‹ Du PapeChapitre 34 sur 192 · C. Théod., Ut. XIV, Ut. viii, n · texte numérisé non relu

C. Théod., Ut. XIV, Ut. viii, n

volonté se serait assurément manifesté d'une manière aussi solennelle que le premier. Aussi les quinse premiers évéques de l’Église nazaréenne de Jérusalem continuaient-ils à allier la foi chrétienne avec les cérémonies judaïques, comme nous l’apprennent les historiens, et les choses n’en allaient pas plus mal assurément.

Quelques années après l’événement en question, c'està-dire en 325, la doctrine des ariens ayant ôté condamnée par le concile de Nicée, Constantin ne se contenta pas d’approuver la condamnation ; il publia aussitôt plusieurs édits par lesquels l’auteur était noté d’infamie, et condamné à l'exil avec les évéques attachés à son opinion ; ordonnant de brûler leurs écrits, et menaçant de la peine de mort ceux qui ne les auraient pas livrés et dénoncés...

C’est vers ce temps-là que se prononça un parti extrêmement violent, s’intitulant, pour la première fois, catholique. C’est ce parti qui soufflait les actes de brutale intolérance, et sapait, autour de lui, par le glaive et les lois de l'Empire, tout ce qui n’entrait pas dans ses idées exaltées. Ce parti, peu disposé à s’en rapporter au calme des discussions, et fort de la puis.sance du trône qu’il dominait, ne déviait point de la voie du despotisme. Aussi, après les édits qui frappaient et anéantissaient la liberté chez les païens et les juifs, il lui en fallut d'autres contre les sectes, dans le sens même de la chrétienté. Les marcionites, les Valentiniens, les novaliens, les photiniens et autres, dont les appréciations formaient autant de variétés libres dans l’unité de foi chrétienne, reçurent l’ordre formel de cesser leurs réunions et leurs discussions. Leurs temples furent fermés d'abord, et donnés ensuite aux catholiques. On alla

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