‹ Du pape. 25. éd., seule conforme à celle de 1821, augm. de lettres inédites de l'auteur, de notes et d'une table analytiqueChapitre 46 sur 85 · TS · texte numérisé non relu

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sances amies, des personnages importants et modérés s'interposaient; et îe Pape, à son tour , s'il avait été ou trop sévère ou trop hâtif, prêtait l'oreille aux remontrances de !a sagesse. Où sont les rois de France, d'Espagne, d'Angleterre , de Suède , de Danemarck , déposés efficacement par les Papes? Tout se réduit à des menaces et à des traités; et il serait aisé de citer des exemples où les Souverains Pontifes furent les dupes de leur condescendance. La véritable lutte eut toujours lieu en Italie et en Allemagne. Pourquoi? parce que les circonstances politiques firent tout , et que la Religion n'y entrait pour jien. Toutes les dissensions , tous les maux partaient d'une souveraineté mal constituée et de l'ignorance de tous les principes. Le prince électif jouit toujours en usufruitier. Il ne pense qu'à lui , parce que l'état ne lui appartient que par les jouissances du moment. Presque toujours il est ('■franger au véritable esprit royal; et le caractère sacré , peint et non gravé sur son front , résiste peu aux moindres frottements. Frédéric H avait fait décider par ses jurisconsultes , et sous la présidence du fameux Barthole , qu'il avait succédé , lui Frédéric, à tous les droits des empereurs romains , et qu'en cette qualité, il était maître de tout le monde connu. Ce n'était pas le compte de l'Italie, et îe Pape, quand on l'aurait considéré seulement comme premier électeur , avait bien quelque droit de se mêler de cette étrange jurisprudence. Il ne s'agît pas, au reste , de savoir si les Papes ont été des hommes , et s'ils ne se sont jamais trompés ; mais s'il y a eu , compensation faite , sur le trône qu'ils ont occupé, plus de sagesse, plus de science et plus de vertu que sur tout autre : or, sur ce point , le doute même a'est pas permis.

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