‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 235 sur 295 · LES CRIEES DES BOUEES MULTIPLIENT LES PRINCES · texte numérisé non relu

LES CRIEES DES BOUEES MULTIPLIENT LES PRINCES

LA SAGESSE ET I.’lNTELUGENCE DE LEURS SUJETS ALLONGENT LES RÈGNES

II n’y a rien de si vrai, il n’y a rien de si profond, il n’y a rien de si terrible, et, par malheur, il n’y a rien de moins aperçu. La liaison de la religion et de la souveraineté ne doit jamais être perdue de vue. Je me rappelle avoir lu jadis le titre d’un sermon anglais intitulé : Les pêchés du gouvernement sont les pêchés du peuple z.

J’y souscris sans l’avoir lu; le titre seul vaut mieux que plusieurs livres.

En comparant les races souveraines d’Europe et d’Asie, le chevalier Jones observe que « la nature des mal- « heureux gouvernements asiatiques explique la dilfé- « rence qui les distingue des nôtres, sous le rapport de « la durée des races’. » Sans doute; mais il faut ajouter que c’est la religion qui différencie les gouvernements.

grand sujet ne seront point embarrassés de reconnaître dans ce genre les caractères du p lus ou du mains, ou du néant. Si l'on ne sait rion de l'origine d’une souveraineté; si elle a commencé pour ainsi dire d’elle-mèmc, sans violence d'un cftté, comme sans acceptation ni délibération de l’autre; si, de plus, le roi est européen et catholique, il est, comme dit Uomère, Iris-roi (Baoûiira-roî). Plus il s’éloigne de ce modèle, et moins il est roi. Il faut particulièrement très-peu compter sur les races produites au milieu des tempêtes, élevées par la force ou par ia politique, et qui sc montrent surtout euviruunées, flanquées, défendues, consacrées par de belles lois fondamentales, écrites sur de beau papier vélin, et qui ont prévu tous les cas» — C.es races ne peuvent durer. — il y aurait bien d’autres choses à dire, si l’on voulait ou si l'ou pouvait dire.

1. Proptcr peccata terne mttUi principes ejus; et propter hominis sapientiam, et horuin scientiam quai dicuntur, cita ducts longior erü. (Prov., XXVIII, 2.) ' .

î. Sins of government, sins of the nations. A discourse inlemted for the laie fasl. (London, Chronicle, 1793, n° 5747.) 11 me parait que ce titre et ce sujet n’ont pu être trouvés que par uu esprit sage et lumiueux.

3. Sir William Jone s Works, t. V, p. 533. (Daus La préface de ta Description de l'Asie.)

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