I. IV» Disc., n" n
î. Bill, eccl., LXII, n* II.
3. Kivoluziune délia üerniania, di Carlo Hcouia, Pu-euze , l’ialti, m-S, t. II, cap. T, p. 49.
« Après les trois Othons, le combat de la domination « allemande et de la liberté italique resta longtemps « dans les mêmes termes Il me paraît sensible que le « vrai fond de la querelle était que les Papes et les « Romains ne voulaient point d’empereurs à Rome % » c’est-à-dire qu’ils ne voulaient point de maîtres chez eux.
Voilà la vérité. La postérité de Charlemagne était éteinte. L’Italie ni les Papes en particulier ne devaient rien aux princes qui la remplacèrent en Allemagne. « Ces princes tranchaient tout par le glaive1 2 3 4 5 6. Les Ita- « liens avaient, certes, un droit plus naturel à la liberté « qu’un Allemand n’avait d’être leur maître*. Les Ita- « liens'Vobéissaient jamais que malgré eux au sang « germanique, et cette liberté, dont les villes d’Italie « étaient alors idolâtres, respectait peu la possession « des Césars allemands*. » Dans ces temps malheureux, « la papauté était à l’encan ainsi que presque tous les « évêchés ; si cette autorité des empereurs avait duré, « les Papes n’eussent été que leurs chapelains, et l’Italie « eût été esclave *.
« L’imprudence du Pape Jean XII d’avoir appelé les « Allemands à Rome fut la source de toutes les cala- « mités dont Rome et l'Italie furent affligées pendant « tant de siècles7. » L’aveugle Pontife ne vit pas quel genre de prétentions il allait déchaîner, et la force incalculable d’un nom porté par un grand homme. « Il ne « paraît pas que l’Allemagne , sous Henri l’Oiseleur , « prétendît être l’Empire; il n’en fut pas ainsi sous « Othon le Grand ’. » Ce prince, qui sentait ses forces,
1. Voltaire, Essai sur l’Hisl. gén., t. I, ch. xxxyii, p. 526 .