , cette relation sublime entre les deux puissances. A force de sophismes et de criminelles manœuvres , on était parvenu à cacher au roi très-chrétien l'une de ses plus brillantes prérogatives , celle de présider (humainement) le système religieux , et d'être le protecteur héréditaire de l'unité catholique. Constantin s'honora jadis du litre iVcvcque extérieur. Celui de souverain pontife extérieur ne flattait pas l'ambition d'un successeur de Charte-

magne ; et cet emploi , offert par la Providence , était vacant I Ah ! si les rois de France avaient voulu donner mainforte à la vérité , ils auraient opéré des miracles ! Mais que peut le roi , lorsque les lumières de son peuple sont éteintes? Il faut même le dire à la gloire immortelle de l'auguste maison , l'esprit royal qui l'anime a souvent et trèsheureusement été plus savant que les académies; et plus juste que les tribunaux.

Renversée à la fin par un orage surnaturel , nous avons vu celte maison si précieuse pour l'Europe , se relever par un miracle qui en promet d'autres, et qui doit pénétrer tous les Français d'un religieux courage ; mais le comble du malheur pour eux, serait de croire que la révolution est terminée , et que la colonne est replacée , parce qu'elle est relevée. 11 faut croire , au contraire, que l'esprit révolutionnaire est sans comparaison plus fort et plus dangereux qu'il ne l'était il y a peu d'années. Le puissant usurpateur ne s'en servait que pour lui. Il savait le comprimer dans sa main de fer , et le réduire à n'être qu'une espèce de monopole au profit de sa couronne. Mais depuis que la justice et la paix se sont embrassées , le génie mauvais a cessé d'avoir peur ; et au lieu de s'agiter dans un foyer unique , il a produit de nouveau une ébullition générale sur une immense surface.

Je demande la permission de le répéter : la révolution française ne ressemble à rien de ce qu'on a vu dans les temps passés. Elle est satanique dans son essence ' . Jamais elle ne sera totalement éteinte que par le principe contraire , et jamais les Français ne reprendront leur place jusqu'à ce qu'ils aient reconnu cette vérité. Le sacerdoce

£1) Considérations sur la Franco. Chap. X , g 3.

doit être l'objet principal de la pensée souveraine. Si j'avais sous les yeux le tableau des ordinations , je pourrais prédire de grands événements. La noblesse française trouve à cette époque l'occasion de faire à l'état un sacrifice digne d'elle. Qu'elle offre encore ses fils à l'autel comme dans les temps passés. Aujourd'hui , on ne dira pas qu'elle n'ambitionne que les trésors du sanctuaire. L'Eglise jadis l'enrichit et l'illustra ; qu'elle lui rende aujourd'hui tout ce qu'elle peut lui donner : l'éclat de ses grands noms, qui maintiendra l'ancienne opinion , et déterminera une foule d'hommes à suivre des étendards portés par de si dignes mains ; le temps fera le reste. En soutenant ainsi le sacerdoce , la noblesse française s'acquittera d'une dette immense qu'elle a contractée envers la France, et peut-être même envers l'Europe. La plus grande marque de respect et de profonde estime qu'on puisse lui donner , c'est de lui rappeler que la révolution française, qu'elle eût sans doute rachetée de tout son sang, fut cependant en grande partie son ouvrage. Tant qu'une aristocratie pure , c'est-àdire professant jusqu'à l'exaltation les dogmes nationaux , environne le trône , il est inébranlable , quand même la faiblesse ou l'erreur viendrait à s'y asseoir ; mais si le baronnage apostasie , il n'y a plus de salut pour le trône , quand même il porterait saint Louis ou Charlemagne ; ce qui est plus vrai en France qu'ailleurs. Par sa monstrueuse alliance avec le mauvais principe , pendant le dernier siècle , la noblesse française a tout perdu; c'est à elle qu'il appartient de tout réparer. Sa destinée est sure , pourvu qu'elle n'en doute pas, pourvu qu'elle soit bien persuadée de l'alliance naturelle, essentielle, nécessaire, française du sacerdoce et de la noblesse.

A l'époque la plus sinistre de la révolution , on a dit : Ce n'est pour la noblesse qu'une éclipse méritée. Elle re-

prendra sa place. Elle en sera quitte pour embrasser un jour , de bonne grâce ,

Des enfants qu'en son sein elle n'a poînl porle's 1.

Ce qui fut dit, il y a vingt ans , se vériGe aujourd'hui. Si la noblesse française est soumise à un recrutement, il dépend d'elle d'en ôter tout ce qu'il pourrait avoir d'affligeant pour les races antiques. Quand elle saura pourquoi il était devenu nécessaire , il ne pourra plus lui déplaire ni lui nuire ; mais ceci ne doit être dit qu'en passant el sans aucun détail approfondi.

Je rentre dans mon sujet principal , en observant que la race anti -religieuse du dernier siècle contre toutes les vérités et toutes les institutions chrétiennes s'était tournée surtout contre le Saint-Siège. Les conjurés savaient assez, et le savaient malheureusement bien mieux que la foule des hommes bien intentionnés , que le christianis?ne repose entièrement sur le Souverain Pontife. C'est donc de ce côté qu'ils tournèrent tous leurs efforts. S'ils avaient proposé aux cabinets catholiques des mesures directement antirlnétiennes , la crainte ou la pudeur , au défaut de motifs plus nobles , aurait suffi pour les repousser ; ils tendirent donc à tous les princes le piège le plus subtil.

ÎTélcs ! ils ont des rois égard les plus sages !

Ils leur présentèrent le Saint-Siège comme l'ennemi naturel de tous les trônes; ils l'environnèrent de calomnies , de défiances de toute espèce ; ils tâchèrent de le brouiller avec la raison d'état ; ils n'oublièrent rien pour attacher l'idée de la dignité à celle de l'indépendance. A force d'usurpations, de violences , de chicanes, d'empiétemenls de tous les genres , ils rendirent la politique romaine ombrageuse , lente , sournoise ; et ils l'accusèrent ensuite des

(1) Considérations sur la France Cliap £ » § 3.

défauts qu'elle tenait d'eux. Enfin, ils ont réussi à un point qui fait trembler. Le mal est tel que le spectacle de certains pays catholiques a pu quelquefois scandaliser des yeux étrangers à la vérité , et les détourner d'elle. Cependant , sans le Souverain Pontife , tout l'édifice du christianisme est miné , et n'attend plus , pour crouler entièrement , que le développement de certaines circonstances qui seront mises dans tout leur jour.

En attendant, les faits parlent. A-t-on jamais vu des protestants s'amuser à écrire des livres coatre les églises grecque , nestorienne , syriaque , etc. , qui professent des dogmes que le protestantisme déteste ? Ils s'en gardent bien. Ils protègent , au contraire , ces églises ; ils leur adressent des compliments , et se montrent prêts à s'unir à elles , tenant constamment pour véritable allié tout ennemi du Saint-Siège1.

L'incrédule , de son côté , rit de tous les dissidents , et se sert de toits , parfaitement sur que tous , plus ou moins , et chacun à sa manière , avancent son grand œuvre , c'està-dire la destruction du christianisme.

Le protestantisme , le philosophisme et mille autres sectes plus ou moins perverses ou extravagantes , ayant prodigieusement diminué les vérités parmi les hommes2 , le genre humain ne peut demeurer dans l'état où il se trouve. Il s'agite , il est en travail , il a honte de lui-môme , et cherche, avec je ne sais quel mouvement convulsif, à

(1) Voyez les lieckerches asiatiques de 51. Claudius Buchanan, docteur en the'ologie anglaise , où il propose à l'église anglicane de s'allier dans l'Inde à la syriaque , parce qu'elle rejette la suprématie du Pape. In-8. Londres, 1812, p. 283 à 287.

(2) Diminulœ suui vérifies à Glita homicum. Ps. XI , t. 2.

remonter contre le torrent des erreurs , après s'y être abandonné avec l'aveuglement systématique de l'orgueil. A celte époque mémorable , il m'a paru utile d'exposer , dans toute sa plénitude , une théorie également vaste et importante , et de la débarrasser de tous les nuages don) on s'obstine à l'envelopper depuis si longtemps. Sans présumer trop de mes efforts , j'espère cependant qu'ils ne seront pas absolument vains. Un bon livre n'est pas celui qui persuade tout le monde , autrement il n'y aurait point de bon livre; c'est celui qui satisfait complètement une certaine classe de lecteurs à qui l'ouvrage s'adresse particulièrement, et qui du reste ne laisse douter personne ni de la bonne foi parfaite de l'auteur , ni de l'infatigable travail qu'il s'est imposé pour se rendre maître de son sujet, et lui trouver même, s'il était possible, quelques faces nouvelles. Je me flatte naïvement que , sous ce point de vue , tout lecteur équitable jugera que je suis en règle. Je crois qu'il n'a jamais été plus nécessaire d'environner de tous les rayons de l'évidence une vérité du premier or- Jre, et je crois de plus que la vérité a besoin de la France. J'espère donc que la France me lira encore une fois avec bonté; et je m'estimerais heureux surtout si ses grands personnages de tous les ordres , en réfléchissant sur ce que j'attends d'eux , venaient à se faire une conscience de me réfuter.

Mai 1817.

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