‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 211 sur 295 · LIVRE III, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE III

chies chrétiennes depuis que le christianisme r'egne sur la terre 1 Il, .

Et cependant, au milieu de cette profonde et univer-. selle corruption, on voit surnager une vérité non moins universelle et tout à fait inexplicable avec un tel système de mœurs.

A Rome, et sous les empereurs, de grands personnages, Pollion et Agrippa, se disputent l’honneur de fournir une vestale à l’État. La fille de Pollion est préférée, uniquement parce que sa mère n'avait jamais apjxir tenu qu’au même époux , au lieu qu Agrippa avait altéré sa maison par un divorce

A-t-on jamais entendu rien d’aussi extraordinaire? Où donc et comment les Romains de ce siècle avaientils rencontré l’idée de l’intégrité du mariage, et celle de l’alliance naturelle de la chasteté et de l’autel? Où avaient-ils pris qu’une vierge, fille d’un homme divorcé, quoique née en légitime mariage et personnellement irréprochable, était cependant altérée pour l’autel? Il faut que ces idées tiennent à un principe naturel à l’homme, aussi ancien que l’homme, et pour ainsi dire partie de l’homme.

Dignité du sacerdoce.

Ainsi donc, l’univers entier n’a cessé de rendre témoignage à ces grandes vérités : 1° mérite éminent de la chasteté ; 2° alliance naturelle de la continence avec toutes les fonctions religieuses, mais surtout avec les fonctions sacerdotales.

Le christianisme, en imposant aux prêtres la loi du célibat, n’a donc fait que s’emparer d’une idée naturelle ;

Page 1