DOCTRINE DES APOTRES
Tout ce que nous savons des Apôtres prouve qu’ils s’étaient inspirés, avec une foi profonde, de l’esprit évangélique, et que leurs enseignements n’en furent que des explications appuyées par des exemples de vertu.
Dès le premier appel que Jésus fait au désintéressement de ses disciples, Pierre, prenant la parole, répond : « Pour nous. Seigneur, vous voyez que nous « avons tout quitté et que nous vous avons suivi', »
‘ Saint Luc, ch. xviii, v. 28.
Le saint Apôtre reste fidèle au précepte de son divin maître. Arrêtant un jour ses regards sur un pauvre paralytique : « Je n’ai ni or ni argent, lui dit-il; mais ce « que j’ai, je vous le donne : levez-vous et marchez' ! » Un certain Simon lui ayant offert une somme pour qu’il lui imposât les mains : « Périsse ton argent, lui répond « l’Apôtre ; les dons de Dieu ne peuvent s’acquérir à « prix d’argent ! »
Et ailleurs, comme s’il avait voulu porter une sentence anticipée sur ceux qui se disent ses successeurs : ■> Recherchez uniquement, dit saint Pierre, cet héri- <t tage, qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, dans « le ciel... Sachez que vous n’avez point été rachetés « par des choses corruptibles et périssables, comme « l’or et les biens du monde, mais par le sang précieux <■ de Jésus-Christ... Il y aura parmi vous de faux doc- « teurs , qui vous séduiront par des paroles artifi- « cieuses, et trafiqueront des âmes pour satisfaire leur X cupidité. Mais leur condamnation, qui est résolue, X s’avance à grands pas, et la main qui doit les perdre X n’est point endormie*. »
Saint Pierre, à l’exemple de Jésus-Christ, fait la part des simples devoirs du sacerdoce envers les fidèles : « Je vous prie, écrit-il à ses coopérateurs d’Asie, vous « qui êtes prêtres, étant prêtre comme vous, et, de X plus, témoin des souffrances de Jésus-Christ, paissez « le troupeau de Dieu, dont vous êtes chargé, veillant X sur sa conduite, non par nécessité, mais par une af- « fection toute volontaire, qui soit selon Dieu ; non par
' Actes des Apôtres, ch. viii, v. 18.
■' Saint l’iorre , Ép. I, ch. i, v. i, 18 et 20 — Ep. Il, ch. ii, V. 3.