‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 130 sur 295 · LIVRE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VII

On accuse ce Pape d’avoir envoyé trop de légats ; mais c’est uniquement parce qu’il ne pouvait se fier aux conciles provinciaux ; et Fleury, qui n’est pas suspect et qui préférait ces conciles aux légats convient néanmoins que si les prélats allemands redoutaient si fort l’arrivée des légats, c’est qu’ils se seutuient coupables de simonie, et qu’ils voyaient arriver leurs juges \

En un mot, c’en était fait de l’Église, humainement parlant ; elle n’avait plus de forme, plus de police, et bientôt plus de nom, sans l’intervention extraordinaire des Papes, qui se substituèrent à des autorités égarées ou corrompues, et gouvernèrent d’une manière plus immédiate pour rétablir l’ordre.

C’en était fait aussi de la monarchie européenne, si des souverains détestables n’avaient pas trouvé sur leur route un obstacle terrible ; et, pour ne parler dans ce moment que de Grégoire VU, je ne doute pas que tout homme équitable ne souscrive au jugement parfaitement désintéressé qu’en a porté l’historien des révolutions d’Allemagne : « La simple exposition des. faits, dit-il, « démontre que la conduite de ce Pontife fut celle que « tout homme d’un caractère ferme et éclairé aurait te- « nue dans les mêmes circonstances s, » On aura beau lutter contre la vérité, il faudra enfin que tous les bons esprits en reviennent h cette décision,

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