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« mariage qu'ils désirent , on n'en trouve point de mcil- « leurs et de plus dignes qu'eux ; en sorte que l'Eglise , « après que ces incontinents ont pris des femmes , les ad- « met dans l'ordre sacré , par accident plutôt que par o choix1. »
Qui ne serait frappé de la décision d'un homme si bien placé pour voir les choses de près , et si ennemi d'ailleurs du système catholique ?
Quoiqu'il m'en coûtât trop d'appuyer sur les suites du système contraire , je ne puis cependant me dispenser d'insister sur l'absolue nullité de ce sacerdoce dans son rapport avec la conscience de l'homme. Ce merveilleux ascendant qui arrêtait Théodose à la porte du temple , Attila devant celle de Rome , et Louis XIV devant la table sainte ; cette puissance , encore plus merveilleuse , qui peut attendrir un cœur pétrifié et le rendre à la vie ; qui va dans les palais arracher l'or à l'opulent insensible ou distrait, pour le verser dans le sein de l'indigence ; qui affronte tout , qui surmonte tout , dès qu'il s'agit de consoler une âme , d'en éclairer ou d'en sauver une autre ; qui s'insinue doucement dans les consciences pour y saisir des secrets funestes, pour en arracher la racine des vices ; organe et gardienne infatigable des unions saintes ; en-
(1) Quo quldem cognilo, non erit difficile iulellfclu , an et quomodo docloribus Ecclesiae permissasinl conjugia. Scilicet, mcà qaidem sentenlià, NONpermissa chquam, pncterquàm si necessiias obvenerit , eaque magna; uli siculi ii (sic) qui ad hoc raunus prœsto sunt ab usu matrimonii temperare sibi nequeant aique hoc espetant , meliores vero dignioresque desint : ideoque Ecclesia taies intempérantes , postquàm uxores duxerint, casu potiùs non delcctu , sacro ordini adsciscat. ( Jiet. Arch. Twcr. liber historicus , etc. prol. c. I , p. 5. )
Il faut bien ob»erver que l'archevêque parle toujours au prient , et qu'il a visiblement en vue les usages de son Eglise, telle qu'il la voyait d? son temps. Cet oracle grec paraîtra sans doute : no>/wv «vtxÇcbî «7/wv.
34*2 tienne non moins active de toute licence ; douce san* • faiblesse ; effrayante avec amour ; supplément inappréciable de la raison , de la probité , de l'honneur, de toutes les forces humaines au moment où elles se déclarent impuissantes ; source précieuse et intarissable de réconciliation, de réparations, de restitutions, de repentirs efficaces , de tout ce que Dieu aime le plus après l'innocence ; debout à côté du berceau de l'homme qu'elle bénit ; debout encore à côté de son lit de mort , et lui disant , au milieu des exhortations les plus pathétiques et des plus tendres adieux... partez;... cette puissance surnaturelle ne se trouve pas hors de l'unité. J'ai longtemps étudié le christianisme hors de cette enceinte divine. Là , le sacerdoce est impuissant et tremble devant ceux qu'il devrait faire trembler. A celui qui vient lui dire : J'ai volé, il n'ose pas, il ne sait pas dire : Restituez. L'homme le plus abominable ne lui doit aucune promesse. Le prêtre est employé comme une machine. On dirait que ses paroles sont une espèce d'opération mécanique qui efface les péchés, comme le savon fait disparaître les souillures matérielles : c'est encore une chose qu'il faut avoir vue pour s'en former une idée juste. L'état moral de l'homme qui invoque le ministère du prêtre , est si indifférent dans ces contrées ; il y est si peu pris en considération , qu'il est très-ordinaire de s'entendre demander en conversation : Avez-vous fait vos pdques ? C'est une question comme une autre , à laquelle on répond oui ou non , comme s'il s'agissait d'une promenade ou d'une visite qui ne dépend que de celui qui la fait.
Les femmes , dans leurs rapports avec ce sacerdoce , sont un objet tout à fait digne d'exercer un œil observateur
L'anathème est inévitable. Tout prêtre marié tombera toujours au-dessous de son caractère. La supériorité incontestable du clergé catholique tient uniquement à la loi du célibat.
Les doctes auteurs de la Bibliothèque britannique se sont permis sur ce point une assertion étonnante qui mérite d'être citée et examinée.
a Si les ministres du culte catholique , disent-ils r « avaient eu plus généralement l'esprit de leur état . « dans le vrai sens du mot , les attaques contre la ReK- « gion n'auraient pas élé aussi fructueuses Heurt reusement pour la cause de la Religion , des mœurs et « du bonheur d'une population nombreuse, le clergé an- « glais , soit anglican , soit presbytérien , est tout autre- « ment respectable , et il ne fournit aux ennemis du culte € ni les mêmes raisons , ni les mêmes prétextes '. »
Il faudrait parcourir mille volumes peut-être pour rencontrer quelque chose d'aussi téméraire ; et c'est une nouvelle preuve de l'empire terrible des préjugés sur les meilleurs esprits et sur les hommes les plus estimables.
En premier lieu , je ne sais sur quoi porte la comparaison : pour qu'elle eût une base , il faudrait qu'on put opposer sacerdoce à sacerdoce : or , il n'y a plus de sacerdoce dans les églises protestantes ; le prêtre a diparu avec le sacrifice ; et c'est une chose bien remarquable que , partout où lu réforme s'établit, la langue, interprète toujours infaillible de la conscience , abolit sur-le-champ le mot de prêtre, au point que déjà du temps de Bacon > ce mot était pris pour une espèce d'injure a. Lors donc
(1) Biblioth. brîtann. sur YEnquirer de M. GouVin. Mars, i?98. >T. 53, p. 282.
^2) « Je peiue iju'uu ne Jtvraii point continuer Je su servir du mol i«
3U qu'on parie du clergé d'Angleterre, d'iicosse, etc., on ne s'exprime point exactement; car il n'y a plus de clergé là où il n'y a plus de clercs : pas plus que d'état militaire , sans militaires. C'est donc tout comme si l'on avait comparé, par exemple , les curés de France ou d'Italie , aux avocats ou aux médecins d'Angleterre et d'Ecosse.
Mais en donnant à ce mot de clergé toute la latitude possible, et l'entendant de tout corps de ministres d'un culte chrétien, l'immense supériorité du clergé catholique en mérite comme en considération est aussi évidente que la lumière du soleil.
On peut même observer que ces deux genres de supériorité se confondent ; car , pour un corps tel que le clergé catholique , une grande considération est inséparable d'un grand mérite , et c'est une chose bien remarquable que cette considération l'accompagne même chez les nations séparées ; car c'est la conscience qui l'accorde, et la conscience est un juge incorruptible.
Les critiques même qu'on adresse aux prêtres catholiques prouvent leur supériorité. Voltaire l'a fort bien dit : « La vie séculière a toujours été plus vicieuse que « celle des prêtres ; mais les désordres de ceux-ci ont « toujours été plus remarquables par leur contraste avec « la règle1. » On ne leur pardonne rien, parce qu'on en attend tout.
(i prêtre, particulièrement dans les cas où les personnes s'en trouvent offensées.» (Bacon , OEuv. tom. IY, p. 472. Christianisme de Bacon , loin. II , p. 2 il .) Oa a suivi le conseil de Bacon. Dans la langue et dais la conversation anglaise, le mot de prisât ne *e trouve plus que iam pries tcrafl.
(1) Je ne prends point la peine de chercher, dans les OEuvres volumineuses de Voltaire, ce passage que je trouve cité" dans l'ouvrage allemand, intitulé : Der Triumph , etc. Triomphe de la pliiiosophie dans W
Alexandre VI aima la guerre et les femmes ; en cela ii fui très-condamnable , et pour trancher le mot, trèscriminel, à raison du contraste avec la règle, c'est-àdire avec la sublimité de son caractère qui supposait la sainteté ; mais transportons-le à Versailles , il ne tiendra qu'à lui d'être Louis XIV, justement célèbre aussi par ses talents, sa politique et sa fermeté, et qui aimait, comme l'autre , la guerre et les femmes.
Et si cette comparaison fatigue quelques imaginations, à raison des cruautés, si souvent citées, et que je ne veux point examiner ici, je proposerai , sur-le-champ, Jules II, dont ce même Voltaire a diï : « C'était un mauvais « prêtre1, mais un prince aussi estimable qu'aucun de « son temps2. » Pour celui-ci , il n'y a plus de doute , il surpassera Louis le Grand par les talents autant que par les mœurs.
La même règle a lieu depuis le Souverain Pontife jus^ qu'au sacristain. Tout membre du clergé catholique est continuellement confronté à son caractère idéal , et par conséquent jugé sans miséricorde. Ses peccadilles même sont des forfaits ; tandis que de l'autre côté les crimes même ne sont que des peccadilles, précisément comme parmi les gens du monde. Qu'est-ce qu'un ministre du
XVIIIe siixle , tom. II, p. 193.) livre Irès-rcmnrqnaMe sous tous les rapports.
(1) Parce que, n'élanl pas seulemenl prêtre, mais prince , il avait la bizarrerie de ne vouloir pas céder ses terres et ses villes aux Vénitiens qui ea avaient envie; et parce qu'ayant à se défendre contre la mauvaise foi lj plus insigne, contre la politique la plus détestable, il était obligé de joucj au plus fin et de renvoyer les traits qu'on lançait contre lui.
(2) Voit. Essai sur les mœurs, etc. in-8. tom. III, ch. OXII.
Il valait donc aïtcr.t que !e pèrt au peuple , qui eut avec lui de si grandes affaire».
culte qui se nomme réformé? C'est un homme habiilé de noir, qui monte tous les dimanches en chaire pour y tenir des propos honnêtes. A ce métier, tout honnête homme peut réussir , et il n'exclut aucune faiblesse de Y honnête homme. J'ai examiné de très-près cette classe d'hommes ; j'ai surtout interrogé sur ces ministres évangéliques l'opinion qui les environne, et cette opinion même s'accorde avec la nôtre, pour ne leur accorder aucune supériorité de caractère.
Ce qu'ils peuvent n'est rien : véritablement honimei, Ils sont ce que nous somme» , Et vivent comme nous»
On ne leur demande que la probité. Mais, comme je l'ai dit plus haut, qu'est-ce donc que cette vertu humaine pour ce redoutable ministère qui exige hprobité divinisée, c'est-à-dire la sainteté? Je pourrais m'autoriser d'exemples fameux et d'anecdotes piquantes, si ce point n'était pas un de ceux sur lesquels j'aime à passer comme sur des charbons ardents. Un grand fait me suffit, parce qu'il est public, et ne souffre pas de réplique : c'est la chute universelle du ministère évangélique protestant, dans l'opinion publique. Le mal est ancien et remonte aux premiers temps de la réforme. Le célèbre Lesdiguières, qui résida longtemps sur les frontières du duché de Savoie, estimait beaucoup et voyait souvent saint François de Sales, alors évêque de Genève. Les ministres protestants , choqués d'une telle liaison , résolurent d'adresser une admonestation dans les formes au noble guerrier, alors encore chef de leur parti. Si l'on veut savoir ce qu'il en advint et ce qui fut dit à cette occa- •iOD , on peut lire toute l'histoire dans un de nos livres
3Î7 ascétiques assez répandu1. Pour moi, je ne le copia point.
On cite l'Angleterre ; mais c'est en Angleterre surtout que la dégradation du ministère évangélique est le pins sensible. Les biens du clergé sont à peu près devenus le patrimoine des cadets de bonnes maisons, qui s'amuseni do le monde comme des gens du monde, laissant du reste
A des chantres gageas le soin de louer Diea.
Le banc des évêques , dans la chambre des pairs , est une espèce de hors-d'œuvre qu'on pourrait enlever sans produire le moindre vide. A peine les prélats osent-;'; prendre la parole même dans les affaires de religion. ' clergé du second ordre est exclu de la représentation n. tionale ; et pour l'en tenir à jamais éloigné, on se soi . d'une subtilité historique qu'un souffle de la législature a- . i ait écartée depuis longtemps, si l'opinion ne les repouss.'i ; pas , ce qui est visible. Non-seulement l'ordre a bai:*- i dans l'estime publique, mais lui-même se défie de lt même. Souvent on a vu l'ecclésiastique anglais, embarrassé de son état, effacer dans les écrits publics la letli t ' fatale qui précède son nom et constate son caractèiv- Souvent encore on l'a vu, masqué sous un habit laïq-u . quelquefois même sous un habit militaire, amuser ! , salons étrangers avec sa burlesque épée.
A l'époque où l'on agita, en Angleterre, avec tant de fracas et de solennité , la question de V émancipât ion d a catholiques (en 1805) , on parla des ecclésiastiques, dan?
(1) Esprilde S. François de Sale* , recueilli des e'crii» de 5Î. le Çgrow, e*vi5<|uede Bolley, in-8, partie ÎII, ch. XXÏU. (2j %. initiale dp Oévùi end.
le parlement , avec tant d'aigreur, avec tant de dureté, avec une défiance si prononcée , que les étrangers en furent sans comparaison plus surpris que les auditeurs1. Aucun Anglais peut-être n'a exprimé ce sentiment d'une manière plus énergique que le docteur King , ecclésiastique de cette même nation, qui nous a laissé un livre d'anecdotes assez curieux. « Rien, dit-il , n'a fait « plus de tort à l'Eglise d'Angleterre que l'avarice et « l'ambition de nos évêques. Chaudler, Willis, Potter, « Gibson , Sherlock , sont morts honteusement riches: « quelques-uns ont laissé plus décent mille guinées..... a lis pouvaient être de fort grands théologiens , mais le « titre de bons chrétiens ne leur appartenait nullement. « L'or qu'ils accumulèrent pour enrichir leurs familles,
« était du à Dieu, à l'Eglise et aux pauvres Ce ne
« fut pas un petit malheur pour la cause du ehristia- « nisme en Angleterre, que la permission du mariage « accordée à notre clergé, lorsque la réforme nous dé- « tacha du Papisme ; car il en est arrivé ce qui devait « nécessairement arriver, et ce qu'on aurait dû prévoir. « Depuis celte époque nos ecclésiastiques ne se sont plus « occupés que de leurs femmes et de leurs enfants. Les « membres du haut clergé y pourvoyaient aisément avec « leurs grands revenus ; mais les ecclésiastiques du so- « cond ordre, ne pouvant établir leurs enfants avec de « minces rétributions, jetèrent bientôt sur tous les points « du royaume des familles de mendiants. Pour moi ,
(1) Un membre de la chambre des communes observa cependant qu'il y avait quelque chose d'étrange dans celle espèce de déchaînement général contre l'ordre ecclésiastique. Si je ne me trompe, ce membre était M. 'Uéphens ; mais comme je ne pris pas de note écrite sur ce point , je n'affirme rien, excepté que ia remarque f.it Lite.
« je n'examine point si la continence est une vertu né- « cessaire à celui qui sert à l'autel (au moins elle lui « vaudrait beaucoup plus de faveur et de dignité); mai-! « ce que je ne puis m'empêcher d'observer , c'est que « notre gouvernement ne fait nulle différence entre l'é- « pouse d'un évoque et sa concubine1. La première n'a « ni place, ni préséance dans le monde ; elle ne partage « d'aucune manière le rang et la dignité de son époux ; « tandis qu'un simple chevalier dont la dignité est à « vie comme celle de l'évoque , donne cependant à sa « femme un rang et un titre2. En ma qualité de simple « membre de la république des letlres , j'ai souvent « désiré le rétablissement des canons qui défendaient le « mariage aux prêtres. C'est au célibat des évéques que « nous devons presque toutes ces magnifiques fondations « qui honorent nos deux universités ; mais depuis l'é- « poque de la réformation , ces deux grands sièges de la « science comptent peu de bienfaiteurs dans l'ordre « épiscopal. Si les riches dons de Laud et de Sheldon « ont droit à notre reconnaissance éternelle, il faut aussi
'1).... Our Gcvernement makes no différence betu-een a Bishnp's vife and his concubine. — Expression au moins inexacte. On dirait qu'il y a en Angleterre des concubines , comme il y a des femmes dVtêques ; que ies deux états sonl connus et marchent ensemble, etc. Si l'auteur a voulu faire une plaisanterie , elle est d'assez mauvais goût.
(2) Ainsi , en Angleterre , la femme de l'archevêque de Canlorbéry qui est légalement , si je ne me trompe , le premier homme du royaume , s'appelle Mistriss , cl n'a point de rang dans 1 état. Elle doit céder le pas à la femme d'un citizen que le roi honora la veille d'un coup de plat d'épée ; et celle-ci s'appelle Laly. J'ignorais ce droit public ; s'il existe réellement, et si je i'ai bim compris , il est très-remarquable et prouve à quel point l'esprit delà législature est contraire au clergé. II l'exclut de la ieprésentation nationale, et semble prendre plaisir à l'humilier dans le monde.
« nous rappeler que ces prélals furent célibataires. De- « puis le commeneemeut de ce siècle , je ne sais pas « voir parmi nos très-révérends' un seul patron dislin- « gué de la science ou des savants ; mais personne ne sau- « rail en être étonné, en songeant par quel esprit sont « animés tous ces prélats de fabrique royale2 : ce n'est * pas sûrement par l'Esprit-Saint, quoique dans leur a consécration ils se rendent à eux-mêmes le témoignage « qu'ils sont appelés à l'épiscopat par le Saint-Esprit. »
Où trouver plus d'aigreur et plus de mépris? Ce qui est particulièrement remarquable, c'est que le vigoureux critique, qui avait cependant respiré toute sa vie une atmosphère prolestante, ne s'en prend néanmoins qu'an mariage des ecclésiastiques de l'avilissement de l'ordre eniier et de tous les maux qui en résultent3.
11 faut dire aussi qu'il j a , dans le caractère même de cette milice évangélique , quelque chose qui défend la confiance et qui appelle la défaveur. II n'y a point d'autorité, il n'y a point de règle, ni par conséquent de croyance commune dans leurs Eglises. Eux-mêmo avouent , avec une candeur parfaite , « que l'ecclésias-
(1) Right-Reverends : titre légal de9 évêques en Angleterre. La banc qu'ils occupentau parlement se nomme le révérend banc. (The réfèrent! bench. )
(2) Je rends comme je puis l'expression anglaise : Thèse congé d'élire Bishopst dont la finesse tient à des chosesau'il serait inutile d'expliquer ici.
Voyez le livre anglais intitule* : Political and lilterary anecdotes of dis own tiraes, by doct. William King , etc. 2e. é*dit. London , in-8. 1819. On trouvera de longs extrait» de cet ouvrage dansl* Revue d'Edimbourg , juillet 1819, o. LXIII.
(3) [Pour l'élude de cette grave question , les Lettres de Cobbeit sur la réforme, et l'ouvrage de M. Gustave de Beau mon I sur l'Irlande , peuvent être consultés avec grand avantage.]
« tique protestant tfcst obligé de souscrire une confos* ■ sion de foi quelconque, que pour le repos et lu « tranquillité publiques, sans autre but que celui de « maintenir , entre les membres d'une même commu- « nion , l'union extérieure ; mais que du reste , aucune « de ces confessions ne saurait être regardée comme une « règle de foi proprement dite. Les protestants n'eu « connaissent pas d'autre que l'Ecriture sainte '. »
Lors donc qu'un de ces prédicateurs prend la parole , quels moyens a-t-il de prouver qu'il croit ce qu'il dit? et quels moyens a-t-il encore de savoir qu'en bas on ne se moque pas de lui? Il me semble entendre chacun de ses auditeurs lui dire, avec un sourire sceptique : En vérité,