XIV INTRODUCTION DU TRADUCTEUR
ment Saint Alphonse, c'est « la liberté de conscience, les plaù-^irs sensuels, la convoitise des richesses, et 1 orgueil. ^ »
Au point de vue des questions qui concernent le Saint-Siège, on peut rattacher aux dissidents le Gallicanisme et le Jansénisme, qui, eux aussi, se sont écartés des vraies doctrines professées, avec Saint Alphonse, par les princes de la théo'ogie, ou plutôt, comme il le dit lui-même, par l'Eglise universelle. Sans doute, aujourd'hui ces deux écoles sont au moins agonisantes, et le prochain Concile œcuménique n'aura guère qu'à constater leur décès et à achever de fermer leur tombe; cependant, ici encore, les thèses soutenues par le saint évoque trouveront leur à-propos, ne fût-ce que pour éclairer le passé, venger les saines doctrines, en montrer l'ancienneté, la perpétuité, et la chaîne non interrompue, extirper enfin les derniers rejetons de ces deux arbres implantés contre nature dans le champ du Seigneur.*
Nous pouvons donc dire avec ce génie qui, de son regard d'aigle, sut si bien pénétrer le vrai caractère des hommes et des choses du XIX« siècle : " Le protestantisme, le philosophisrae et mille autres sectes plus ou moins perverses et extravagantes ajant prodigieusement diminué les vérités parmi les hommes {Diminutœ siod veritates a filiis hominum^), le genre humain. . . s'agite, il est en travail, il a honte de lui-même, il cherche, avec je ne sais quel mouvement convulsif, à remonter contre le torrent des erreurs, après s'y être abandonné avec l'aveuglement systématique de l'orgueil. A cette époque mémorable, il m'a paru utile d'exposer, dans toute sa plénitude, une théorie vaste et importante, et à la débarrasser de tous les nuages dont on
(1) II" Traité, page 196. (2) P.v. //. ^.
(*)Le Gallicanisme est pris plus dirctement à partie dans ce volume que le Jansénisme ; ailleurs [Œuvres dogmatiques de S. Alphonse, t. 4. append. n. x:x.;, nous avons fait ressortir la mission spéciale de Saint Alphonse appelé à combattre la Jansénisme avec toutes les armes dont la Providence l'avait pourvu.