‹ Du Pape (volume 2)Chapitre 44 sur 295 · Livre i, CHAPitRE ix · texte numérisé non relu

Livre i, CHAPitRE ix

(r Profitez donc, Saint-Père, profitez du moment et des « dispositions favorables. Le pouvoir temporel vouséchappe, « reprenez le spirituel ; et , faisant sur le dogme les sait orifices que les circonstances exigent , unissez-vous aux o sages dont la plume et la voix maîtrisent les nations; « rendez à l’Europe incrédule une religion simple ', mais « uniforme, et surtout une morale épurée, et vous serez « proclamé le digne successeur des apôtres 2. »

Passons sur res vieux restes de préjugés, qui se laissent si difficilement arracher des télés les plus saines où ils se sont une fois enracinés. Passons sur ce pouvoir temporel qui échappe au Souverain Pontife , comme si jamais il n’avait dû se rétablir; passons sur ce conseil de reprendre le pouvoir spirituel, comme si jamais il avait été suspendu, et sur le conseil bien plus extraordinaire de faire sur le dogme les sacrifices que les circonstances exigent , c’est-à-dire, en d’autres termes parfaitement synonymes, de nous faire protestants, afin qu'il n'y en ait plus... Du reste, quelle sagesse! quelle logique! quels aveux sincères et précieux ! quel effort admirable sur les préjugés nationaux! En lisant ce morceau, on se rappelle la maxime :

D'un ennemi t on peut aecepler les leçons :

Si pourtant il est permis d’appeler ennemi celui qu’une conscience éclairée a si fort rapproché de nous.

doivent, en effet, suivaut toutes tes apparences, revenir les premiers i l’imité; mais combien il se trompe au sujet des Grecs, qui sont bien plus éloignes de la vérité que les Anglais ! Bepuis ua siècle, d’ailleurs, il n’y a plus de patriarche à Moscou. F.utin, l’archevêque ou métropolite qui occupait le siège de Moscou en 1797 était bien, sans contredit, parmi tous les évêques qui out porté la mitre rebelle, le moins disposé à la reporter dans le cercle de l'uuité.

(. Combien j’aurais désiré que l'estimable auteur nous eût dit, dans une note. Ce qu’il entend par une religion simfls ! Si c’était par hasard une religion corrigée et diminuée, le Pape donnerait peu daus cette idée.

J. De la Nécessité d'un culte public. Lyon, 1797, in-8. (Conclusion.)

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