‹ Du pape et du concileChapitre 11 sur 135 · INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XV

s'obsiine à l'envelopper depuis si longtemps.* « Il nous semble que les circonstances actuelles nous mettent bien en droit de nous emparer de ces dernières paroles et de les placer dans la bouche de notre Saint Evêque : elles conviennent, à plus d'un titre, à son caractère et à son œuvre.

En résumé, l'ignorance, l'indifférence, le préjugé, l'erreur, l'impiété, rendent aujourd'hui opportunes le travail que nous présentons au public ; et nous regrettons que l'espace restreint dans lequel nous devons nous renfermer, ne nous permette pas d'entrer dans les développements que comporte cette intéressante étude.

Au reste, les questions qui concernent le Pape, sont toujours vitales, toujours actuelles, toujours fondamentales, parce qu'elles -ont une importance intrinsèque à tous les âges du monde. En effet, l'infaillibilité du Pape, par exemple, n'est pas tant la prérogative d'un homme que celle de l'Eglise, et à l'instar de la fameuse parole d'un potentat : « L'Etat, c'est moi, » on peut dire dans une certaine proportion que « l'Eglise, c'est le Pape, » qui en est tout à la fois la tête et le fondement. Saint François de Sales l'a dit dans ces courtes mais expressives paroles : « Le Pape et t Eglise, cest tout un. ' » Et c'est là une vérité manifeste, attendu que sans le Pape, il n'y a point de corps épiscopal ou d'Eglise enseignante, non plus qu'il n'y a de collège apostolique sans Pierre. Aussi le saint évêque de Genève s'est-il adressé en ces termes au Souverain Pontife : « Vous êtes le CŒUR et le SOLEIL de tout Vétat ecclésiastique -j"^ •» voilà, certes, deux mots bien significatifs. — Bien plus, on peut même dire que " l'Etat, c'est le Pape; »» car, selon la remarque des éditeurs de

(1) De Maistre, Du Pape, Disc, prélimin. § 2.

(2) Lettres spirit. liv. 7. lettr. 57.

(3) Ibid., liv. 1. Jettr. 6. au pape Paul V.

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