LIVRE II, CHAPITRE XIII
aura de guerres, puisqu’elle est la seule dont l’intérét visible ne demande que la paix.
Quant aux guerres justes, saintes môme et nécessaires, telles que les croisades, si les Papes les ont provoquées et soutenues de tout leur pouvoir, ils ont bien fait, et nous leur en devons d’immortelles actions de grâce. — Mais je n’écris pas sur les croisades.
Et si les Souverains Pontifes avaient toujours agi comme médiateurs, croit-on qu’ils auraient eu au moins l’extrême bouheur d’obtenir l’approbation de notre siècle? Nullement. Le Pape lui déplaît de toutes les manières et sous tous les rapports , et nous pouvons encore entendre le même juge se plaindre de ce que les envoyés du Pape étaient appelés à ces grands traités où l’on décidait du sort des nations, et se féliciter de ce que cet abus n’aurait plus lieu.