‹ Du Pape et du Concile ou Doctrine complète de s. Alphonse de Liguori sur ce double sujetChapitre 11 sur 138 · XII INTRODUCTION DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION DU TRADUCTEUR

D'autres, enfin, poursuivent de leurs attaques haineuses et systématiques les vérités capitales qui ont rapport à l'autorité et à l'infaillibilité doctrinale du Pontife suprême; vérités qui sont si intimement unies à la sainte cause et aux plus graves intérêts de l'Eglise catholique, et qui sont encore ravivées de nos jours par des discussions résultant des principes nouveaux qu'on cherche à faire prévaloir. Ils savent trés-bien, ces audacieux antagonistes, que si, par impossible (la parole de Dieu est là pour l'empêcher), ils réussissaient à renverser ou seulement à ébranler notablement l'autorité pontificale, ils saperaient par là même la base de l'Eglise Catholique. On peut appliquer à notre époque ces véridiques paroles du comte de Muistre, que nous citons textuellement en substituant simplement le présent ou passé : « La rage antireligieuse contre toutes les vérités et toutes les iustitutions chrétiennes s'est tournée surtout contre le Saint- Siége. Les conjurés savent assez, et le savent malheureusement bien mieux que la foule des hommes bien intentionnés, que Ze christianisme repose entièrement sur le Souverain Pontife. C'est donc de ce côté qu'ils tournent tous leurs efforts. S'ils proposaient aux cabinets catholiques des mesures directement antichrétiennes, la crainte ou la pudeur, au défaut de motifs plus nobles, suffirait pour les repousser ; ils tendent donc à tous les princes le piége le plus subtil.

+ Hélas! ils ont des rois égaré les plus sages!

»Ils leur présentent le Saint-Siége comme l'ennemi naturel de tous les trònes; ils l'environnent de calomnies, de défiances de toute espèce ; ils tàchent de le brouiller avec la raison d'Etat: ils n'oublient rien pour attacher l'idée de la dignité à celle de l'indépendance. A force d'usurpations, de violences, de chicanes, d'empiétements de tous les genres, ils rendent la politique romaine

ombrageuse et lente, et ils l'accusent ensuite des défauts qu'elle

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