‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 212 sur 295 · I. Catéch. philos , l. III, ch. vi, § I · texte numérisé non relu

I. Catéch. philos , l. III, ch. vi, § I

î. Prœlata est Pollionis jilia , nos o* n-ieo quant quod mater e jus in eodem

tsonjugio manebat. Nam Agrippa dissidio domum (Xacil., Ann.,

Il, 86 J

if

il l’a dégagée de toute erreur, il lui a donné une sanction divine, et l’a convertie en loi de haute discipline. Mais contre cette loi divine la nature humaine était trop forte, et ne pouvait être vaincue que par la toute-puissance inflexible des Souverains Pontifes. Dans les siècles barbares surtout, il ne fallait pas moins que la main de saint Grégoire VII pour sauver le sacerdoce. Sans cet homme extraordinaire, tout était perdu humainement. On se plaint de l’immense pouvoir qu’il exerça de son temps ; autant vaudrait-il se plaindre de Dieu, qui lui donna la force sans laquelle il ne pouvait agir. Le puissant Démiurge obtint tout ce qu’il était possible d’une matière rebelle, et ses successeurs ont tenu la main au grand œuvre avec une telle persévérance, qu’ils ont enfin assis le sacerdoce sur des bases inébanlables.

Je suis fort éloigné de rien exagérer et de vouloir présenter la loi du célibat comme un dogme proprement dit; mais je dis qu’elle appartient à la plus haute discipline, qu’elle est d’une importance sans égale, et que nous ne saurions trop remercier le Souverain Pontife à qui nous en devons le maintien.

Le prêtre qui appartient à une femme et à des enfants n’appartient plus à son troupeau, ou ne lui appartient pas assez. Il manque constamment d’un pouvoir esseï*tiel, celui de faire l’aumône, quelquefois même sans trop penser à ses propres forces. En songeant à ses enfants, le prêtre marié n’ose pas se livrer aux mouvements de son cœur; sa bourse se resserre devant l’indigence, qui n’attend jamais de lui que de froides exhortations. De plus, la dignité de prêtre serait mortellement blessée par certains ridicules. La femme d’un magistrat supérieur qui oublierait ses devoirs d’une manière visible ferait plus de tort à son mari que celle de tout autre homme. Pourquoi? parce que les hautes magistratures possèdent une sorte de dignité sainte et vénérable qui les fait ressembler à un sacerdoce. Qu’en sera-t-il dpnc du sacerdoce réel?

uigi'izeü by Cooglc

Page 1