‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 168 sur 295 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

> Continuation du même sujet. Réflexions sur ces guerres.

On déplairait certainement aux Papes si l’on soutenait que jamais ils n’ont eu le moindre tort. On ne leur doit que la vérité, et ils n’ont besoin que de la vérité. Mais si quelquefois il leur est arrivé de passer à l’égard des empereurs les bornes d’une modération parfaite, l’équité exige aussi qu’on tienne compte des torts et des violences sans exemple qu’on se permit à leur égard. J’ai beaucoup entendu demander dans ma vie de quel droit les Papes déposaient les empereurs. Il est aisé de répondre : Du droit sur lequel repose toute autorité légitime. possession d’un côté, assentiment de l’autre. Mais en supposant que la réponse se trouvât plus difficile, il serait permis au moins de rétorquer et de demander de quel droit les cmpcreui's se permettaient <f emprisonner, d’exiler , d’outrager, de maltraiter , de déjmer enfin les Souverains Pontifes.

Je ferai observer de plus que les Papes qui ont régné dans ces temps difficiles, les Grégoire, les Adrien, les

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