Luc. XVIII
3. Bourdaloue, Serm. sur la Pentecôte, Impartie, sur le texte i fiepleli sunl amnes Spiritu Sanvto. (ïyst., t, i.J
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avec le plus de chaleur, et qui me paraissent suscepti-blés de quelques nouveaux éclaircissements; le reste ne vaut pas l’honneur d'être cité.
Les docteurs italiens ont observé que Bossuet qui, dans sa Défense de la déclaration avait d’abord argumenté, comme tous les autres, de la chute du pape Libère, pour établir la principale des quatre propositions, a retranché lui-même tout le chapitre qui y est relatif, comme on peut le voir dans l’édition de 1745. Je ne suis point à même de vérifier la chose dans ce moment, mais je n’ai pas la moindre raison de me défier de mes auteurs; et la nouvelle histoire de Bossuet ne laisse d’ailleurs aucun doute sur le repentir de ce grand homme.
On y lit que Bossuet, dans l’intimité de la conversation, disait un jour l’abbé Ledieu : J'ai rayé de mon traité de la puissance ecclésiastique tout ce qui regarde le pape Libère, comme ne prouvant pas bien ce que je voulais établir EN CE LIEU \
C’était un grand malheur pour Bossuet d’avoir à se rétracter sur un tel point : mais il voyait que l’argument tiré de Libère était insoutenable.
Il l’est au point que les centuriateurs de Magdebourg n’ont pas osé condamner ce Pape, et que même ils l’ont absous.
« Libère, dit saint Athanase, cité mot pour mot par « les centuriateurs, vaincu par les souffrances d’un exil « de deux ans et par la menace du supplice, a souscrit « enfinàlacondamnationqu’on lui demandait; maisc’est « la violence qui a tout fait, et l’aversion de Libère pour « l’hérésie n’est pas plus douteuse que son opinion en « faveur d’Athanase; c’est le sentiment qu’il aurait ma- « nifesté s’il eût été libre®. » Saint Athanase termine
(. Liv. IX, chap. xixiv.